Spiritualité

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1. « La Création est nécessairement l’œuvre d’un Créateur, car ce qui est ne peut provenir ou résulter d’un non-être. Et puisque l’univers, la nature et l’homme sont régis par des lois qui font l’admiration des scientifiques eux-mêmes, il en résulte que ce Créateur est prodigieusement intelligent. Dès lors, pourquoi ne pas L’appeler “Dieu” et Le considérer comme l’Intelligence universelle et absolue qui a créé tout ce qui existe. En fait, le hasard, promulgué avec vigueur par certains savants, ne peut expliquer l’apparition et l’évolution de la vie sur Terre. Convaincus de cela, il y a même des scientifiques de renommée mondiale qui en sont venus à poser l’existence de Dieu comme hypothèse de recherche, voire même comme postulat. Il s’agit là d’une attitude positive, car elle laisse entrevoir une rupture avec le matérialisme qui malheureusement prévaut encore dans la science. »

2. « D’un point de vue rosicrucien, Dieu est l’Intelligence universelle qui a pensé, manifesté et animé toute la Création. En tant que telle, Il est une Énergie omnisciente, omniprésente et omnipotente, c’est-à-dire absolue. On ne doit donc pas Le considérer comme un Surhomme siégeant sur un trône situé dans un endroit quelconque du ciel. Par ailleurs, Il n’éprouve pas les sentiments que l’on attribue aux hommes, que ces sentiments soient d’ailleurs positifs ou négatifs. Cela signifie qu’Il n’est pas tour à tour bon ou méchant, généreux ou égoïste, paisible ou vindicatif, indulgent ou sévère…, selon Son “humeur” du moment. En résumé, Dieu n’est pas un Être anthropomorphique qui veille sur Ses créatures comme un père sur ses enfants, décidant constamment de leur sort, y compris du moment de leur mort. »

3. « Que ce soit d’un point de vue scientifique ou mystique, Dieu est inintelligible et indéfinissable. C’est pourquoi les Rosicruciens ne prétendent pas Le connaître ou savoir ce qu’Il est. Dans l’absolu, il existe autant de manière de Le concevoir que d’individus qui croient en Son existence. En cela, toute religion ou toute philosophie qui affirme détenir la vérité quant à la nature même de Dieu est dans l’erreur et donne la preuve de sa faiblesse, voire même de son intolérance. Cela dit, il est possible d’étudier les lois par lesquelles Dieu se manifeste dans l’univers, la nature et l’homme lui-même, ce à quoi les Rosicruciens se consacrent à travers leur enseignement. En fait, c’est dans cette étude que réside en grande partie le bonheur auquel nous aspirons. »

4. « Qu’elles soient naturelles, universelles ou spirituelles, les lois divines sont immuables, en ce sens que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, et ce, aussi bien dans le monde physique que métaphysique. Comme en témoignent les merveilles que l’univers et la nature révèlent à nos yeux, elles sont également parfaites. Par ailleurs, lorsque l’on considère ce que l’homme a accompli de plus beau et de plus utile dans les sciences, les arts, la littérature, l’architecture, etc., et lorsque l’on songe aux sentiments les plus nobles qu’il est capable d’éprouver et d’exprimer pour son propre bien et celui d’autrui (amour, amitié, compassion, émerveillement, etc.), on ne devrait pas douter qu’il possède en lui quelque chose de divin… »

5. « Le “big bang” auquel se réfèrent de nombreux scientifiques ne marque pas l’origine de l’univers. En supposant que cette gigantesque explosion cosmique ait vraiment eu lieu au “commencement des temps”, elle ne fut elle-même que l’effet initial d’une Cause transcendantale. Autrement dit, elle fut la manifestation primordiale d’un Plan préétabli dans la Pensée divine. Cela signifie que toutes les lois spirituelles, universelles et naturelles existaient virtuellement avant de s’appliquer dans leurs mondes et dans leurs domaines respectifs. »

