Au sujet de la foi

Au sujet de la foi

« S’il est vrai que l’on peut être altruiste sans croire en Dieu, le fait d’être spiritualiste ouvre néanmoins des horizons plus vastes dans l’application de l’altruisme. En effet, si l’on admet que l’humanité fait partie d’un Plan divin et qu’elle évolue vers un État idéal, on comprend intuitivement que cet État ne peut être atteint que d’une manière collective et en faisant appel à ce qu’il y a de meilleur dans la nature humaine. Par ailleurs, le fait d’être convaincu qu’il existe une relation privilégiée entre l’homme et Dieu donne une dimension transcendantale à notre vie et lui confère un sens que toute personne athée ou matérialiste ne peut concevoir. Vous noterez d’ailleurs que la foi, dans son application la plus positive, est elle-même une vertu qui incite à œuvrer au service du bien. Si tel est le cas, c’est parce qu’elle prend sa source dans les aspirations les plus nobles de l’âme. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet de l’humilité

« Le meilleur moyen d’éveiller l’humilité consiste à se convaincre que plus nous voulons paraître grands aux yeux des hommes, plus nous nous révélons petits au regard de Dieu. À cela s’ajoute le fait que les autres nous voient bien souvent tels que nous sommes. Quels que soient notre renommée, notre position sociale, l’étendue de nos aptitudes et de nos dons, etc., nous ne sommes qu’un individu parmi des milliards. En tant que tel, chacun de nous n’est qu’une cellule du grand corps de l’humanité et ne peut exister indépendamment de lui. Nous ne sommes qu’une poussière d’étoile dans l’immensité de l’univers, qu’une goutte d’eau au sein du grand océan cosmique. Cela dit, s’il est vrai que nous sommes peu de chose en tant que personne, l’âme incarnée en nous donne à chacun le pouvoir de réfléchir la Sagesse divine et d’être un agent de ses œuvres parmi les hommes. Mais la seule manière d’y parvenir consiste précisément à acquérir l’humilité, vertu qui traduit en elle-même un certain degré d’évolution. »

Extrait de «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet des commandements

« Toutes les religions ont établi des commandements pour définir ce qui est bien ou mal dans le comportement des hommes. La plupart de ces commandements consistent en des interdictions. Certaines sont fondées, car elles correspondent effectivement à des actions mauvaises sur le plan humain et négatives sur le plan karmique. En revanche, d’autres interdictions sont arbitraires et véhiculent des croyances dogmatiques. À cet égard, les “péchés” auxquels se référent certaines religions ne sont pas tous des fautes au regard du Divin et n’engendrent pas systématiquement un karma négatif. Quoi qu’il en soit, plutôt que d’inciter l’homme à ne pas faire le mal, il me semble préférable de l’encourager à faire le bien. Dans le premier cas, on crée en lui un sentiment de culpabilité et on renforce ses inhibitions, ce qui nuit à son bien-être général et à son épanouissement intérieur. Dans le second, on lui permet de prendre conscience par lui-même de sa nature divine et de mieux assumer ses erreurs de jugement et de comportement. »

Extrait de «  L’ontologie des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet de la guerre

« Toute guerre, par définition, est un acte collectif qui met en cause la vie d’un grand nombre de personnes. Cela dit, c’est sur un plan individuel qu’elle prend d’abord naissance, car c’est en l’homme que germe la violence avant de s’exprimer dans ses pensées, ses paroles et ses actions. C’est pourquoi tous les sages du passé ont enseigné que c’est d’abord en nous-mêmes que nous devons faire la paix. Mais se pacifier soi-même n’est pas une chose aisée, car nous possédons tous une forme d’agressivité latente, ne serait-ce que parce que nous avons tous un ego et que celui-ci est souvent sur la défensive. Quoi qu’il en soit, l’acquisition de la non-violence commence par la maîtrise de toute pensée empreinte de rancune, de malveillance et, naturellement, de haine. Lorsqu’une telle pensée nous vient à l’esprit, il faut absolument faire appel à notre volonté et la transmuter en un sentiment fondé sur le pardon, la bienveillance et l’amour. Si nous ne le faisons pas, la violence s’implante alors dans notre subconscient et finit par faire partie intégrante de notre personnalité et de nos réactions. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet de l’hypocrisie

« L’intégrité ne doit pas se limiter à entretenir des relations sincères avec autrui. Elle concerne également la manière dont nous appliquons à notre propre vie les principes moraux que nous défendons auprès des autres. Or, l’homme, en raison de ses faiblesses, a tendance à mieux parler du bien qu’à le faire, d’où l’expression : “Faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Nous devons donc nous efforcer de vivre le plus conformément possible à nos idées, afin d’être un exemple pour nous-mêmes et de nous sentir en accord avec notre conscience. En ce sens, l’hypocrisie n’est pas uniquement l’attitude qui consiste à manquer de franchise dans nos rapports humains. Être hypocrite, c’est aussi se trahir soi-même et s’autoriser des comportements que nous savons être mauvais et que nous réprouvons chez ceux qui en font preuve. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet des richesses

