Ethique

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1. « Philosophiquement parlant, le mal est l’absence de bien et n’a aucune réalité divine. Cela signifie qu’il ne fait pas partie des lois que Dieu a instituées au “commencement des temps”. Néanmoins, nous ne pouvons nier qu’il existe sur le plan terrestre, les guerres, les conflits et les crimes en étant malheureusement la preuve. S’il en est ainsi, c’est parce que le mal est une émanation de l’homme lui-même. Pour être plus précis, il est la manifestation de son imperfection du moment et de son aptitude à s’opposer au bien. Autrement dit, il résulte d’une application négative de son libre arbitre et n’a aucune existence indépendamment de lui. Dans cet ordre d’idée, le Diable est un mythe et n’existe pas en tant qu’Entité spirituelle ayant le pouvoir de s’opposer à Dieu et de nous inciter à faire le mal. »

2. « Toutes les religions ont établi des commandements pour définir ce qui est bien ou mal dans le comportement des hommes. La plupart de ces commandements consistent en des interdictions, le Décalogue attribué à Moïse en étant l’un des meilleurs exemples. Certaines sont fondées, car elles correspondent effectivement à des actions mauvaises sur le plan humain et négatives sur le plan karmique. Pour prendre un exemple particulier, le fait de tuer une autre personne est condamnable, excepté peut-être dans certaines circonstances qu’il ne m’appartient pas de juger. En revanche, d’autres interdictions sont arbitraires et véhiculent des croyances dogmatiques. À cet égard, les “péchés” auxquels se référent certaines religions ne sont pas tous des fautes au regard du Divin et n’engendrent pas systématiquement un karma négatif. Quoi qu’il en soit, plutôt que d’inciter l’homme à ne pas faire le mal, il me semble préférable de l’encourager à faire le bien. Dans le premier cas, on crée en lui un sentiment de culpabilité et on renforce ses inhibitions, ce qui nuit à son bien-être général et à son épanouissement intérieur. Dans le second, on lui permet de prendre conscience par lui-même de sa nature divine et de mieux assumer ses erreurs de jugement et de comportement. »

3. « En règle générale, toute vertu possède une contrepartie négative, car l’ego, aussi longtemps qu’il n’est pas maîtrisé, s’oppose à l’âme et crée un rapport de force continuel avec elle. Si tel est le cas, c’est parce qu’il est attaché aux valeurs matérielles de la vie et puise son énergie dans la satisfaction de ses seuls intérêts. A titre d’exemple, l’orgueil prévaut chez quiconque n’a pas acquis l’humilité, le plus souvent parce qu’il privilégie les apparences et l’image qu’il donne de lui-même aux autres. Cela dit, il est vain de vouloir combattre un défaut, car un tel combat lui donne encore plus de pouvoir, ne serait-ce qu’en raison de l’importance que nous lui accordons. Il est préférable d’en prendre conscience et de s’évertuer ensuite à acquérir la qualité opposée. Pour reprendre l’exemple précédent, le meilleur moyen de devenir modeste ne consiste pas à dominer l’orgueil, mais à le remplacer par l’humilité. En fait, tel est le fondement de l’alchimie spirituelle à laquelle les Rosicruciens s’emploient dans leur existence. »

4. « Si la patience est une vertu de l’âme, l’impatience est par opposition une faiblesse de l’ego, c’est-à-dire de notre Moi objectif, ce qui est d’ailleurs le cas de tout défaut. Pour être plus précis, elle traduit une inaptitude à vivre le moment présent, en particulier lorsque ce moment est désagréable. Être patient, c’est donc faire abstraction du futur, notamment lorsque le fait d’y penser suscite en nous des regrets ou des idées négatives par rapport à la situation présente. Autrement dit, c’est être capable de transmuter une attente en un état de conscience où l’on n’a pas le sentiment de s’ennuyer ou de “perdre son temps”. Comment ? En oubliant toutes les raisons qui pourraient justifier notre impatience et en nous concentrant malgré tout sur des pensées positives et constructives. »