6. « Le monde matériel et les créatures vivantes n’ont d’autre fonction que de contribuer à l’évolution de l’Âme universelle, laquelle imprègne toute la Création. Certes, une telle conception de l’Évolution cosmique est fondamentalement spiritualiste, car elle fait de l’univers une œuvre subordonnée à une Cause qui la transcende. Cependant, je suis convaincu que le jour viendra où les scientifiques admettront qu’il existe un Plan divin à l’origine de tout ce que la conscience humaine peut embrasser. Qu’ils en soient conscients ou non, c’est vers cette ultime Vérité que leurs recherches les conduiront, car c’est en elle que réside la clé de tous les mystères qu’ils étudient et la réponse à cette question fondamentale : “Pourquoi l’univers existe-t-il ?”. »

7. « L’Âme universelle pénètre tout ce qui existe sur notre planète. Elle est donc présente dans chaque règne de la nature et leur confère par conséquent une dimension spirituelle. Cela signifie que l’homme n’est pas le seul être vivant à posséder une âme. Les animaux en ont une également, collective ou individuelle, selon les spécimens. Pour s’en convaincre, il suffit de penser à la sensibilité qu’ils expriment à travers leur regard et à l’intelligence dont ils font preuve dans leur comportement, au point que certains d’entre eux nous font dire qu’“il ne leur manque que la parole”. À un degré moindre, les végétaux possèdent aussi une âme, cette âme étant en quelque sorte le principe vital qui les anime. Ainsi, toutes les créatures qui vivent sur la Terre sont imprégnées d’une essence divine et évoluent spirituellement selon des lois qui leur sont propres. »

8. « Tout être humain possède une âme qui provient de l’Âme universelle, laquelle est elle-même une émanation de Dieu. Cela signifie que l’homme est de nature divine et qu’il est virtuellement parfait. Mais il n’a pas conscience de cette perfection latente et ne l’exprime pas dans son comportement, ce qui explique pourquoi il est imparfait dans sa manière de penser, de parler et d’agir. S’il vit sur Terre, c’est précisément pour réaliser cette prise de conscience et la rendre manifeste dans son existence. Comment ? En apprenant à appliquer positivement son libre arbitre et à vivre en harmonie avec les lois naturelles, universelles et spirituelles. »

9. « L’âme ne se limite pas à animer notre corps physique. C’est elle aussi qui confère à l’homme le pouvoir d’évoluer spirituellement et de donner un sens à sa vie. S’il en est ainsi, c’est parce qu’elle est une émanation de l’Âme universelle, et par extension de Dieu Lui-même. En fait, elle est à l’origine de ce qu’il y a de plus noble et de plus pur dans la nature humaine. Ainsi, ce que l’on appelle couramment “qualités”, telles la patience, la tolérance, l’altruisme, l’intégrité, l’humilité, la bienveillance, etc., sont des facultés de l’âme. En vertu de ce principe, ce que l’on nomme “défauts” sont le propre de l’ego et résultent du fait que nous n’avons pas encore développé ces facultés. Le but de notre évolution spirituelle est précisément de les acquérir et de les exprimer dans notre comportement. Comment ? En vivant au contact de nos semblables et en essayant d’être une bonne compagnie pour eux, ce qui implique la volonté de faire le bien. »

10. « L’âme ne s’incarne qu’au moment où l’enfant sort du ventre de sa mère et inspire pour la première fois. En fait, c’est sous l’impulsion de cette première inspiration qu’elle pénètre en lui et prend possession de tout son être. En règle générale, l’expiration qui suit s’accompagne d’un cri que l’on assimile à la naissance elle-même. Si vous admettez ce point de vue, c’est donc au moment de sa naissance et non de sa conception que le nouveau-né reçoit son Moi spirituel et commence véritablement son incarnation. Cela suppose que tant qu’il est dans le sein maternel, il est dépourvu de conscience animique et ne possède aucune autonomie vitale. En vertu de ce principe, l’embryon comme le fœtus peut être assimilé à un organe ayant la particularité de se développer selon un processus admirable et dans un but on ne peut plus noble : devenir le réceptacle et le véhicule d’une âme. »

