La spiritualité des Rose-Croix

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Exposé de Serge Toussaint
Grand Maître de la juridiction francophone de l’A.M.O.R.C

Lors des conférences que je présente de temps à autre en tant que Grand Maître de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, on me demande souvent d’expliquer en quoi consiste précisément la spiritualité rosicrucienne. Il est vrai que le mot «spiritualité» couvre un champ sémantique très large et que la signification que l’on donne à ce terme varie beaucoup selon les cultures, les traditions et les religions. Il est donc nécessaire de l’expliciter pour savoir très exactement de quoi on parle, et par là même éviter des confusions.

Définition

Dans la plupart des livres de référence, la spiritualité est définie comme «l’ensemble des croyances et des pratiques qui concernent la vie spirituelle», ou comme «ce qui est propre à l’âme en tant qu’émanation d’un Principe divin». Bien qu’intéressante, la première définition est très générale, car les croyances et les pratiques en matière de spiritualité sont aussi nombreuses que variées et n’ont cessé d’évoluer au cours des âges. Par ailleurs, le concept de vie spirituelle est très vague, en ce sens qu’il y a autant de manières de vivre sa foi que de croyants, qu’ils suivent ou non une religion. Quant à la seconde définition du mot «spiritualité», elle est également très évasive, car elle est liée à l’idée que tout spiritualiste se fait de l’âme et de Dieu. Elle est donc subjective et couvre elle aussi un grand nombre de croyances et de pratiques.

Pour la plupart des gens, la spiritualité est indissociable de la religion. Autrement dit, beaucoup pensent qu’être spiritualiste, c’est être Hindouiste, Juif, Bouddhiste, Chrétien, Musulman, etc. Pourtant, on peut tout à fait mener une vie spirituelle, admettre l’existence de l’âme et croire en un Principe divin, sans pour autant suivre une voie religieuse. La spiritualité, au sens noble du terme, n’est donc pas l’apanage de l’Hindouisme, du Judaïsme, du Bouddhisme, du Christianisme, de l’Islam, etc., et ne s’appuie pas nécessairement sur un credo. Cela veut dire que l’on peut être spiritualiste sans être religieux. Tel est précisément le cas des Rosicruciens.

La religiosité

En règle générale, une religion réunit cinq caractéristiques majeures : 1) Elle prône l’existence de Dieu et fait de Lui un objet de vénération, voire d’adoration. 2) Elle est fondée sur la vie et l’œuvre d’un prophète, d’un messie ou d’un sage. 3) Elle s’appuie sur un livre qu’elle considère comme sacré. 4) Elle dispense un credo moral et doctrinal à caractère dogmatique. 5) Elle comporte des lieux de culte où les croyants se réunissent régulièrement. Ces cinq caractéristiques sont le propre de ce que l’on désigne communément sous le nom de «religiosité», telle qu’elle s’exprime à travers les grandes religions actuelles.

Bien que je respecte toutes les religions dans ce qu’elles ont de meilleur à offrir à leurs fidèles pour vivre leur foi, j’ai le sentiment que la plupart d’entre elles ne sont plus adaptées aux mentalités de notre époque et ne répondent plus aux questions existentielles que les gens se posent aujourd’hui. Les réponses qu’elles apportent à travers leurs dogmes (péché originel, chute, paradis, enfer, résurrection, salut, etc.) ne les satisfont plus sur le plan intérieur. Par ailleurs, certains points de leur morale sont devenus obsolètes avec le temps et incompatibles avec la vie moderne. Cela dit, il y a des Rosicruciens juifs, chrétiens, bouddhistes, musulmans, etc. En effet, l’A.M.O.R.C. n’étant pas dogmatique, ses membres sont libres de suivre en parallèle la religion de leur choix, et naturellement de n’en suivre aucune.

