Au sujet de la chute de l’homme

Au sujet de la chute de l’homme

« Certaines exégèses bibliques et coraniques enseignent que l’homme est un ange déchu, cette déchéance étant due au fait qu’il aurait désobéi à Dieu au “commencement des temps”, lorsqu’il vivait en Sa présence dans le monde spirituel. D’un point de vue rosicrucien, il est plutôt un ange en devenir. En ce sens, je ne pense pas que ce que l’on appelle traditionnellement la “Chute” soit le résultat d’un Châtiment divin. En fait, la Création était une nécessité cosmologique, car il fallait que toute âme humaine (Ève) s’incarne (chute) dans un corps humain (Adam), condition absolue pour qu’elle puisse prendre conscience de sa nature divine et évoluer vers l’état de sagesse. De ce point de vue, l’homme n’est pas sur Terre pour expier un “péché originel” et vivre dans le malheur, mais pour connaître le bonheur en vivant en harmonie avec les lois divines. »

Extrait du livre «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
Au sujet de la chute de l’homme

Au sujet du règne humain

« Bien que le règne humain soit le plus évolué de la nature, il n’a aucun droit sur les autres règnes, notamment sur les animaux. En tant que créatures vivantes, ils sont également des véhicules de l’Âme universelle et évoluent sur le plan spirituel. En ce sens, ils participent pleinement à (suite…)

 
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Au sujet des races

« Affirmer qu’une race est supérieure à une autre n’a aucun fondement, que ce soit d’ailleurs d’un point de vue scientifique ou mystique. Certes, il existe des différences évidentes entre certains peuples, mais ces différences sont d’ordre culturel et résultent du contexte historique, géographique et économique qui leur est propre. Il est vrai aussi que certains individus ont un degré d’intelligence et un niveau de conscience plus élevés que d’autres, et ce, indépendamment de la race ou du peuple auquel ils appartiennent. Mais même dans ce cas, il serait pernicieux de voir en eux des êtres “supérieurs”. En termes rosicruciens, nous dirons plutôt qu’ils sont plus évolués, ce qui ne fait pas du tout appel au même concept. En effet, si la notion de supériorité est arbitraire et traduit généralement une position idéologique, notamment quand elle s’applique à la notion de race, celle d’évolution correspond à un processus mystique, lequel résulte du fait que tout être humain possède une âme qui évolue graduellement grâce aux expériences de la vie. Ajoutons que ce processus est individuel, de sorte qu’il serait faux également de penser que telle race ou tel peuple est plus évolué que tel autre. »

Extrait du livre «  Questions philosophiques »

 
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Au sujet de l’éthique

« Dans la plupart des livres de référence, l’éthique est définie comme étant la « science de la morale », et la morale elle-même comme étant la « science du bien et du mal ». Étant donné qu’il n’existe pas de définition absolue du bien et du mal, une approche aussi manichéenne de la morale est ambiguë et dénote une connotation plus religieuse que philosophique. C’est ce qui explique en partie pourquoi nombre d’individus la rejettent désormais. D’un point de vue rosicrucien, elle ne correspond aucunement à la soumission à des dogmes religieux plus ou moins arbitraires, mais s’apparente au respect de soi-même, d’autrui et de l’environnement. Vous conviendrez certainement qu’une telle conception de la morale devrait convenir à toute personne sensée. Quiconque s’efforce de cultiver ces trois niveaux de respect donne lui-même l’exemple d’une personne digne et respectable, pour ne pas dire morale. »

Extrait du livre «  Questions philosophiques »

 
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Au sujet de l’être humain

« Indépendamment de toute conviction philosophique ou religieuse, notre corps physique est en lui-même une preuve de l’existence de Dieu et des lois par lesquelles Il se manifeste en nous. En effet, toutes nos fonctions, qu’elles soient psycho-motrices (mouvements, déplacements) ou organiques (respiration, digestion, circulations sanguine et lymphatique), pour ne citer que les plus évidentes, sont l’expression d’une intelligence et d’une volonté qui transcendent l’aspect purement physiologique de la vie. Ce fait devient encore plus évident lorsque l’on considère les facultés mentales de l’homme, car la pensée est de nature immatérielle et ne peut donc résulter exclusivement du cerveau. En réalité, cet organe est avant tout le siège de la phase objective de la conscience humaine, cette phase ayant pour rôle essentiel de percevoir le monde matériel et de lui appliquer nos divers processus de raisonnement. »

Extrait du livre «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
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Au sujet des livres sacrés

