Plaidoyer rosicrucien pour une écologie spirituelle

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Comme son nom l’indique, ce texte collégial, publié en date du 20 mars 2012, est un appel à oeuvrer pour l’avènement d’une écologie spirituelle. Le 26 avril 2012, il a été lu au Sénat du Brésil par Christian Bernard, Responsable mondial de l’A.M.O.R.C.

 

 

Le 20 mars 2012 -Année R+C 3365

« La nature peut être assimilée au corps de l’Être
immense que nous appelons “Dieu”  et que
nous concevons comme infini et éternel.
Elle réalise donc la Pensée divine. »

François Jollivet-Castelot (1874-1937)
Écrivain et alchimiste

PLAIDOYER ROSICRUCIEN POUR UNE ÉCOLOGIE SPIRITUELLE

Comme chacun sait, notre planète est en danger : elle souffre de pollutions diverses, ses écosystèmes sont menacés, nombre d’espèces végétales et animales ont disparu ou sont en voie de disparition, le climat se réchauffe et fait craindre une montée des mers et des océans, etc. Il est désormais acquis que les hommes ont une très grande part de responsabilité dans cette situation. Si rien n’est fait à court terme sur un plan mondial, les maux dont souffre la Terre vont croître en fréquence et en intensité, non sans mettre en péril l’humanité elle-même. Des quatre règnes de la nature, le nôtre est le plus fragile et le plus vulnérable, car sa survie dépend des trois autres. En leur portant atteinte, il se condamne à souffrir et même, dans le pire des cas, à disparaître en partie ou totalement.

La Terre n’est pas seulement notre cadre de vie. C’est aussi notre cadre d’évolution spirituelle, car elle est le lieu dévolu à l’humanité pour qu’elle prenne graduellement cons­cience de son origine divine et s’accomplisse sur le plan intérieur. En cela, elle est le temple commun à toutes les âmes incarnées sur notre planète. Vues sous cet angle, la Terre et l’huma­nité s’inscrivent dans un Plan divin qui transcende le monde matériel et les vicissitudes de la vie. Si tous les êtres humains avaient conscience de cela, non seulement ils seraient plus res­pectueux à l’égard de l’environnement, mais ils entretiendraient des relations plus fraternelles entre eux. Ils seraient également plus enclins à mener une quête spirituelle et à s’interroger sur le sens profond de l’existence. Ce faisant, le ternaire Dieu-Nature-Homme prendrait tout son sens et toute sa valeur.

D’un point de vue rosicrucien, la nature est le plus beau des temples. En effet, tous ceux qui ont été construits par les hommes l’ont été dans le but de vénérer les dieux ou le Dieu auxquels ils croyaient et qu’ils vénéraient à un moment donné de leur évolution. Notre planète, quant à elle, est l’expression même des lois divines, au sens de lois naturelles, universelles et spirituelles. Chacun devrait reconnaître que ces lois agissent avec intelligence et sagesse à tra­vers tous les règnes. En fait, tout individu suffisamment sensible et intelligent admet volontiers que la nature est ce qu’il y a de plus beau, au sens esthétique et philosophique du terme. En cela, elle conjugue tous les arts que l’on puisse concevoir, au point de faire naître dans la cons­cience humaine les émotions les plus nobles. C’est ce qui explique pourquoi même un athée a tendance à la “diviniser”.

En ce début de XXIe siècle et de IIIe millénaire, alors que l’avenir de notre planète est gravement menacé, et avec lui la survie de l’humanité, nous croyons utile d’en appeler à une écologie spirituelle à travers ce plaidoyer :

  • Rappelons-nous que la Terre que nous peuplons aujourd’hui existe depuis environ 4.5 milliards d’années, que l’homme en tant que tel y est apparu il y a environ 3 millions d’années, et qu’en moins d’un siècle il l’a mise en péril.
  • Rappelons-nous que les deux tiers de notre planète sont recouverts de mers et d’océans, que notre corps lui-même est composé de 75 % d’eau, et que nous ne pouvons sur­vivre sans elle.
  • Rappelons-nous que les forêts sont les poumons de la Terre, qu’elles produisent l’oxygène que nous respirons, et que sans elles il n’y aurait pas d’atmosphère, et donc pas de vie.
  • Rappelons-nous que les animaux vivaient sur notre planète des millions d’années avant l’apparition de l’homme, que la survie de l’humanité dépend d’eux, et que ce sont des êtres intelligents et sensibles.
  • Rappelons-nous que tous les règnes de la nature sont interdépendants, qu’il n’y a ni vide ni frontière entre eux, et qu’ils sont, chacun à leur niveau et sous des formes différentes, doués de conscience.
  • Rappelons-nous que la Terre est entourée d’une aura électromagnétique résultant des énergies naturelles qui lui sont propres, et que cette aura, combinée à l’atmosphère, parti­cipe à la vie.
  • Rappelons-nous que l’existence de notre planète n’est pas le fruit du hasard ou d’un concours de circonstances, mais qu’elle fait partie d’un Plan conçu et mis en œuvre par cette Intelligence universelle que l’on appelle «Dieu».
  • Rappelons-nous que la Terre n’est pas uniquement une planète qui permet aux êtres humains de vivre, mais qu’elle est également le milieu dans lequel leurs âmes peuvent s’incar­ner pour mener à bien leur évolution spirituelle.
  • Rappelons-nous que notre planète est un chef-d’œuvre de la Création, que sans être unique dans l’univers elle n’en est pas moins une rareté, et que c’est un grand privilège pour l’humanité de l’habiter.
  • Rappelons-nous que la Terre ne nous appartient pas, qu’elle est mise à notre dispo­sition le temps de nos vies, et qu’elle est le plus précieux des patrimoines que nous puissions transmettre aux générations futures.
  • Rappelons-nous que nous n’avons aucun droit à l’égard de notre planète, mais uni­quement des devoirs : la respecter, la préserver, la protéger… En un mot : l’aimer.

    Rappelons-nous cela, rappelons-le à nos enfants, et faisons nôtre cette formule :

« Terra humanitasque una sunt .»
(Terre et humanité ne font qu’une.)

Plaidoyer Rosicrucien pour une écologie spirituelle (PDF)

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