5. « Puisque l’homme est un être qui pense, parle et agit, il doit s’efforcer d’être tempéré dans ses actions, mais également dans ses paroles et dans ses pensées. Pour des raisons évidentes, il est impossible d’avoir un comportement modéré si notre mental est lui-même agité. À ce sujet, l’expression “mettre de l’ordre dans ses idées” est très significative, car elle laisse supposer que l’on ne peut être serein si l’on est perturbé sur le plan intérieur. C’est donc au plus profond de nous-mêmes qu’il faut poser les bases de notre équilibre. Pour y parvenir, le mieux est de commencer chaque journée en se donnant des priorités et faire ensuite abstraction de tout ce qui pourrait nous en détourner. Cela implique une certaine forme de discipline et la volonté de rester calme en toute circonstance. Cela nécessite également de savoir prendre du recul par rapport aux événements, afin que nos décisions soient exemptes de toute précipitation. »

6. « Certes, la liberté d’expression est un droit légitime et donne à chaque citoyen la possibilité de faire connaître son opinion dans nombre de domaines, tout du moins dans les sociétés où une telle liberté existe. Cela dit, sans vouloir remettre en cause ce droit fondamental pour tout être humain, nous pouvons néanmoins nous demander si l’humanité est assez évoluée pour que tout individu puisse s’exprimer librement sur tout et à propos de quiconque ? En effet, pour être digne d’une telle liberté, il faut avoir développé une éthique personnelle très élevée et un respect d’autrui très rigoureux. Or, en l’état actuel des choses, nous devons malheureusement reconnaître que peu de personnes répondent à ces deux critères. L’intolérance qu’elles manifestent les unes envers les autres en est d’ailleurs la preuve. »

7. « Dans tous les domaines, l’intolérance est une source de conflits, car elle génère systématiquement des rapports de force entre les individus, les peuples et les races. Le plus souvent, elle résulte de l’orgueil, c’est-à-dire d’un sentiment de supériorité. Cela suppose que la tolérance prend sa source dans l’humilité. Par extension, elle est en elle-même une expression de la fraternité, telle que tous les hommes devraient la concevoir et la vivre au quotidien, et ce, indépendamment de leurs origines, de leurs croyances religieuses et de leurs opinions politiques. Cela signifie que le meilleur moyen d’être ou de devenir vraiment tolérant consiste à se convaincre que l’on est une âme en voie d’évolution et que l’on est nécessairement ignorant au regard de la Vérité absolue. Par ailleurs, vous remarquerez que les personnes que l’on apprécie généralement le plus sont précisément celles qui font preuve de tolérance dans leur jugement et leur comportement. »

8. « Chacun sait que l’on ne peut emporter dans l’au-delà ce que l’on a acquis matériellement sur cette Terre. Pourtant, nombre de personnes se comportent comme si cela était possible, accumulant sans cesse des richesses, parfois malhonnêtement ou au détriment des autres. La plupart d’entre elles n’en profitent d’ailleurs pas, soit parce que la mort ou la maladie vient les en priver, soit parce que leur vie est “empoisonnée” par la crainte de les perdre. Quoi qu’il en soit, les biens que l’homme peut acquérir sur le plan terrestre ne lui sont utiles que s’ils répondent aux besoins légitimes de son corps physique tout en contribuant à l’épanouissement de son âme. Dans le cas contraire, ils n’ont aucun intérêt au regard de son évolution intérieure et sont un fardeau qui ralentit sa marche sur le sentier de sa propre spiritualisation. »

9. « D’une manière générale, nous pouvons considérer que quelqu’un de véritablement détaché est une personne qui pourrait se voir privée de tous ses biens, sans pour autant en devenir aigrie et sans perdre sa foi en la vie. Rares sont les individus capables d’un tel détachement, car on accepte mieux d’avoir plus que de ne plus avoir. Pourtant, il s’agit d’une vertu que l’on doit s’efforcer d’acquérir. Pour y parvenir, il faut cultiver en soi la certitude que la valeur de tout être humain ne se mesure pas à ce qu’il possède, mais à ce qu’il fait au service du bien. Quiconque a éveillé en lui cette certitude accorde plus d’importance à “l’être” qu’à “l’avoir”, de sorte que sa richesse intérieure le rend suffisamment fort pour surmonter toute épreuve qui le priverait de ses possessions matérielles. »

