A propos de l’espérance de vie

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Par définition, l’espérance de vie est la durée moyenne d’une vie humaine à une époque donnée. On estime qu’elle était de 19 ans à la préhistoire, de 25 ans dans l’Antiquité grecque et romaine, de 30 ans au Moyen-Âge et à la Renaissance, de 35 ans aux XVIIIe et XIXe siècles. Au début du XXe siècle, les femmes vivaient en moyenne 60 ans et les hommes 50 ans, et en ce début de XXIe siècle, respectivement 80 ans et 70 ans. D’une manière générale, on peut donc constater que l’espérance de vie n’a cessé de s’accroître au cours du temps, notamment depuis la seconde moitié du XXe siècle.

Comment expliquer que les êtres humains n’ont cessé de vivre toujours plus longtemps au cours du temps ? D’une manière générale, c’est d’une part en raison de l’amélioration sans cesse croissante de l’hygiène, et d’autre part grâce aux progrès constants de la médecine et de la chirurgie. Jadis, on buvait de l’eau croupie, on mangeait des aliments avariés, on vivait dans des milieux insalubres, on ne se lavait pas ou pas assez, les habitations étaient mal chauffées… Par ailleurs, les médecins étaient aussi rares que mal équipés, et leurs connaissances étaient beaucoup plus limitées que de nos jours.

Cela étant, certains spécialistes sont inquiets et laissent entendre que l’espérance de vie, qui n’avait cessé de croître jusqu’à présent, est en voie de régression et pourrait à nouveau diminuer au cours des prochaines décennies. Selon eux, les générations actuelles se nourrissent mal ou mangent une nourriture de mauvaise qualité, ne font pas assez d’exercice, consomment trop d’alcool et de drogues diverses, vivent dans un environnement de plus en plus pollué, sont continuellement exposées au rayonnement électromagnétique émis par les ordinateurs, tablettes et autres smartphones… Autant de facteurs et d’éléments qui portent atteinte à leur santé.

De nos jours, il est un fait que de nombreuses personnes, dans les pays dits développés, vivent “en forme” jusque quatre-vingts ans et plus. Mais lorsqu’on y regarde de plus près, on constate qu’elles ont généralement en commun d’avoir bénéficié d’une bonne hérédité et d’avoir toujours eu une bonne hygiène de vie. Beaucoup d’autres meurent prématurément, victimes de maladies dont le nombre ne cesse d’augmenter, je pense en particulier aux divers cancers et aux troubles cardiovasculaires. Que dire également des cas de plus en plus nombreux de dépressions et autres “burn out” ? Assurément, le monde actuel est très loin de remplir les conditions voulues pour que l’espérance de vie continue à augmenter pour tous les êtres humains.

Sans vouloir nier les progrès de la médecine et de la chirurgie, et par là même leur apport à la santé et au bien-être, je m’interroge néanmoins sur les dérives des grands laboratoires pharmaceutiques, qui semblent beaucoup plus préoccupés par les profits financiers exorbitants qu’ils tirent de la vente des médicaments et des vaccins, que par la santé réelle des gens. Au risque de sembler quelque peu trivial, ils donnent souvent l’impression que les maladies sont leur “fonds de commerce”, au point même, peut-être, d’en inventer. Ce qui est avéré, c’est que nombre de produits qu’ils mettent sur le marché n’ont pas d’autre effet que celui qu’on leur prête (placebos), et que certains causent des effets secondaires désastreux et nuisent à l’espérance de vie.

Serge Toussaint
Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

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