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1. « La vie, telle qu’elle s’exprime sur Terre, forme une chaîne dont les maillons sont indissociables. Malheureusement, l’homme a tendance à se comporter comme s’il était le maître de la nature. Ce faisant, il s’accorde le droit de dominer les autres règnes et de les surexploiter, au point de les mettre en péril. Pourtant, le règne humain est apparu le dernier sur notre planète. Cela signifie qu’il doit son existence aux autres et qu’il est le plus fragile de tous. C’est donc lui qui disparaîtra le premier si les équilibres naturels en viennent un jour à être totalement rompus. En ce sens, l’écologie fait partie intégrante du mysticisme, car on ne peut s’intéresser aux mystères de la vie sans se préoccuper du devenir de la Terre. Elle est non seulement une expression admirable des lois divines, mais également la Mère de tous les hommes. À ce titre, elle mérite notre plus grand respect. »

2. « Jusqu’à présent, la science s’est surtout employée à expliquer le “comment” des choses : comment l’univers s’est-il formé ? Comment la Terre s’est-elle constituée ? Comment la vie est-elle apparue ? Comment l’embryon puis le foetus se développent-ils ? Comment l’être humain s’adapte-t-il à son milieu ?, etc. Plus elle évoluera vers une approche spiritualiste des sujets et des phénomènes qu’elle étudie, plus elle s’intéressera également au “pourquoi”, ce que les mystiques en général font depuis toujours. En effet, s’il est important d’essayer de comprendre comment la vie est apparue sur Terre, se demander pourquoi elle l’a fait est tout aussi passionnant. D’un point de vue rosicrucien, elle n’est pas le fruit du hasard ou d’un concours de circonstances, mais s’inscrit dans un Plan divin. Pour être plus précis, les êtres vivants servent de véhicules à l’Évolution cosmique, telle qu’elle opère sur notre planète, mais également dans l’univers. »

3. « D’un point de vue mystique, la Terre n’est pas seulement notre cadre de vie. C’est aussi notre cadre d’évolution spirituelle. Pour être plus précis, elle est le lieu qui doit permettre à l’humanité de prendre graduellement conscience de son origine divine et de s’accomplir sur le plan intérieur. En cela, elle est le temple commun à toutes les âmes incarnées sur notre planète. Vue sous cet angle, la Terre et la vie qu’elle abrite ne sont pas le fruit du hasard ou d’un concours de circonstances. Elles s’inscrivent dans un Plan divin et sont régies par des lois physiques et métaphysiques qui n’ont rien d’arbitraire et que nous devons apprendre à connaître. Si tous les hommes avaient conscience de cela, non seulement ils seraient plus respectueux à l’égard de notre planète, mais ils entretiendraient des relations plus fraternelles entre eux. Ils seraient également plus enclins à mener une quête spirituelle et à s’interroger sur le sens profond de l’existence. Ce faisant, le ternaire Dieu – l’être humain – la nature (re)prendrait tout son sens et toute sa valeur. »

4. « Le règne animal ne se limite pas à exister pour permettre à l’homme de survivre et de s’en inspirer. D’un point de vue rosicrucien, ce règne permet à l’Âme universelle d’évoluer graduellement vers la prise de conscience de sa perfection latente. Cela veut dire que les animaux, tout comme les êtres humains, participent à l’Évolution cosmique, telle qu’elle se manifeste sur Terre. Vus sous cet angle, ils sont nos “petits frères”, à défaut d’un qualificatif plus approprié. À leur niveau, et selon des lois qui leur sont propres, ils évoluent progressivement vers des archétypes supérieurs et prennent part au Plan divin. Au risque de vous surprendre, ils ont en cela autant d’importance que les hommes au regard de Dieu et de Ses lois, car ils partagent la même mission. Et si vous admettez que l’âme des plus évolués peut franchir un jour le stade du règne humain, il ne fait alors aucun doute qu’ils sont nos frères en voie d’évolution, ce qui donne au mot “fraternité” un sens universel qui s’étend à toute la Création. »