11 « A priori, il est difficile de comprendre pourquoi Dieu a accordé à l’homme le pouvoir de faire le mal et de nuire à ses semblables. En effet, s’Il en avait fait un être intégralement et définitivement parfait, la Terre aurait été de tout temps un véritable paradis, un lieu permanent de paix et de fraternité. Or, il n’en est pas et n’en a jamais été ainsi. Pourquoi ? Parce que la perfection est un état de conscience que l’humanité doit atteindre par elle-même, sous l’impulsion de ses propres aspirations et sous l’effet de ses choix individuels et collectifs. Et c’est précisément en étant libre de ses décisions qu’elle peut et doit évoluer vers cet état de conscience. Au regard du Plan divin, il fallait donc que l’homme incarné soit perfectible et participe activement à l’évolution de l’Âme universelle, telle qu’elle se manifeste sur notre planète. En vertu de cette nécessité ontologique, tout individu est susceptible de faire le mal aussi longtemps qu’il n’a pas compris qu’il est destiné à faire le bien. »

12. « Pour aider l’homme à réaliser sa perfection latente et à l’exprimer dans son comportement, Dieu a institué une loi spirituelle fondamentale : le karma. Contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori, cette loi, que l’on appelle également “loi de compensation”, est évolutive et en aucun cas punitive. Autrement dit, elle n’a pas pour but de sanctionner nos fautes ou de nous châtier pour nos erreurs, mais de nous permettre d’en prendre conscience et de ne plus les renouveler. Ainsi, chaque fois que nous faisons le mal, nous mettons en mouvement une réaction karmique, cette réaction se traduisant tôt ou tard par une épreuve équivalente sur le plan humain. Inversement, lorsque nous agissons bien, nous créons alors des formes-pensées positives qui nous reviennent sous l’aspect de bienfaits divers, lesquels contribuent à notre bien-être et nous encouragent à poursuivre sur la voie du bien. En cela, tous les fondateurs de religions et tous les sages ont enseigné d’une manière ou d’une autre que “chacun récolte ce qu’il sème”. »

13. « D’une manière générale, l’heure et les circonstances de la mort sont conditionnées essentiellement par notre génétique, par le soin que nous avons accordé à notre santé, par le karma que nous nous sommes créés, et par l’intérêt que nous avons prêté à la spiritualité, ce qui engage en grande partie notre libre arbitre. Pour des raisons évidentes, une personne qui viole constamment et excessivement les lois naturelles (alcool, tabac, etc.) réduit considérablement son espérance de vie. Quant à ceux qui meurent dans un accident, une catastrophe, un cataclysme ou une guerre, rien ne permet d’affirmer que Dieu l’avait décrété. Il convient donc de ne pas être fataliste dans ce domaine et de ne pas s’en remettre uniquement à la Volonté divine. Cela dit, l’heure et les circonstances de la mort peuvent effectivement être préétablies dans certains cas particuliers, notamment lorsque l’évolution spirituelle de l’individu concerné ou de son entourage le nécessite. En outre, lorsque l’on admet la loi de réincarnation, la notion de destin prend une dimension beaucoup plus grande, car on comprend alors que certains événements de notre existence présente ont leur origine dans nos vies passées. »

14. « D’un point de vue rosicrucien, la mort ne marque pas la fin définitive de ce que nous sommes en tant que personnalité, mais correspond à une transition de l’âme et à une renaissance spirituelle. Il est donc important de comprendre qu’elle n’existe pas dans l’absolu et qu’elle constitue l’une des deux phases de la vie, en l’occurrence sa phase invisible. Aussi, plutôt que de la craindre ou de la redouter, le mieux est de l’envisager avec philosophie et de la considérer comme une initiation à laquelle on peut et on doit se préparer durant son incarnation. En outre, elle ne nous éloigne que temporairement des êtres chers que nous avons aimés et avec lesquels nous avons partagé notre vie, car nous les retrouvons dans l’au-delà et, dans l’attente mutuelle de nous réincarner, connaissons ensemble une autre forme d’existence. C’est en ayant cette perspective à la pensée que nous devons nous employer à vivre ici-bas, le plus heureusement et le plus dignement possible. »