La spiritualité rosicrucienne

Qu’en est-il donc de la spiritualité rosicrucienne ? Tout d’abord, je dois préciser qu’elle ne se rattache pas à un prophète, un messie ou un sage, qu’elle n’est pas fondée sur un Livre considéré comme sacré, et qu’elle ne véhicule aucune croyance dogmatique, tant du point de vue doctrinal que moral. Par ailleurs, s’il est un fait que les Rosicruciens admettent l’existence de Dieu, ils ne voient pas en Lui un Être anthropomorphique, mais une Intelligence, une Conscience, une Énergie, une Force (peu importe le terme) absolue et impersonnelle. S’il est inconnaissable en tant que telle, Il se manifeste dans l’univers, dans la nature et dans l’homme lui-même au moyen de lois que l’on peut qualifier de «divines», au sens de lois naturelles, universelles et spirituelles. Le rosicrucianisme a précisément pour but de se familiariser avec ces lois et de vivre en harmonie avec elles, ce qui suppose de les étudier.

Conformément aux explications précédentes, la spiritualité rosicrucienne n’est pas passive, mais active. Autrement dit, elle ne consiste pas simplement à croire en Dieu et à espérer Sa grâce, Son pardon ou autre intervention de Sa part, mais à étudier les lois divines, telles qu’elles se manifestent en nous et autour de nous. Ce n’est qu’en respectant ces lois que nous pouvons être heureux et connaître le bonheur auquel nous aspirons. Si nombre de personnes sont malheureuses et souffrent physiquement ou moralement, c’est dans la plupart des cas parce qu’elles n’en tiennent pas compte ou les transgressent. À titre d’exemple, chacun sait que fumer, boire trop d’alcool, se droguer, manquer de sommeil, etc., finit tôt ou tard par provoquer des maladies. De même, entretenir des mauvaises pensées est nuisible à la santé et au bien-être. Quoi qu’on en pense, le manque de spiritualité est également une cause de mal-être.

En tant que spiritualistes, les Rosicruciens admettent, non seulement l’existence de Dieu, au sens qui a été donné précédemment à ce terme, mais également celle de l’âme. Celle-ci se présente en tout être humain sous l’aspect d’une énergie spirituelle qui imprègne toutes les cellules du corps, à la manière dont l’air emplit toutes les pièces d’une maison. En fait, c’est elle qui anime chacun de nous et fait de lui un être à la fois vivant et conscient. Par ailleurs, elle est une émanation de l’Âme universelle, laquelle est pure et parfaite en essence. Notre âme correspond par conséquent à ce qu’il y a de meilleur et de plus noble en nous. Cela revient à dire que ce que l’on appelle «qualités», que Socrate préférait désigner sous le nom de «vertus», sont des attributs de notre Moi intérieur et prennent leur source dans notre nature divine.

Le mysticisme rosicrucien

La spiritualité rosicrucienne s’apparente donc à une quête mystique ayant pour but de conscientiser notre âme et de manifester à travers notre comportement les vertus qui lui sont propres, parmi lesquelles la patience, l’humilité, la générosité, la tolérance, l’intégrité, etc. Autrement dit, elle vise à éveiller l’intelligence du cœur et le sens de l’éthique. Cela suppose d’avoir la volonté de nous parfaire et de transmuter nos défauts en leurs qualités opposées. Tel est le fondement de l’alchimie spirituelle que les Rosicruciens pratiquent au quotidien pour devenir meilleurs dans leur manière de penser, de parler et d’agir. Un tel travail de transmutation permet, non seulement de devenir une bonne compagnie pour soi-même et pour autrui, mais également de contribuer à l’amélioration de la société, ce qui devrait être le but de tout spiritualiste.

