Au sujet de l’harmonie

Au sujet de l’harmonie

« L’âme humaine, en raison de son origine et de sa nature divines, est en quête d’harmonie. Vous noterez d’ailleurs que lorsque nous avons des pensées discordantes ou que nous sommes confrontés à une situation de discorde, que ce soit avec des proches ou des inconnus, nous nous sentons mal, au point parfois d’en être affectés sur le plan physique. Inversement, lorsque nous sommes en harmonie avec nous-mêmes, avec les autres et avec la nature, nous nous sentons bien intérieurement et même physiquement. C’est bien la preuve que la partie la plus profonde de notre être aspire à vivre dans la sérénité et la cordialité. Par ailleurs, vous remarquerez que l’être humain, dès lors qu’il a éveillé un degré suffisant d’intelligence et de raffinement, est sensible à l’harmonie des formes, des couleurs, des sons, etc., d’où l’intérêt qu’il est capable d’accorder à l’art, au sens le plus noble de ce terme. À l’inverse, il ne prend alors aucun plaisir à regarder, toucher, écouter, etc., ce qui est laid ou discordant. »

Extrait du livre «  L’utopie rosicrucienne »

 
Au sujet de l’harmonie

Au sujet de l’indifférence

« Il ne faut pas confondre “détachement” et “indifférence”. En effet, être détaché, ce n’est pas se désintéresser des autres, car cela s’apparenterait à de l’égoïsme. Autrement dit, ce n’est pas être indifférent à ce qu’ils sont, ce qu’ils font ou ce qui leur arrive. Ce n’est pas non plus dénigrer les aspects matériels de l’existence ou manquer de respect à l’égard des biens que l’on peut posséder. On doit au contraire se préoccuper du bien-être d’autrui et prendre soin des choses que nous avons pu acquérir, ne serait-ce que parce qu’elles sont le fruit du travail de quelqu’un d’autre. En résumé, ne pas faire des possessions terrestres l’idéal de notre vie, ne pas convoiter celles de notre prochain, accepter l’idée que l’on peut perdre du jour au lendemain celles dont on dispose, telles sont les caractéristiques majeures du détachement. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

 
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Au sujet de la naissance

« L’âme ne s’incarne qu’au moment où l’enfant sort du ventre de sa mère et inspire pour la première fois. En fait, c’est sous l’impulsion de cette première inspiration qu’elle pénètre en lui et prend possession de tout son être. En règle générale, l’expiration qui suit s’accompagne d’un cri que l’on assimile à la naissance elle-même. Si vous admettez ce point de vue, c’est donc au moment de sa naissance et non de sa conception que le nouveau-né reçoit son Moi spirituel et commence véritablement son incarnation. Cela suppose que tant qu’il est dans le sein maternel, il est dépourvu de conscience animique et ne possède aucune autonomie vitale. En vertu de ce principe, l’embryon comme le fœtus peut être assimilé à un organe ayant la particularité de se développer selon un processus admirable et dans un but on ne peut plus noble : devenir le réceptacle et le véhicule d’une âme. »

Extrait du livre «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
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Au sujet du droit à la propriété

« Indépendamment de toute idéologie politique, il me semble évident que le droit à la propriété devient destructeur lorsqu’il donne à ceux qui le détiennent le pouvoir de monopoliser les ressources naturelles ou de les exploiter comme ils le souhaitent, sans prendre en considération la sauvegarde de l’environnement et de l’humanité elle-même. De mon point de vue, les lois ne sont pas suffisamment restrictives dans ce domaine et sont trop aisément contournables. Face à la cupidité, à l’avidité et à l’inconscience, il faudrait des législations nationale et internationale conçues dans le but de privilégier le devoir de respecter la nature, plutôt que le droit de l’exploiter. Malheureusement, le monde est encore à ce point divisé que les gouvernements sont incapables de s’entendre sur une question pourtant aussi cruciale. La plupart, sinon tous, sont obnubilés par l’économie et la“croissance”. Naturellement, il est légitime de se préoccuper du bien-être matériel des peuples, mais qu’en sera-t-il si notre planète devient un jour invivable ? »

Extrait du livre «  Plaidoyer pour une écologie spirituelle »

 
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Au sujet de l’humanisme

« D’une manière générale, deux conditions majeures doivent être réunies pour mériter le qualificatif d’« humaniste » : aimer l’homme et avoir foi en lui. Aimer l’homme, cela ne veut pas dire nécessairement aimer tous les êtres humains en tant qu’individus, bien que ce soit l’idéal, mais au moins les aimer en tant que membres de la Fraternité humaine. Cela revient finalement à les considérer véritablement comme des frères. Avoir foi en l’homme, c’est avoir la conviction qu’il peut à la fois s’améliorer lui-même et améliorer le monde, ce qui suppose d’avoir confiance en sa capacité de faire le bien, tant pour lui-même que pour autrui. Un humaniste est donc optimiste quant à la nature humaine, ce qui ne l’empêche pas d’être lucide sur ses faiblesses. Convaincu que l’humanité est capable de se transcender pour exprimer le meilleur d’elle-même et œuvrer dans l’intérêt de chacun, il approuve et soutient tout projet et toute action qui visent au bonheur de ses frères humains, sans distinction. Inversement, il désapprouve et combat toute idéologie mettant en cause leur dignité ou leur intégrité. »