10. « L’altruisme ne consiste pas uniquement à donner à autrui ce dont il peut avoir besoin, que ce soit en terme d’argent, de temps, de service ou de savoir. Comme on le dit familièrement, cette vertu implique paradoxalement de “ne pas donner du souci ou du mal aux autres”, notamment à ceux qui partagent notre vie. Par extension, une personne fondamentalement altruiste évitera toujours de causer du tort à autrui ou de lui faire de la peine. Inversement, si quelqu’un l’a offensée de quelque façon que ce soit, elle ne lui en voudra pas, mais au contraire lui pardonnera. Mieux encore, elle lui enverra de bonnes pensées. De toute évidence, un tel comportement est louable, car l’homme a plutôt tendance à réagir négativement lorsqu’il est mis en cause, que ce soit d’ailleurs à juste titre ou non. Ce faisant, il ne fait qu’accentuer les rapports de force et contribue encore plus à être incompris ou mal jugé. »

11. « D’une manière générale, nous pouvons considérer que l’intégrité réside dans le respect des valeurs morales auxquelles nous croyons, à condition que ces valeurs ne portent pas atteinte au bien-être physique, mental et spirituel d’autrui. Être intègre, c’est donc vivre conformément à ses idéaux, dès lors qu’ils ne s’opposent pas aux intérêts des autres. À l’inverse, ne pas être intègre, c’est se mentir à soi-même, soit pour se conforter à mal agir tout en essayant de se donner bonne conscience, soit pour tromper ceux qui ont moins d’expérience, et ce, dans quelque domaine que ce soit. Il en résulte que l’intégrité va de pair avec l’honnêteté, autre vertu de l’âme. Elle fait également appel à l’équité, c’est-à-dire au sens de la justice, telle que nous pouvons l’appliquer dans notre vie quotidienne. »

12. « La malhonnêteté ne se limite pas à son expression matérielle ; elle peut être aussi d’ordre intellectuel. C’est ainsi que mentir dans le but délibéré de tromper autrui est malhonnête. Que dire également des personnes qui usent et abusent de leur charisme pour implanter dans l’opinion publique des idées partisanes et dogmatiques, que ce soit dans le domaine politique, économique, scientifique, philosophique, religieux ou autre. Dans la plupart des cas, ces personnes ne sont pas sincères et manquent totalement d’honnêteté dans leurs propos. En règle générale, leur motivation majeure est la recherche du pouvoir et des honneurs, ce qui traduit parallèlement un ego dominateur. Cette forme de malhonnêteté est à la fois insidieuse et dangereuse, car sous des apparences de sincérité et de vérité, elle peut induire en erreur des millions de personnes et asservir leur conscience. »

13. « L’intégrité ne doit pas se limiter à entretenir des relations sincères avec autrui. Elle concerne également la manière dont nous appliquons à notre propre vie les principes moraux que nous défendons auprès des autres. Or, l’homme, en raison de ses faiblesses, a tendance à mieux parler du bien qu’à le faire, d’où l’expression : “Faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Nous devons donc nous efforcer de vivre le plus conformément possible à nos idées, afin d’être un exemple pour nous-mêmes et de nous sentir en accord avec notre conscience. En ce sens, l’hypocrisie n’est pas uniquement l’attitude qui consiste à manquer de franchise dans nos rapports humains. Être hypocrite, c’est aussi se trahir soi-même et s’autoriser des comportements que nous savons être mauvais et que nous réprouvons chez ceux qui en font preuve. »

14. « Bien que l’orgueil soit considéré à juste titre comme un défaut, il est parfois un “moteur” pour réaliser des choses utiles au bien commun. C’est ainsi que nombre de grands projets ont été menés par des personnes qui manquaient singulièrement d’humilité, mais dont l’intelligence et le courage étaient exceptionnels. Il ne faut pas en déduire pour autant que seuls les individus orgueilleux sont capables de créer ou d’entreprendre de grandes choses. D’un point de vue mystique, il n’y a rien de plus positif que d’agir utilement, non pas sous l’impulsion de l’ego, mais sous celle de l’âme elle-même. En ce sens, ce n’est pas le désir d’être honoré, reconnu ou apprécié qui doit nous inciter à œuvrer au service du bien, mais c’est la satisfaction intérieure que l’on ressent lorsqu’on a accompli quelque chose d’utile, que ce soit au bénéfice d’une personne ou d’un idéal. »