5. « Bien que le règne humain soit le plus évolué de la nature, il n’a aucun droit sur les autres règnes, notamment sur les animaux. En tant que créatures vivantes, ils sont également des véhicules de l’Âme universelle et évoluent sur le plan spirituel. En ce sens, ils participent pleinement à l’Évolution et occupent une place à part entière dans le Plan divin. Nous devons par conséquent les considérer comme nos “petits frères” et leur témoigner tout notre amour, car la fraternité doit inclure tous les êtres que la vie a mis au monde. Pour ma part, je considère que les animaux sont des hommes en devenir, notamment ceux qui appartiennent aux espèces les plus évoluées. »

6. « Le clonage “reproductif ” est l’illustration parfaite de l’adage : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » Appliquée aux animaux, cette manipulation génétique permet d’obtenir plusieurs répliques identiques d’un même spécimen de base. En premier lieu, cela est condamnable sur le plan de l’éthique, car en agissant ainsi, on fait de l’animal un objet et on se substitue à l’une des fonctions inhérentes à son statut d’être vivant : la reproduction. En second lieu, on peut se demander quelle est l’utilité réelle d’une telle opération. De toute évidence, elle n’a pas d’autre but que de multiplier artificiellement le nombre de veaux, de moutons, de poules, etc., à des fins purement mercantiles. En troisième lieu, qui peut dire comment évolueront les animaux clonés, tant sur le plan physiologique qu’au niveau de leur comportement ? Enfin, nous pouvons craindre que leur chair, sous l’effet des mutations génétiques, devienne nocive pour la consommation et soit à l’origine de maladies futures qui mettront en péril l’humanité elle-même. Cloner un animal, c’est donc jouer à l’apprenti sorcier et prendre le risque de créer des êtres que la nature aurait eu la sagesse de ne pas mettre au monde. »

7. « Toute personne suffisamment intelligente et sensible considère la vivisection comme un crime à l’encontre des animaux sur lesquels elle est pratiquée. En effet, rien ne justifie les souffrances horribles qu’on leur fait subir dans certains laboratoires, prétendument pour faire progresser la science au service de l’homme. En réalité, la grande majorité des expériences effectuées sur eux sont à la fois inutiles et non fiables, car sous l’effet de la douleur et du stress, ils ont des réactions de survie et de défense que l’on ne peut ni analyser ni exploiter d’une façon rationnelle. Par ailleurs, dans la plupart des cas, il est impossible de transposer ces réactions sur l’homme, car celui-ci est un être très différent de l’animal sur les plans physiologique, mental, émotionnel et spirituel. De ce fait, il ne réagit pas de la même façon aux remèdes ou aux traitements “mis au point” au moyen de la vivisection. Il a même été prouvé que des médicaments ou des vaccins ayant eu des effets (soi-disant) positifs sur des animaux s’étaient avérés dangereux sur l’être humain. Quant aux scientifiques qui se livrent à ce genre d’expérimentations, ils font preuve d’une cruauté qui les rend indignes de l’intelligence qu’ils sont censés avoir, et sont une honte pour l’humanité. »

8. « Nous n’avons aucun droit sur les animaux, mais uniquement le devoir de les respecter et de les aimer. Ne sont-ils pas l’expression vivante des lois divines, dans toute leur pureté, leur perfection et leur harmonie ? Ne nous ont-ils pas inspiré le désir de voler, d’explorer le fond des océans, de connaître les profondeurs de la Terre ? Nombre d’inventions technologiques n’ont-elles pas été copiées sur leur ingéniosité, leur savoir-faire, leurs dons naturels ? Dans de nombreux domaines, ils sont nos maîtres et ont beaucoup à nous apprendre, sans parler de l’affection et de la tendresse que les animaux de compagnie sont toujours enclins à donner, parfois même à leur détriment. À cela s’ajoute le fait qu’ils sont indispensables à notre propre survie, car notre existence dépend de la leur. Pour toutes ces raisons, ils méritent une infinie gratitude de notre part, ce qui fit dire à Pythagore : “Tant que les hommes continueront à détruire sans pitié les êtres vivants des règnes inférieurs, ils ne connaîtront ni la santé ni la paix. Tant qu’ils massacreront les animaux, ils s’entre-tueront. En effet, qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour”. »


Note : Les citations figurant dans cette rubrique sont extraites des écrits de Serge Toussaint et portent sur des points divers qu’il a traités à la lumière de ses réflexions personnelles et de l’enseignement rosicrucien. Libre à vous d’en faire un support de réflexion et de méditation.

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