Extrait du livre «  Questions philosophiques »

 
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Au sujet d’un gouvernement mondial

« Lorsque les consciences et les mentalités auront évolué au point de rendre possible la mise en place d’un Gouvernement mondial, on peut penser que la grande majorité des états-nations seront des démocraties accomplies et éclairées. Dès lors, les politiciens seront des philosophes épris d’humanisme et de spiritualité ; la société dans son ensemble reposera sur un équilibre parfait entre les droits et les devoirs de chacun ; les lois seront l’expression d’une éthique fondée sur le respect de soi-même, des autres et de l’environnement ; toutes les institutions seront mises au service du bien commun ; il existera un droit d’ingérence internationale, de sorte qu’aucun état ne pourra porter atteinte à un autre ni aller à l’encontre du bien-être de ses propres citoyens. D’une manière générale, le monde verra le règne de l’unité dans la diversité et sera le théâtre de la Société idéale. L’humanité dans son ensemble aura réussi sa mutation et sera en bonne voie pour sa régénération. Autrement dit, elle aura intégré l’idée que sa présence sur Terre n’a pas d’autre but que d’évoluer spirituellement et d’incarner la Sagesse divine, tant sur le plan individuel que collectif. »

Extrait du livre «  L’utopie rosicrucienne »

 
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Au sujet de l’égoïsme

« La pauvreté n’est pas une fatalité. Elle ne correspond pas non plus à un Décret divin visant tel ou tel individu, tel ou tel peuple. Penser cela reviendrait à admettre que Dieu a fait de la souffrance une condition nécessaire à l’évolution spirituelle de l’homme, ce qui n’est pas le cas. Par ailleurs, il est évident que les pauvres, dans leur immense majorité, ne le sont pas parce qu’ils espèrent ainsi recevoir les bénédictions divines ou se rapprocher du “Royaume des Cieux”. Il est même probable qu’ils prient pour être plus heureux sur le plan matériel et connaître la prospérité. Certains sont pauvres parce qu’ils n’ont pas le courage de sortir de leur misère ou ne possèdent pas l’intelligence voulue pour y parvenir. D’autres le sont parce qu’ils subissent les aléas de l’économie mondiale ou la mauvaise gestion de ceux qui dirigent les destinées de leur pays. Mais d’une manière générale, la pauvreté résulte d’un manque de solidarité entre les hommes, ce manque de solidarité étant lui-même la conséquence de l’égoïsme. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

 
Au sujet de l’harmonie

Au sujet de la chute de l’homme

« Certaines exégèses bibliques et coraniques enseignent que l’homme est un ange déchu, cette déchéance étant due au fait qu’il aurait désobéi à Dieu au “commencement des temps”, lorsqu’il vivait en Sa présence dans le monde spirituel. D’un point de vue rosicrucien, il est plutôt un ange en devenir. En ce sens, je ne pense pas que ce que l’on appelle traditionnellement la “Chute” soit le résultat d’un Châtiment divin. En fait, la Création était une nécessité cosmologique, car il fallait que toute âme humaine (Ève) s’incarne (chute) dans un corps humain (Adam), condition absolue pour qu’elle puisse prendre conscience de sa nature divine et évoluer vers l’état de sagesse. De ce point de vue, l’homme n’est pas sur Terre pour expier un “péché originel” et vivre dans le malheur, mais pour connaître le bonheur en vivant en harmonie avec les lois divines. »

Extrait du livre «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
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Au sujet des races

« Affirmer qu’une race est supérieure à une autre n’a aucun fondement, que ce soit d’ailleurs d’un point de vue scientifique ou mystique. Certes, il existe des différences évidentes entre certains peuples, mais ces différences sont d’ordre culturel et résultent du contexte historique, géographique et économique qui leur est propre. Il est vrai aussi que certains individus ont un degré d’intelligence et un niveau de conscience plus élevés que d’autres, et ce, indépendamment de la race ou du peuple auquel ils appartiennent. Mais même dans ce cas, il serait pernicieux de voir en eux des êtres “supérieurs”. En termes rosicruciens, nous dirons plutôt qu’ils sont plus évolués, ce qui ne fait pas du tout appel au même concept. En effet, si la notion de supériorité est arbitraire et traduit généralement une position idéologique, notamment quand elle s’applique à la notion de race, celle d’évolution correspond à un processus mystique, lequel résulte du fait que tout être humain possède une âme qui évolue graduellement grâce aux expériences de la vie. Ajoutons que ce processus est individuel, de sorte qu’il serait faux également de penser que telle race ou tel peuple est plus évolué que tel autre. »

Extrait du livre «  Questions philosophiques »

 
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