Le mysticisme rosicrucien ne se limite pas à pratiquer l’alchimie spirituelle dans le but d’évoluer intérieurement et de se parfaire sur le plan humain. Il permet également de prendre conscience de nos talents et de nos dons (car nous en avons tous) et de les exprimer dans la vie courante. En cela, il favorise ce que l’on appelle de nos jours le «développement personnel». C’est ainsi que les membres de l’A.M.O.R.C. œuvrent à l’évolution de leur âme et à l’épanouissement de leur personnalité, les deux étant indissociables. Parallèlement, ils s’emploient à maîtriser leur vie, c’est-à-dire à l’orienter positivement et à la rendre aussi conforme que possible à leurs espérances. Dans ce but, ils font de la méditation et de la création mentale des pratiques régulières. Vu sous cet angle, le rosicrucianisme s’apparente à une philosophie non pas spéculative, mais opérative.

Les remarques précédentes m’amènent à préciser un point. Dans la plupart des religions, on laisse entendre que la souffrance est une nécessité pour se rapprocher de Dieu et obtenir Sa grâce. Ceci n’a aucun fondement ontologique. Il est vrai que le fait de souffrir physiquement ou moralement conduit souvent à s’interroger sur soi-même et à remettre en cause sa manière de vivre, ce qui peut aboutir à des prises de conscience utiles. Parfois même, cela marque le début d’une quête de sens. Mais l’idéal en la matière est de tout faire pour être heureux et connaître le moins de souffrances possible, que ce soit d’ailleurs sur le plan physique ou moral. Dans le même ordre d’idée, se complaire dans le dénuement et la pauvreté ne favorise nullement l’éveil spirituel. Il est vrai que c’est avant tout la richesse intérieure qu’il faut rechercher, mais il n’y a rien d’impie ou de sacrilège à vouloir améliorer son bien-être matériel.

L’Université Rose-Croix Internationale

Il me semble utile également de préciser que la spiritualité rosicrucienne n’est nullement incompatible avec la démarche scientifique. Certes, les mystiques s’intéressent plutôt au «pourquoi» des choses, et les savants au «comment». Mais peut-on envisager l’un sans l’autre ? Quoiqu’il en soit, les Rosicruciens considèrent, non seulement que la science et la spiritualité sont conciliables, mais également qu’elles constituent les deux piliers sur lesquels l’humanité doit prendre appui pour accéder à la compréhension de ce que l’on appelle couramment les «mystères de la vie». C’est pourquoi l’A.M.O.R.C. parraine une structure d’études et de recherches appelée «Université Rose-Croix Internationale», qui œuvre dans des domaines aussi variés que la psychologie, la médecine, l’astronomie, la musique, les sciences physiques, etc. Les travaux de cette Université interne sont régulièrement rendu publics sous forme de livres, de conférences et de séminaires.

D’un point de vue rosicrucien, l’homme n’est pas sur Terre à la suite d’un châtiment divin ou pour expier un péché originel commis supposément par Adam et Ève. S’il vit ici-bas, c’est pour conscientiser sa nature divine et la manifester à travers son comportement, jusqu’à atteindre l’état de Sagesse, appelé «état Rose-Croix» dans la Tradition rosicrucienne. Or, vous conviendrez certainement qu’un tel état ne peut être réalisé en une seule vie, d’où la nécessité de se réincarner. Ainsi, d’incarnation en incarnation, tout être humain évolue spirituellement, jusqu’à exprimer intégralement ce qu’il y a de plus divin en lui. Il en résulte que l’âme ne se rend ni au paradis, ni en enfer, ni au purgatoire après la mort. Après avoir quitté le corps qu’elle animait, elle se fond graduellement dans le cosmique, où elle retrouve d’autres âmes, parmi lesquelles celles d’êtres chers qui l’avaient précédée dans l’au-delà. Là, elle dresse le bilan de la vie qu’elle vient d’achever, en tire les leçons voulues, et attend que le moment soit venu pour elle de se réincarner et de poursuivre son évolution spirituelle.

