Texte à méditer 8

« Dans la plupart des démocraties, il existe depuis plus ou moins longtemps une séparation entre l’État et la Religion. En vertu de ce principe fondamental de laïcité, la gestion des affaires politiques est du ressort des responsables politiques, et celle des questions religieuses est assurée par les responsables religieux. Cela dit, cette séparation utile et nécessaire entre la sphère politique et la sphère religieuse n’est pas aussi évidente qu’on pourrait le penser, à tel point qu’elle donne lieu dans certains pays à un déséquilibre favorisant tantôt l’une, tantôt l’autre. Ainsi, certaines sociétés démocratiques ont tendance à être laïcistes et à porter atteinte à la liberté, non seulement de croyance, mais également de culte. D’autres sont trop influencées par la religion dominante et, parfois malgré elles, donnent une orientation religieuse à la conduite de l’État. L’idéal en la matière est donc de faire en sorte que l’État et la Religion soient effectivement indépendants, mais que l’un et l’autre fassent preuve d’une tolérance et d’un respect mutuels, condition nécessaire pour éviter toute discrimination et maintenir l’harmonie entre les citoyens. »

Extrait de «  L’utopie rosicrucienne »