« D’une manière générale, deux conditions majeures doivent être réunies pour mériter le qualificatif d’« humaniste » : aimer l’homme et avoir foi en lui. Aimer l’homme, cela ne veut pas dire nécessairement aimer tous les êtres humains en tant qu’individus, bien que ce soit l’idéal, mais au moins les aimer en tant que membres de la Fraternité humaine. Cela revient finalement à les considérer véritablement comme des frères. Avoir foi en l’homme, c’est avoir la conviction qu’il peut à la fois s’améliorer lui-même et améliorer le monde, ce qui suppose d’avoir confiance en sa capacité de faire le bien, tant pour lui-même que pour autrui. Un humaniste est donc optimiste quant à la nature humaine, ce qui ne l’empêche pas d’être lucide sur ses faiblesses. Convaincu que l’humanité est capable de se transcender pour exprimer le meilleur d’elle-même et œuvrer dans l’intérêt de chacun, il approuve et soutient tout projet et toute action qui visent au bonheur de ses frères humains, sans distinction. Inversement, il désapprouve et combat toute idéologie mettant en cause leur dignité ou leur intégrité. »

Extrait du livre «  Questions philosophiques »

 

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