Karma et réincarnation

Dans son application, la réincarnation est indissociable du karma. Cette autre loi spirituelle, que l’on appelle également «loi de cause à effet» ou «loi de compensation», est fondée sur le fait que chacune de nos pensées, de nos paroles et de nos actions s’inscrivent dans la Mémoire universelle et deviennent des causes qui produisent tôt ou tard des effets de même nature dans notre vie. Sous une forme ou sous une autre, tous les prophètes, messies et sages du passé ont enseigné ce principe en disant que nous finissons toujours par récolter ce que nous avons semé, en bien comme en mal. Cela veut dire à juste titre que notre karma peut être positif ou négatif. Dans le premier cas, il se traduit par des bienfaits divers ; dans le second, il donne lieu à des épreuves physiques, morales ou autres. Sachant cela, nous devons nous évertuer à penser, à parler et à agir le mieux possible au quotidien.

Toujours à propos du karma, il est important de comprendre qu’il s’agit d’une loi, non pas punitive, mais évolutive. Autrement dit, il ne s’applique pas dans le but de nous châtier pour telle ou telle erreur de comportement, mais afin de nous faire prendre conscience de ce qu’il aurait fallu dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire, pour ne pas la commettre. Convaincus de cela, les Rosicruciens ne sont pas fatalistes et cultivent le sens des responsabilités. Aussi, plutôt que d’accepter la fatalité et de se résigner face à l’adversité, ils mettent tout en œuvre, tant sur le plan matériel que spirituel, pour l’affronter et la vaincre. Ils savent également que si tout karma négatif se traduit tôt ou tard par une épreuve, toute épreuve n’est pas d’origine karmique. En effet, il est impossible de vivre sur le plan terrestre sans connaître des problèmes et sans être éprouvé de diverses manières. Ceci fait partie de la condition humaine. Par ailleurs, que nous en soyons conscients ou non, cela contribue à notre évolution spirituelle.

La relation existant entre le karma et la réincarnation est très importante lorsqu’on envisage la vie sous un angle spiritualiste. Elle suppose en effet que notre existence n’est pas déterminée par la seule Volonté de Dieu, comme le pensent nombre de croyants, mais qu’elle est conditionnée essentiellement par nos propres choix, et donc par l’application de notre libre arbitre. Ainsi, d’incarnation en incarnation, nous sommes les principaux artisans de notre destin. Dans cet ordre d’idée, ce n’est pas le diable qui incite les hommes à mal agir, car celui-ci n’existe pas et n’a jamais existé, pas plus que les démons et autres entités démoniaques. Lorsqu’un individu fait preuve de malveillance, au point de commettre des actes dits “diaboliques”, c’est sous l’effet de ses propres faiblesses et de son ignorance du moment. Un adage rosicrucien énonce d’ailleurs que «c’est de l’ignorance, et de l’ignorance seulement, que l’être humain doit se délivrer». Cela revient à dire qu’il doit s’ouvrir au savoir, à la connaissance.

Rosicrucianisme et écologie

Mais d’un point de vue rosicrucien, la spiritualité est une notion qui ne concerne pas uniquement le devenir de l’être humain. En effet, celui-ci n’est pas un être à part sur notre planète et n’a pas été créé ex-nihilo, tel qu’il est de nos jours. En fait, il est l’aboutissement de ce long processus que l’on appelle «évolution», processus qui conduit l’Âme universelle à animer les différents règnes de la nature. Cela veut dire que les animaux possèdent également une âme, collective ou individuelle selon les cas, et qu’ils évoluent selon des lois et à un rythme qui leur sont propres. De ce point de vue, les Rosicruciens sont évolutionnistes et non créationnistes. Par ailleurs, ils ne considèrent pas la nature comme extérieure à eux, mais comme le milieu auquel ils doivent la vie et à travers lequel les lois divines se manifestent dans toute leur plénitude. C’est pourquoi ils sont fondamentalement écologistes et considèrent la Terre comme un être, non seulement vivant, mais également conscient.

