Au sujet de la nature

Au sujet de la nature

« D’un point de vue rosicrucien, la nature est le plus beau des temples. En effet, tous ceux qui ont été construits par les hommes l’ont été dans le but de vénérer les dieux ou le Dieu auxquels ils croyaient à un moment donné de leur existence. Notre planète, quant à elle, est l’expression même des lois divines, au sens de lois naturelles, universelles et spirituelles. Chacun devrait reconnaître que ces lois agissent avec intelligence et sagesse à travers tous les règnes. En fait, tout individu suffisamment sensible et intelligent admet volontiers que la nature est ce qu’il y a de plus beau, au sens esthétique et philosophique du terme. En cela, elle conjugue tous les arts que l’on puisse concevoir, au point de faire naître dans la conscience humaine les émotions les plus nobles. C’est ce qui explique pourquoi même un athée a tendance à la “diviniser”.

Extrait de «  Plaidoyer pour une écologie spirituelle »

 
Au sujet de la nature

Au sujet du bonheur

« Penser que le bonheur de l’homme dépend uniquement du bien-être matériel est réducteur, d’autant plus que l’expérience montre que nombre de personnes qui bénéficient de ce bien-être ne sont pas heureuses, d’où l’expression populaire “L’argent ne fait pas le bonheur”. Certes, un minimum de confort est nécessaire pour bien vivre (manger à sa faim, être vêtu comme il convient, disposer d’un logement décent, bénéficier des commodités courantes, etc.), mais cela ne suffit pas. Par nature, tout individu aspire également à la Transcendance, car l’âme qui est en lui l’incite à s’interroger sur le but de l’existence et à entrevoir une autre réalité que celle à laquelle il est confronté au quotidien. Tout politicien devrait donc tenir compte de ce fait et voir en chaque citoyen, certes une personne qui recherche le bien-être matériel, mais également qui est en quête, sinon de spiritualité, du moins d’un sens à donner à la vie. En cela, la politique devrait être une extension de la philosophie et avoir par conséquent l’“amour de la sagesse” pour fondement. »

Extrait de «  Questions philosophiques »

 
Au sujet de la nature

Au sujet de la laicité

« Dans la plupart des démocraties, il existe depuis plus ou moins longtemps une séparation entre l’État et la Religion. En vertu de ce principe fondamental de laïcité, la gestion des affaires politiques est du ressort des responsables politiques, et celle des questions religieuses est assurée par les responsables religieux. Cela dit, cette séparation utile et nécessaire entre la sphère politique et la sphère religieuse n’est pas aussi évidente qu’on pourrait le penser, à tel point qu’elle donne lieu dans certains pays à un déséquilibre favorisant tantôt l’une, tantôt l’autre. Ainsi, certaines sociétés démocratiques ont tendance à être laïcistes et à porter atteinte à la liberté, non seulement de croyance, mais également de culte. D’autres sont trop influencées par la religion dominante et, parfois malgré elles, donnent une orientation religieuse à la conduite de l’État. L’idéal en la matière est donc de faire en sorte que l’État et la Religion soient effectivement indépendants, mais que l’un et l’autre fassent preuve d’une tolérance et d’un respect mutuels, condition nécessaire pour éviter toute discrimination et maintenir l’harmonie entre les citoyens. »

Extrait de «  L’utopie rosicrucienne »

 
Au sujet de la nature

Au sujet de la patience

« Si la patience est une vertu de l’âme, l’impatience est par opposition une faiblesse de l’ego, c’est-à-dire de notre Moi objectif, ce qui est d’ailleurs le cas de tout défaut. Pour être plus précis, elle traduit une inaptitude à vivre le moment présent, en particulier lorsque ce moment est désagréable. Être patient, c’est donc faire abstraction du futur, notamment lorsque le fait d’y penser suscite en nous des regrets ou des idées négatives par rapport à la situation présente. Autrement dit, c’est être capable de transmuter une attente en un état de conscience où l’on n’a pas le sentiment de s’ennuyer ou de “perdre son temps”. Comment ? En oubliant toutes les raisons qui pourraient justifier notre impatience et en nous concentrant malgré tout sur des pensées positives et constructives. »

Extrait de «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

 
Au sujet de la nature

Au sujet de Dieu

« D’un point de vue rosicrucien, Dieu est l’Intelligence universelle qui a pensé, manifesté et animé toute la Création. En tant que telle, Il est une Énergie omnisciente, omniprésente et omnipotente, c’est-à-dire absolue. On ne doit donc pas Le considérer comme un Surhomme siégeant sur un trône situé dans un endroit quelconque du ciel. Par ailleurs, Il n’éprouve pas les sentiments que l’on attribue aux hommes, que ces sentiments soient d’ailleurs positifs ou négatifs. Cela signifie qu’Il n’est pas tour à tour bon ou méchant, généreux ou égoïste, paisible ou vindicatif, indulgent ou sévère…, selon Son “humeur” du moment. En résumé, Dieu n’est pas un Être anthropomorphique qui veille sur Ses créatures comme un père sur ses enfants, décidant constamment de leur sort, y compris du moment de leur mort. »

Extrait de «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
Au sujet de la nature

