A propos de la mondialisation

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La crise économique et sociale à laquelle la plupart des pays sont confrontés depuis plusieurs années a fait naître chez de nombreuses personnes une aversion pour la mondialisation, y compris parmi celles qui étaient plutôt favorables à ce processus. Cette aversion est due essentiellement au fait qu’elles la rendent responsable de cette crise et des drames sociaux qu’elle génère au quotidien, notamment à travers le chômage, qui touche de plus en plus d’individus.

Comme nombre de Rose-Croix, je pense néanmoins que la mondialisation était une étape “programmée“ dans l’évolution de l’humanité, car il était inévitable que les pays qui la constituent finissent un jour par nouer des relations politiques, économiques, culturelles et autres. Il me semble donc, sinon absurde, du moins inutile de s’y opposer ou de vouloir revenir en arrière. Cela dit, il faut faire en sorte qu’elle soit une source de progrès social pour toutes les nations et qu’elle contribue au mieux-être de tous les hommes, sans distinction.

Désormais, les voies de transport et de communication transcendent les frontières, de sorte que notre planète est ouverte à tous les échanges. À l’heure d’Internet et autres réseaux sociaux, la Terre est devenue un seul pays, ce qui est un facteur de rapprochement et de fraternité entre les hommes, et par conséquent de paix. Plus ils échangeront et communiqueront, plus ils se comprendront, se respecteront et s’apprécieront. De ce point de vue, chacun devrait admettre que la mondialisation a un rôle positif et qu’elle peut contribuer à l’émergence d’un humanisme planétaire.

Sous l’effet de la mondialisation, plus aucun pays, aussi grand et puissant soit-il, ne peut désormais prospérer sans tenir compte du développement et du bien-être des autres. Cet état de fait, qui constitue une première dans l’histoire de l’humanité, est une bonne chose, car elle est une incitation, pour ne pas dire une obligation, à faire preuve de solidarité et de coopération. Plus que jamais, les destins des peuples et des nations sont intimement liés et interdépendants, de sorte que le nationalisme, sous quelque forme que ce soit, est voué à l’échec.

Pour mener à bien le processus de la mondialisation et en faire un vecteur de bien-être généralisé, je pense que l’idéal serait de mettre en place un gouvernement mondial incluant des personnes représentatives de tous les pays et de toutes les nations, avec les mêmes droits et les mêmes prérogatives pour chacune. Certes, cette idée peut sembler utopique, mais j’ai le sentiment qu’un tel gouvernement verra le jour dans un futur relativement proche, de gré ou de force. Assurément, une nouvelle humanité est en train de naître sous nos yeux, non sans provoquer des bouleversements devenus nécessaires.

Serge Toussaint
Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

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