15. « Lorsque l’on admet que le but de l’homme est de prendre conscience de sa nature divine et d’en exprimer la perfection dans son comportement, il est raisonnable de penser que ce but ne peut être atteint en une seule vie. À titre d’analogie, aucun étudiant n’est capable d’acquérir la maîtrise d’une discipline quelconque en une seule année de cours. Une telle maîtrise est toujours l’aboutissement d’un apprentissage qui se poursuit de classe en classe, depuis l’école maternelle jusqu’à l’université. De même, tout être humain doit se réincarner de nombreuses fois avant d’assimiler toutes les leçons qui lui sont nécessaires pour atteindre la perfection et exprimer intégralement les vertus de son âme. Cela implique pour lui de mourir puis de renaître autant de fois que cela est nécessaire pour devenir parfait. En fait, tel est le principe de base de la réincarnation. »

16. « On ne doit pas confondre “réincarnation” et “métempsycose”. En effet, la métempsycose est la croyance selon laquelle l’âme d’un être humain peut se réincarner dans un règne inférieur, notamment pour expier les erreurs qu’il a commises ou le mal qu’il a fait à autrui. Ainsi, certaines personnes sont convaincues qu’un homme ou une femme peut renaître sous l’aspect d’un animal, voire même d’un végétal. Au regard des enseignements rosicruciens, une telle croyance n’a pas de fondement ontologique, car elle est en opposition avec la loi d’évolution et n’a aucune utilité. En effet, quel serait l’intérêt de revivre dans le corps d’un oiseau, d’une vache ou d’un éléphant, étant donné que nous serions alors dans l’incapacité, non seulement de prendre conscience du tort que nous avons pu faire à nos semblables lors d’une vie antérieure, mais également de le réparer. C’est donc dans le règne humain que nous nous réincarnerons tous, car lui seul peut nous procurer les conditions voulues pour poursuivre notre cheminement spirituel vers la perfection. »

17. « Certaines exégèses bibliques et coraniques enseignent que l’homme est un ange déchu, cette déchéance étant due au fait qu’il aurait désobéi à Dieu au “commencement des temps”, lorsqu’il vivait en Sa présence dans le monde spirituel. D’un point de vue rosicrucien, il est plutôt un ange en devenir. En ce sens, je ne pense pas que ce que l’on appelle traditionnellement la “Chute” soit le résultat d’un Châtiment divin. En fait, la Création était une nécessité cosmologique, car il fallait que toute âme humaine (Ève) s’incarne (chute) dans un corps humain (Adam), condition absolue pour qu’elle puisse prendre conscience de sa nature divine et évoluer vers la perfection. De ce point de vue, l’homme n’est pas sur Terre pour expier un “péché originel” et vivre dans le malheur, mais pour connaître le bonheur en vivant en harmonie avec les lois divines. »

18. « D’un point de vue rosicrucien, la foi est la conviction, non seulement que Dieu existe en tant qu’Intelligence universelle, mais également que l’homme peut connaître le bonheur en étudiant les lois par lesquelles Il se manifeste en lui et autour de lui. Ajoutons que cette conviction prend sa source dans notre âme elle-même, laquelle n’a pas le même niveau d’évolution d’un individu à l’autre. La foi est donc liée à l’intérêt que chacun accorde à la spiritualité, hors de tout dogmatisme. Cela étant dit, il y a des personnes qui ont étudié les grands classiques de la littérature religieuse tout en étant profondément athées, parfois même matérialistes. Cela signifie que la foi ne se limite pas à une donnée purement intellectuelle. Elle est un état de conscience qui intègre également l’attrait émotionnel que nous éprouvons à l’égard de Dieu, tel que nous pouvons Le concevoir. »

