Au sujet de l’être humain

Au sujet de l’être humain

« Indépendamment de toute conviction philosophique ou religieuse, notre corps physique est en lui-même une preuve de l’existence de Dieu et des lois par lesquelles Il se manifeste en nous. En effet, toutes nos fonctions, qu’elles soient psycho-motrices (mouvements, déplacements) ou organiques (respiration, digestion, circulations sanguine et lymphatique), pour ne citer que les plus évidentes, sont l’expression d’une intelligence et d’une volonté qui transcendent l’aspect purement physiologique de la vie. Ce fait devient encore plus évident lorsque l’on considère les facultés mentales de l’homme, car la pensée est de nature immatérielle et ne peut donc résulter exclusivement du cerveau. En réalité, cet organe est avant tout le siège de la phase objective de la conscience humaine, cette phase ayant pour rôle essentiel de percevoir le monde matériel et de lui appliquer nos divers processus de raisonnement. »

Extrait du livre «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
Au sujet de l’être humain

Au sujet des livres sacrés

Si les Livres sacrés sont considérés comme tels, c’est parce qu’ils sont le fondement des religions, lesquelles sont elles-mêmes considérées comme sacrées par ceux qui y adhèrent. Cela veut-il dire pour autant qu’ils représentent la Vérité divine ? Je ne le pense pas. Il importe en effet de comprendre que ce n’est pas Dieu Lui-même qui les a écrits, mais des humains qui, aussi inspirés furent-ils, avaient nécessairement leurs faiblesses, leurs imperfections et leurs limites. Au mieux, ces Livres ne représentent donc qu’une approche humaine de vérités divines. À cela s’ajoute le fait qu’ils furent rédigés il y a plusieurs siècles (voire plusieurs millénaires), dans un contexte historique, social et culturel qui a beaucoup évolué. C’est pourquoi nombre de règles de vie, de codes moraux et de doctrines que l’on y trouve sont devenus obsolètes et même archaïques avec le temps. Malheureusement, la plupart des responsables et des fidèles des religions se comportent comme s’ils étaient l’expression vivante et toujours actuelle de cette Vérité, au point de les appliquer et de les faire appliquer à la lettre. Pire encore, certains vont jusqu’à opposer un Livre sacré à un autre, c’est-à-dire une “Parole divine” à une autre. Les guerres de religions en sont la dramatique illustration. »

Extrait du livre «  Questions philosophiques »

 
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Au sujet du détachement

« D’une manière générale, nous pouvons considérer que quelqu’un de véritablement détaché est une personne qui pourrait se voir privée de tous ses biens, sans pour autant en devenir aigrie et sans perdre sa foi en la vie. Rares sont les individus capables d’un tel détachement, car on accepte mieux d’avoir plus que de ne plus avoir. Pourtant, il s’agit d’une vertu que l’on doit s’efforcer d’acquérir. Pour y parvenir, il faut cultiver en soi la certitude que la valeur de tout être humain ne se mesure pas à ce qu’il possède, mais à ce qu’il fait au service du bien. Quiconque a éveillé en lui cette certitude accorde plus d’importance à “l’être” qu’à “l’avoir”, de sorte que sa richesse intérieure le rend suffisamment fort pour surmonter toute épreuve qui le priverait de ses possessions matérielles. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

 
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Au sujet de l’âme humaine

« L’âme ne se limite pas à animer notre corps physique. C’est elle aussi qui confère à l’homme le pouvoir d’évoluer spirituellement et de donner un sens à sa vie. S’il en est ainsi, c’est parce qu’elle est une émanation de l’Âme universelle, et par extension de Dieu Lui-même. En fait, elle est à l’origine de ce qu’il y a de plus noble et de plus pur dans la nature humaine. Ainsi, ce que l’on appelle couramment “qualités”, telles la patience, la tolérance, l’altruisme, l’intégrité, l’humilité, la bienveillance, etc., sont des facultés de l’âme. En vertu de ce principe, ce que l’on nomme “défauts” sont le propre de l’ego et résultent du fait que nous n’avons pas encore développé ces facultés. Le but de notre évolution spirituelle est précisément de les acquérir et de les exprimer dans notre comportement. Comment ? En vivant au contact de nos semblables et en essayant d’être une bonne compagnie pour eux, ce qui implique la volonté de faire le bien. »

Extrait de «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
Au sujet de l’être humain

Au sujet de la nature

« La très grande majorité des êtres humains, si ce n’est tous, aiment la nature. Dès lors, on peut se demander pourquoi ils ne la respectent pas davantage. Je pense qu’il y a trois raisons majeures à cela : en premier lieu, parce qu’ils pensent à tort que la puissance qu’elle manifeste la rend indestructible, alors que ses équilibres sont en fait très fragiles. En second lieu, parce qu’ils sont avides de possessions et de richesses, au point qu’ils font passer leurs intérêts personnels avant la préservation de notre planète. En troisième lieu, parce qu’ils manquent de spiritualité, au sens mystique du terme. Autrement dit, parce qu’ils ne savent pas en quoi consiste le but ontologique de la vie et ignorent la raison d’être de l’univers, et celle de la Terre elle-même. Cela signifie que plus on comprend le rôle que notre planète joue dans la Création, plus on aime et respecte la nature. »