Au sujet de la tolérance

« Comme chacun sait, l’idée que les hommes se font de Dieu a été à l’origine de nombreuses guerres de religions et a causé la mort de millions d’individus au cours de l’Histoire. Ceci est d’autant plus grave et regrettable qu’Il est le même pour tous et qu’Il n’appartient à personne. Quoi qu’il en soit, la plupart de ces guerres ont été générées par des croyances conditionnées par ce que les religions concernées ont dit de Lui ou de l’Avatar auquel elles se rattachent. Or, la seule certitude que devrait avoir tout croyant est celle d’un Dieu unique, commun à tous les hommes, sans aucune distinction. Dès lors, pourquoi s’entretuer en Son nom, ou plus exactement au nom de la conception que l’on a de Lui ? En cela, la tolérance devrait être le fondement de toute religion et constituer la première des vertus qu’il soit demandé aux fidèles de pratiquer au quotidien. Et bien que la foi soit un sentiment et non une opinion, le seul fait d’admettre l’existence de Dieu devrait être une bonne raison pour que les fidèles de toutes les religions se respectent et même s’apprécient mutuellement. »

Extrait de «  Questions philosophiques »

 
Au sujet de la nature

Au sujet de la vie

« La vie, telle qu’elle s’exprime sur Terre, forme une chaîne dont les maillons sont indissociables. Malheureusement, l’homme a tendance à se comporter comme s’il était le maître de la nature. Ce faisant, il s’accorde le droit de dominer les autres règnes et de les surexploiter, au point de les mettre en péril. Pourtant, le règne humain est apparu le dernier sur notre planète. Cela signifie qu’il doit son existence aux autres et qu’il est le plus fragile de tous. C’est donc lui qui disparaîtra le premier si les équilibres naturels en viennent un jour à être totalement rompus. En ce sens, l’écologie fait partie intégrante du mysticisme, car on ne peut s’intéresser aux mystères de la vie sans se préoccuper du devenir de la Terre. Elle est non seulement une expression admirable des lois divines, mais également la Mère de tous les hommes. À ce titre, elle mérite notre plus grand respect. »

Extrait de « Plaidoyer pour une écologie spirituelle ».

 
Au sujet de la nature

Au sujet des gouvernements

« De nos jours, il existe trois grandes catégories de gouvernements à travers le monde : autocratique, théocratique et démocratique. Dans une autocratie, la politique se réduit pour les citoyens à subir les décisions d’un dirigeant le plus souvent autoproclamé, avec toutes les dérives totalitaires que cela peut impliquer. Dans une théocratie, elle est mise au service d’une religion d’État et s’apparente par conséquent à une dictature religieuse, là aussi avec toutes les dérives possibles. Dans une démocratie, la politique est conditionnée par une interaction quasi permanente entre les gouvernants et les gouvernés, avec une attention particulière accordée aux droits de l’homme. De l’avis de la grande majorité des observateurs, ce sont les sociétés démocratiques qui garantissent le mieux les principes de liberté, d’égalité et de fraternité auxquels aspire le commun des mortels, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elles soient exemptes de faiblesses. »

Extrait de «  L’utopie rosicrucienne »

 
Au sujet de la nature

Au sujet des vertus

« En règle générale, toute vertu possède une contrepartie négative, car l’ego, aussi longtemps qu’il n’est pas maîtrisé, s’oppose à l’âme et crée un rapport de force continuel avec elle. Si tel est le cas, c’est parce qu’il est attaché aux valeurs matérielles de la vie et puise son énergie dans la satisfaction de ses seuls intérêts. À titre d’exemple, l’orgueil prévaut chez quiconque n’a pas acquis l’humilité, le plus souvent parce qu’il privilégie les apparences et l’image qu’il donne de lui-même aux autres. Cela dit, il est vain de vouloir combattre un défaut, car un tel combat lui donne encore plus de pouvoir, ne serait-ce qu’en raison de l’importance que nous lui accordons. Il est préférable d’en prendre conscience et de s’évertuer ensuite à acquérir la qualité opposée. Pour reprendre l’exemple précédent, le meilleur moyen de devenir modeste ne consiste pas à dominer l’orgueil, mais à le remplacer par l’humilité. En fait, tel est le fondement de l’alchimie spirituelle à laquelle les Rosicruciens s’emploient dans leur existence. »

Extrait de «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

 
Au sujet de la nature

Au sujet de la Création

« La Création est nécessairement l’œuvre d’un Créateur, car ce qui est ne peut provenir ou résulter d’un non-être. Et puisque l’univers, la nature et l’homme sont régis par des lois qui font l’admiration des scientifiques eux-mêmes, il en résulte que ce Créateur est prodigieusement intelligent. Dès lors, pourquoi ne pas L’appeler “Dieu” et Le considérer comme l’Intelligence universelle et absolue qui a créé tout ce qui existe. En fait, le hasard, promulgué avec vigueur par certains savants, ne peut expliquer l’apparition et l’évolution de la vie sur Terre. Convaincus de cela, il y a même des scientifiques de renommée mondiale qui en sont venus à poser l’existence de Dieu comme hypothèse de recherche, voire comme postulat. Il s’agit là d’une attitude positive, car elle laisse entrevoir une rupture avec le matérialisme qui malheureusement prévaut encore dans la science. »

Extrait de «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
error: Alerte: Contenu protégé