Si les Livres sacrés sont considérés comme tels, c’est parce qu’ils sont le fondement des religions, lesquelles sont elles-mêmes considérées comme sacrées par ceux qui y adhèrent. Cela veut-il dire pour autant qu’ils représentent la Vérité divine ? Je ne le pense pas. Il importe en effet de comprendre que ce n’est pas Dieu Lui-même qui les a écrits, mais des humains qui, aussi inspirés furent-ils, avaient nécessairement leurs faiblesses, leurs imperfections et leurs limites. Au mieux, ces Livres ne représentent donc qu’une approche humaine de vérités divines. À cela s’ajoute le fait qu’ils furent rédigés il y a plusieurs siècles (voire plusieurs millénaires), dans un contexte historique, social et culturel qui a beaucoup évolué. C’est pourquoi nombre de règles de vie, de codes moraux et de doctrines que l’on y trouve sont devenus obsolètes et même archaïques avec le temps. Malheureusement, la plupart des responsables et des fidèles des religions se comportent comme s’ils étaient l’expression vivante et toujours actuelle de cette Vérité, au point de les appliquer et de les faire appliquer à la lettre. Pire encore, certains vont jusqu’à opposer un Livre sacré à un autre, c’est-à-dire une “Parole divine” à une autre. Les guerres de religions en sont la dramatique illustration. »

Extrait du livre «  Questions philosophiques »

 
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Au sujet du détachement

« D’une manière générale, nous pouvons considérer que quelqu’un de véritablement détaché est une personne qui pourrait se voir privée de tous ses biens, sans pour autant en devenir aigrie et sans perdre sa foi en la vie. Rares sont les individus capables d’un tel détachement, car on accepte mieux d’avoir plus que de ne plus avoir. Pourtant, il s’agit d’une vertu que l’on doit s’efforcer d’acquérir. Pour y parvenir, il faut cultiver en soi la certitude que la valeur de tout être humain ne se mesure pas à ce qu’il possède, mais à ce qu’il fait au service du bien. Quiconque a éveillé en lui cette certitude accorde plus d’importance à “l’être” qu’à “l’avoir”, de sorte que sa richesse intérieure le rend suffisamment fort pour surmonter toute épreuve qui le priverait de ses possessions matérielles. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

 
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Au sujet de l’âme humaine

« L’âme ne se limite pas à animer notre corps physique. C’est elle aussi qui confère à l’homme le pouvoir d’évoluer spirituellement et de donner un sens à sa vie. S’il en est ainsi, c’est parce qu’elle est une émanation de l’Âme universelle, et par extension de Dieu Lui-même. En fait, elle est à l’origine de ce qu’il y a de plus noble et de plus pur dans la nature humaine. Ainsi, ce que l’on appelle couramment “qualités”, telles la patience, la tolérance, l’altruisme, l’intégrité, l’humilité, la bienveillance, etc., sont des facultés de l’âme. En vertu de ce principe, ce que l’on nomme “défauts” sont le propre de l’ego et résultent du fait que nous n’avons pas encore développé ces facultés. Le but de notre évolution spirituelle est précisément de les acquérir et de les exprimer dans notre comportement. Comment ? En vivant au contact de nos semblables et en essayant d’être une bonne compagnie pour eux, ce qui implique la volonté de faire le bien. »

Extrait de «  L’ontologie des Rose-Croix »

 
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Au sujet de la nature

« La très grande majorité des êtres humains, si ce n’est tous, aiment la nature. Dès lors, on peut se demander pourquoi ils ne la respectent pas davantage. Je pense qu’il y a trois raisons majeures à cela : en premier lieu, parce qu’ils pensent à tort que la puissance qu’elle manifeste la rend indestructible, alors que ses équilibres sont en fait très fragiles. En second lieu, parce qu’ils sont avides de possessions et de richesses, au point qu’ils font passer leurs intérêts personnels avant la préservation de notre planète. En troisième lieu, parce qu’ils manquent de spiritualité, au sens mystique du terme. Autrement dit, parce qu’ils ne savent pas en quoi consiste le but ontologique de la vie et ignorent la raison d’être de l’univers, et celle de la Terre elle-même. Cela signifie que plus on comprend le rôle que notre planète joue dans la Création, plus on aime et respecte la nature. »

Extrait de «  Plaidoyer pour une écologie spirituelle »

 
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Au sujet de la technologie

« La technologie ne permettra jamais de vaincre totalement le temps et l’espace. Certes, les hommes créeront des machines qui iront de plus en plus vite et de plus en plus loin, mais il y aura nécessairement une limite à ce progrès. En outre, on peut regretter que leur motivation première soit d’étendre leur champ d’action matériel, alors que c’est dans l’exploration du monde spirituel que se trouve leur véritable mission. Étant donné que le temps et l’espace sont des états de conscience objectifs, nous ne pouvons les transcender qu’en faisant appel à des facultés qui dépendent de notre âme, je pense notamment à la méditation. En effet, lorsqu’elle est pratiquée correctement, elle permet de faire momentanément l’expérience de l’infini et de l’intemporel, avec tout ce qui en résulte en termes de bien-être et d’inspiration. »

Extrait de « L’ontologie des Rose-Croix »

 
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