Extrait de «  Plaidoyer pour une écologie spirituelle »

 
Au sujet de l’être humain

Au sujet de la technologie

« La technologie ne permettra jamais de vaincre totalement le temps et l’espace. Certes, les hommes créeront des machines qui iront de plus en plus vite et de plus en plus loin, mais il y aura nécessairement une limite à ce progrès. En outre, on peut regretter que leur motivation première soit d’étendre leur champ d’action matériel, alors que c’est dans l’exploration du monde spirituel que se trouve leur véritable mission. Étant donné que le temps et l’espace sont des états de conscience objectifs, nous ne pouvons les transcender qu’en faisant appel à des facultés qui dépendent de notre âme, je pense notamment à la méditation. En effet, lorsqu’elle est pratiquée correctement, elle permet de faire momentanément l’expérience de l’infini et de l’intemporel, avec tout ce qui en résulte en termes de bien-être et d’inspiration. »

Extrait de « L’ontologie des Rose-Croix »

 
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Au sujet de l’astrologie

« L’astrologie n’est pas une science, mais un art, en ce sens qu’elle repose essentiellement sur l’interprétation des données obtenues, cette interprétation étant nécessairement sujette à erreur. Par ailleurs, il est profondément regrettable que cet art soit surtout employé à des fins divinatoires, alors que personne n’est capable de prédire avec précision et sans erreur l’avenir de quiconque. Penser le contraire reviendrait à dire que le destin de chacun est prédéterminé et qu’il ne dispose pas du libre arbitre. Or, il n’en est pas ainsi. L’astrologie, en terme de prédiction, permet uniquement de mettre en évidence des tendances, des éventualités ou des possibilités à l’égard desquelles il faut savoir prendre du recul. À titre d’analogie, une prévision astrologique est à l’image d’une pancarte qui indique la direction de telle ou telle ville. Nul ne nous oblige à prendre cette direction si nous ne le voulons pas ou si nous souhaitons nous y rendre par un autre chemin. »

Extrait de «  Questions philosophiques »

 
Au sujet de l’être humain

Au sujet de la planète Terre

« D’un point de vue mystique, la Terre n’est pas seulement notre cadre de vie. C’est aussi notre cadre d’évolution spirituelle. Pour être plus précis, elle est le lieu qui doit permettre à l’humanité de prendre graduellement conscience de son origine divine et de s’accomplir sur le plan intérieur. En cela, elle est le temple commun à toutes les âmes incarnées sur notre planète. Vue sous cet angle, la Terre et la vie qu’elle abrite ne sont pas le fruit du hasard ou d’un concours de circonstances. Elles s’inscrivent dans un Plan divin et sont régies par des lois physiques et métaphysiques qui n’ont rien d’arbitraire et que nous devons apprendre à connaître. Si tous les hommes avaient conscience de cela, non seulement ils seraient plus respectueux à l’égard de notre planète, mais ils entretiendraient des relations plus fraternelles entre eux. Ils seraient également plus enclins à mener une quête spirituelle et à s’interroger sur le sens profond de l’existence. Ce faisant, le ternaire Dieu – l’être humain – la nature (re)prendrait tout son sens et toute sa valeur. »

Extrait de «  L’utopie rosicrucienne »

 
Au sujet de l’être humain

Au sujet de la liberté

« Certes, la liberté d’expression est un droit légitime et donne à chaque citoyen la possibilité de faire connaître son opinion dans nombre de domaines, tout du moins dans les sociétés où une telle liberté existe. Cela dit, sans vouloir remettre en cause ce droit fondamental pour tout être humain, nous pouvons néanmoins nous demander si l’humanité est assez évoluée pour que tout individu puisse s’exprimer librement sur tout et à propos de quiconque ? En effet, pour être digne d’une telle liberté, il faut avoir développé une éthique personnelle très élevée et un respect d’autrui très rigoureux. Or, en l’état actuel des choses, nous devons malheureusement reconnaître que peu de personnes répondent à ces deux critères. L’intolérance qu’elles manifestent les unes envers les autres en est d’ailleurs la preuve. »

Extrait de «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

 
Au sujet de l’être humain

Au sujet de l’espace

« L’espace, tout comme le temps, est un état de conscience objectif. Certes, nous avons l’impression de le percevoir réellement, mais cette perception porte en fait sur les choses qu’il contient. En effet, si notre environnement ne comportait rien, il se réduirait à un vide qu’il nous serait impossible d’appréhender au moyen de nos facultés objectives. Pour prendre une analogie, nous serions comme un naufragé perdu la nuit au milieu de l’océan, et n’ayant pour repère qu’un ciel sans étoile. En ce sens, nous pouvons considérer que l’espace doit son existence à la matière, car c’est elle qui le met en évidence et lui confère ses limites. À titre d’exemple, si nous sommes capables de percevoir la distance qui sépare deux arbres situés à quelques mètres devant nous, c’est précisément parce que chacun d’eux a une réalité matérielle qui le distingue de l’autre. C’est également parce que nous pouvons les voir simultanément. »

Extrait de «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
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