19. « Nombre d’épreuves sont une source de découragement, car certaines sont particulièrement pénibles et affligeantes, au point de nous donner l’impression d’être insurmontables. C’est alors que nous pouvons céder au pessimisme ou au fatalisme, ces deux attitudes n’étant en fait que l’expression de notre désarroi ou de notre résignation face à l’adversité. Pourtant, conformément aux lois qui régissent l’évolution spirituelle de l’homme, les épreuves auxquelles nous sommes confrontés au cours de notre existence sont généralement adaptées à notre potentiel d’intelligence et de courage. Dans l’absolu, elles ne dépassent jamais nos capacités d’action et de réaction, de sorte que nous avons les moyens voulus pour les surmonter. En outre, que nous en ayons conscience ou non, toutes, aussi pénibles soient-elles, constituent des expériences utiles à notre épanouissement intérieur et contribuent à éveiller les qualités de notre âme. »

20. « La connaissance, aussi prestigieuse soit-elle, ne suffit pas à rendre sage celui qui la possède. Pour qu’il en soit ainsi, elle doit s’accompagner d’une mise en pratique correspondante. Dans le cas contraire, elle se limite à un savoir théorique n’ayant aucun intérêt, que ce soit d’ailleurs sur le plan spirituel ou sur le plan matériel. Cela veut dire par conséquent que la sagesse est l’application de ce que l’on connaît en matière de philosophie, le mot “philosophie” signifiant précisément “amour de la sagesse” ou “science de la vie”, selon que l’on retient le sens premier ou second de ce terme. Être sage, c’est donc penser, parler et agir en conformité avec la Sagesse divine. En un mot, c’est exprimer dans notre comportement la perfection de notre Moi divin, et ce, dans tous les aspects de l’existence. Quiconque y parvient peut être considéré comme un Maître spirituel, un sage. »

21. « Le bonheur auquel tout être humain aspire réside davantage dans la connaissance des lois divines que dans la seule croyance en Dieu, d’où la nécessité de les étudier, de les appliquer et de les respecter. Selon le niveau auquel elles opèrent, ces lois sont dites naturelles (succession des saisons, alternance du jour et de la nuit, etc.), universelles (gravitation universelle, propagation de la lumière, etc.) ou spirituelle (karma, réincarnation, etc.). Dans tous les cas, elles sont impersonnelles et agissent strictement en fonction de ce qu’elles sont en essence. Dès lors qu’elles sont mises en mouvement, que ce soit sous l’impulsion de l’Intelligence cosmique ou par l’homme lui-même, elles produisent l’effet qui justifie leur raison d’être. À titre d’exemple, la loi karmique ne se préoccupe pas de savoir si l’homme la vit négativement ou positivement au moment même où elle s’applique dans son existence. Elle agit, tout simplement. Néanmoins, chacun de nous a le pouvoir d’en comprendre le fonctionnement et de faire en sorte qu’elle lui soit plutôt favorable que défavorable. Le même principe s’applique à toutes les lois divines, tout du moins à celles qui font intervenir notre libre arbitre. »

22. « Nombre de personnes pensent que quiconque croit en Dieu suit nécessairement une religion ou une voie religieuse. Or, on peut très bien être croyant sans pour autant adhérer à un credo religieux. Par ailleurs, l’expression “croire en Dieu” n’est pas suffisamment explicite pour savoir de quel Dieu il s’agit. C’est ainsi que de nombreux fidèles voient en Lui un Être anthropomorphique qui siège quelque part dans le ciel et qui Se comporte à l’égard des hommes comme un père envers ses enfants. Par extension, ils pensent que le meilleur moyen d’obtenir Ses faveurs, que ce soit en termes de protection, de pardon, de guérison, de grâce ou autre, est d’avoir foi en Lui et d’appliquer aussi scrupuleusement que possible Ses commandements, tels qu’ils sont définis dans la religion qu’ils suivent. Ce faisant, ils font acte de religiosité, ce qui est respectable en soi. Mais comme le montre la vie courante, cela ne suffit pas à les rendre plus heureux ni meilleurs dans leur comportement. Si tel est le cas, c’est parce que l’homme ne peut connaître la sérénité ni se parfaire en se limitant à croire en Dieu ou à Le vénérer.

Note : Les citations figurant dans cette rubrique sont extraites des écrits de Serge Toussaint et portent sur des points divers qu’il a traités à la lumière de ses réflexions personnelles et de l’enseignement rosicrucien. Libre à vous d’en faire un support de réflexion et de méditation.

 

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