« Chacun sait que l’on ne peut emporter dans l’au-delà ce que l’on a acquis matériellement sur cette Terre. Pourtant, nombre de personnes se comportent comme si cela était possible, accumulant sans cesse des richesses, parfois malhonnêtement ou au détriment des autres. La plupart d’entre elles n’en profitent d’ailleurs pas, soit parce que la mort ou la maladie vient les en priver, soit parce que leur vie est “empoisonnée” par la crainte de les perdre. Quoi qu’il en soit, les biens que l’homme peut acquérir sur le plan terrestre ne lui sont utiles que s’ils répondent aux besoins légitimes de son corps physique tout en contribuant à l’épanouissement de son âme. Dans le cas contraire, ils n’ont aucun intérêt au regard de son évolution intérieure et sont un fardeau qui ralentit sa marche sur le sentier de la sagesse. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet de la non-violence

« Lorsqu’on évoque la notion de non-violence, on pense tout d’abord à l’absence de guerre, c’est-à-dire à la paix. Or, depuis que les hommes sont apparus sur Terre, nous devons malheureusement reconnaître qu’ils n’ont jamais cessé de s’agresser mutuellement et de s’entre-tuer, le plus souvent pour s’approprier le bien d’autrui ou pour exercer leur domination sur les autres. À cet égard, l’espèce humaine est la seule à s’auto-détruire sous l’influence de la haine. S’il en est ainsi, c’est parce qu’elle est également la seule à posséder la conscience de soi et son corollaire : le libre arbitre. Tout être humain a donc le pouvoir d’agir en opposition avec sa nature divine et de donner libre cours à ses instincts destructeurs, lesquels sont inhérents aux aspects les plus primitifs de sa personnalité. L’un des buts de notre évolution spirituelle est précisément de maîtriser le guerrier qui sommeille en nous et de devenir un agent de paix parmi nos semblables. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet de l’âme

« Tout être humain possède une âme qui provient de l’Âme universelle, laquelle est elle-même une émanation de Dieu. Cela signifie que l’homme est de nature divine et qu’il est virtuellement parfait. Mais il n’a pas conscience de cette perfection latente et ne l’exprime pas dans son comportement, ce qui explique pourquoi il est imparfait dans sa manière de penser, de parler et d’agir. S’il vit sur Terre, c’est précisément pour réaliser cette prise de conscience et la rendre manifeste dans son existence. Comment ? En apprenant à appliquer positivement son libre arbitre et à vivre en harmonie avec les lois naturelles, universelles et spirituelles. »

Extrait du livre «  L’ontologie des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet de la violence

« Parmi les facteurs divers qui déclenchent la violence, le pire est probablement la violence elle-même. C’est pourquoi il est regrettable qu’elle soit aussi présente à la télévision et au cinéma. Outre qu’elle est ainsi banalisée, cela développe l’agressivité latente des (télé)spectateurs, notamment des enfants. Cela dit, il serait trop simple de rejeter la faute sur ceux qui réalisent ou programment des films violents, car rien ne nous oblige à les regarder. De même, tout parent responsable devrait faire en sorte que ses enfants ne s’en abreuvent pas. En outre, on peut penser que s’il n’y avait pas une telle “consommation” de ces films, ils finiraient par disparaître des écrans et seraient progressivement remplacés par des films ou des émissions faisant appel à des sentiments plus nobles. Nous avons donc une grande responsabilité dans ce domaine, car ce sont nos propres choix qui conditionnent en grande partie ce qui nous est proposé à la télévision ou au cinéma. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

Au sujet de la foi

Au sujet de la bienveillance

« Dans son expression la plus élevée, la bienveillance est l’aptitude à “aimer son prochain comme soi-même”, commandement que de nombreux sages du passé, et pas seulement Jésus, ont enseigné aux hommes. Cela dit, nous devons reconnaître qu’un tel commandement dépasse les possibilités du commun des mortels et correspond encore à un idéal à atteindre. En raison de notre imperfection du moment, il faut admettre que nous sommes incapables d’aimer tout le monde, à plus forte raison ceux qui ne nous aiment pas. Soyons donc modestes dans ce domaine, et efforçons-nous déjà de ne faire de tort à personne, non seulement en action, mais également en parole. En cela, l’absence totale de haine peut être considérée comme une forme primitive d’amour. »

Extrait du livre «  L’idéal éthique des Rose-Croix »

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