15. « À l’inverse d’un complexe de supériorité, un complexe d’infériorité traduit le plus souvent un manque de confiance en soi. Cela dit, il peut arriver également qu’il soit l’expression d’un orgueil réprimé, ce qui correspond alors à de la fausse modestie. Or, que ce soit d’un point de vue philosophique ou psychologique, il faut éviter de refouler outre mesure ce que nous considérons comme un défaut. Il est préférable d’en admettre l’existence, de le canaliser d’une manière constructive, et de lui substituer progressivement la qualité opposée. Aussi, plutôt que de contenir son ego pour ne se montrer humble que dans les apparences, il vaut encore mieux lui permettre de s’exprimer normalement tout en travaillant à sa transmutation. En outre, un individu profondément orgueilleux ou vaniteux finit toujours par trahir sa véritable personnalité, d’où l’inutilité de vouloir paraître à tout prix modeste. »

16. « Le meilleur moyen d’éveiller l’humilité consiste à se convaincre que plus nous voulons paraître grands aux yeux des hommes, plus nous nous révélons petits au regard de Dieu. À cela s’ajoute le fait que les autres nous voient bien souvent tels que nous sommes. Quels que soient notre renommée, notre position sociale, l’étendue de nos aptitudes et de nos dons, etc., nous ne sommes qu’un individu parmi des milliards. En tant que tel, chacun de nous n’est qu’une cellule du grand corps de l’humanité et ne peut exister indépendamment de lui. Nous ne sommes qu’une poussière d’étoile dans l’immensité de l’univers, qu’une goutte d’eau au sein du grand océan cosmique. Cela dit, s’il est vrai que nous sommes peu de chose en tant que personne, l’âme incarnée en nous donne à chacun le pouvoir de réfléchir la Sagesse divine et d’être un agent de ses œuvres parmi les hommes. Mais la seule manière d’y parvenir consiste précisément à acquérir l’humilité, vertu qui traduit en elle-même un certain degré d’évolution. »

17. « Indépendamment du courage dont nous devons faire preuve pour assumer le travail quotidien qui nous incombe ou surmonter les épreuves auxquelles la vie nous confronte parfois, cette vertu s’applique également à nos convictions, d’où l’expression “avoir le courage de ses opinions”. En premier lieu, cela implique d’avoir de la personnalité, c’est-à-dire de penser par soi-même et non pas d’après l’opinion des autres. En second lieu, cela nécessite d’être sincère et intègre, car un hypocrite est peu enclin à exprimer franchement le fond de sa pensée, de crainte que cela ne desserve ses intérêts ou nuise à son image. Pourtant, il est important de savoir affirmer nos idées et de ne jamais avoir honte de nos croyances, même si elles ne concordent pas avec celles de notre milieu familial, professionnel ou autre. Ce n’est d’ailleurs pas parce que d’autres affirment que nous sommes dans l’erreur qu’ils sont eux-mêmes dans la vérité, d’autant plus que ce qui est vrai semble nécessairement faux à celui qui n’est pas du même avis. »

18. « Toute guerre, par définition, est un acte collectif qui met en cause la vie d’un grand nombre de personnes. Cela dit, c’est sur un plan individuel qu’elle prend d’abord naissance, car c’est en l’homme que germe la violence avant de s’exprimer dans ses pensées, ses paroles et ses actions. C’est pourquoi tous les sages du passé ont enseigné que c’est d’abord en nous-mêmes que nous devons faire la paix. Mais se pacifier soi-même n’est pas une chose aisée, car nous possédons tous une forme d’agressivité latente, ne serait-ce que parce que nous avons tous un ego et que celui-ci est souvent sur la défensive. Quoi qu’il en soit, l’acquisition de la non-violence commence par la maîtrise de toute pensée empreinte de rancune, de malveillance et, naturellement, de haine. Lorsqu’une telle pensée nous vient à l’esprit, il faut absolument faire appel à notre volonté et la transmuter en un sentiment fondé sur le pardon, la bienveillance et l’amour. Si nous ne le faisons pas, la violence s’implante alors dans notre subconscient et finit par faire partie intégrante de notre personnalité et de nos réactions. »

