Texte à méditer 17

« Si l’on remonte à la plus haute Antiquité, notamment à la Grèce antique, on constate qu’il n’y avait ni antagonisme ni frontière entre la science et la spiritualité. En effet, la plupart des savants étaient des spiritualistes : Thalès (astronome), Pythagore (mathématicien), Démocrite (père de l’atomisme), Empédocle (médecin), Théophraste (naturaliste), etc., admettaient l’existence de Dieu et de l’âme humaine comme une évidence. Toutes leurs études et tous leurs travaux étaient fondés sur ce postulat. Il faut d’ailleurs noter qu’ils accordaient autant d’importance à l’intuition qu’à la raison, ce qui leur permit de découvrir des lois et des principes qu’ils n’étaient pas en mesure de prouver rationnellement, et encore moins de démontrer expérimentalement. À titre d’exemple, Démocrite, auquel je me suis référé précédemment, avait compris intuitivement que la matière est formée d’atomes, et que les atomes eux-mêmes comportent des particules subatomiques auxquelles il avait donné le nom d’“éons”. Il alla même jusqu’à dire que ces éons étaient des particules d’espace-temps, et ce, au Ve siècle avant notre ère. Cela prouve bien que l’accès à la connaissance transcende le seul domaine de l’intellect et des sens objectifs. »

Extrait de «  L’utopie rosicrucienne »