Dans un tout autre ordre d’idée, il m’a déjà été demandé si la spiritualité rosicrucienne était occidentale ou orientale. Elle est les deux à la fois, en ce sens qu’elle intègre des concepts orientaux et occidentaux, ce qui a fait dire à certains historiens de l’ésotérisme qu’elle est un pont entre l’Orient et l’Occident. En fait, elle est universelle, à l’image de la Rose-Croix, symbole de l’A.M.O.R.C. En effet, la croix n’a aucune connotation religieuse et n’est pas restrictive ; elle représente le corps physique de tout être humain, à l’image de la forme qu’il prend lorsque nous nous tenons debout, les bras à l’horizontal et les jambes serrées l’une contre l’autre. Quant à la rose, elle symbolise l’âme humaine en voie d’évolution vers l’état de Sagesse. Vous conviendrez certainement que tout spiritualiste, qu’il suive ou non une religion, pourrait se reconnaître dans ce symbole.

Appel à la spiritualité

En relation avec les remarques précédentes, je souhaiterais dire qu’il est devenu urgent de donner une orientation spiritualiste à la marche du monde. Je pense en effet que la cause majeure de la crise à laquelle il est confronté réside dans le fait que les hommes, dans leur ensemble, sont devenus trop matérialistes. Autrement dit, ils en sont venus à rechercher le bonheur dans l’avoir et le paraître, c’est-à-dire dans le transitoire et l’illusoire. Mais que constatons-nous ? Que de plus en plus de personnes, y compris parmi celles qui ne manquent de rien sur le plan matériel, sont malheureuses ou du moins ne sont pas vraiment heureuses. S’il en est ainsi, c’est parce que leur âme, partie invisible mais essentielle de leur être, est en état de manque spirituel. Plus que jamais peut-être dans l’histoire de l’humanité, la spiritualité, rosicrucienne ou non, est devenue une nécessité vitale.

De nos jours, nombre de spiritualistes ont fait le choix de mener seuls leur quête, le plus souvent en lisant des livres, en assistant ponctuellement à des conférences, et en “surfant” sur Internet. Si cette démarche est respectable en soi, je pense qu’elle a nécessairement ses limites. À titre d’analogie, il est possible d’apprendre à lire et à écrire par soi-même, mais cela prend beaucoup plus de temps et exige beaucoup plus d’effort qu’en allant à l’école. Dans le domaine qui est le sien, c’est ce principe, pour ne pas dire cette évidence, qui justifie l’existence de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix. En effet, il s’emploie à transmettre de façon structurée et progressive l’enseignement traditionnel, philosophique et initiatique dont il a hérité du passé, et auquel il ajoute constamment le fruit de ses propres recherches. Parallèlement à cet enseignement écrit que les membres reçoivent chez eux ou auquel ils ont accès par Internet, ceux qui le souhaitent peuvent se réunir dans des Loges et échanger entre eux. Cette notion d’échange me semble elle aussi indispensable, ne serait-ce que parce qu’elle est un vecteur de rencontres fraternelles.

Mes derniers mots seront pour les athées qui, par curiosité ou pour toute autre raison, auraient pris le temps d’écouter cet exposé. Naturellement, ils sont entièrement libres de n’accorder aucun intérêt à la spiritualité. Cela étant, lorsque l’on considère ce que l’homme a créé de plus beau et de plus utile dans les sciences, les arts, la littérature, l’architecture, etc., et lorsque l’on songe aux sentiments les plus nobles qu’il est capable d’exprimer, tels l’amour, l’amitié, la compassion, l’émerveillement et autre, comment douter qu’il possède en lui quelque chose de transcendant, de divin ? C’est probablement ce qui fit dire à Jacques Brel cette très belle phrase : «Je crois que Dieu ce sont les hommes, mais qu’ils ne le savent pas…». Depuis le plan spirituel où il se trouve désormais, qu’il me permette d’ajouter «… encore». Alors, à défaut d’être spiritualistes, soyons au moins humanistes.

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