19. « S’il est un fait que la violence prend naissance en nous-mêmes, elle se déclenche souvent en raison de facteurs apparemment extérieurs. Ainsi, on peut devenir violent en réaction à une agression, pour se venger du mal qu’on nous a fait subir, pour exprimer son exaspération face à une situation injuste, etc. Néanmoins, même si l’on peut comprendre qu’il y ait des circonstances qui poussent certains individus à recourir à la violence, son usage n’est pas justifié pour autant. Admettre le contraire reviendrait à penser que le seul moyen de réagir contre ce qui nous semble inacceptable, injuste, anormal, etc., est d’adopter un comportement violent. Comme le montre l’expérience, une telle manière d’exprimer son mécontentement, son désaccord, son insatisfaction, sa désapprobation, sa colère ou autre, ne fait qu’accroître les rapports de force et ne résout jamais les problèmes de fond. Au mieux, cela donne le sentiment d’avoir exercé sa domination durant quelque temps. »

20. « Comme son nom l’indique, la bienveillance est la vertu qui consiste à être bienveillant, c’est-à-dire à faire le bien. Par opposition, on est malveillant à partir du moment où l’on fait intentionnellement le mal. Mais qu’est-ce que le bien ? D’une manière générale, nous pouvons considérer qu’il s’agit de toute pensée, toute parole ou toute action contribuant au bonheur des autres. Par opposition, le mal correspond à tout comportement mettant en cause leur intégrité physique, mentale ou spirituelle. Pour paraphraser ce que tous les sages du passé ont enseigné à ce sujet, la bienveillance consiste donc à faire à autrui ce que l’on voudrait qu’il nous fasse, et à ne pas lui faire ce que l’on ne voudrait pas qu’il nous fasse. Cela implique, sinon d’aimer notre prochain, du moins de le respecter et de ne jamais chercher à lui nuire, de quelque façon que ce soit et pour quelque raison que ce soit. »

21. « De toute évidence, la malveillance est l’absence de bienveillance. Apparemment, il s’agit là d’un truisme. Pourtant, tel n’est pas le cas, car l’expérience prouve que ne pas faire le bien peut s’apparenter au mal, et ce, d’autant plus que l’on a conscience de ce qui est bien ou mal dans le comportement humain. Cette notion est d’ailleurs présente dans la plupart des religions, puisqu’elles condamnent aussi bien les erreurs par commission que les erreurs par omission. Dans l’absolu, cela signifie par exemple que ne pas venir en aide à une personne qui tombe à proximité de nous est presqu’aussi coupable que de la faire tomber. Naturellement, cet exemple peut sembler caricatural, mais il montre que faire le bien, ce n’est pas se limiter à ne pas faire le mal. Par extension, on n’est pas bienveillant sous prétexte qu’on n’est pas malveillant ; on peut tout simplement être neutre. Or, la neutralité n’est pas nécessairement quelque chose de positif. »

22. « D’un point de vue philosophique, il est plus difficile de faire le bien que le mal, tout du moins tant qu’on n’a pas atteint un niveau de conscience suffisamment élevé. En effet, faire le bien implique un effort constant pour mettre le meilleur de soi-même au service d’autrui ou d’une noble cause. À l’inverse, pour faire le mal, il suffit de laisser nos défauts se manifester dans notre comportement, voire de nous limiter à être passifs. À titre d’analogie, il est impossible d’avoir un beau jardin si l’on ne s’emploie pas régulièrement à le cultiver et à l’entretenir, ce qui nécessite un travail permanent. Dans le cas contraire, les mauvaises herbes l’envahissent rapidement, le dénaturent et le transforment en friche. De même, la bienveillance nécessite, non seulement de faire le bien, mais également de s’opposer au mal et même de le combattre. »


Note : Les citations figurant dans cette rubrique sont extraites des écrits de Serge Toussaint et portent sur des points divers qu’il a traités à la lumière de ses réflexions personnelles et de l’enseignement rosicrucien. Libre à vous d’en faire un support de réflexion et de méditation.

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