À l’échelle de l’univers
À l’échelle de l’univers, l’espace correspond à l’ensemble des galaxies et des vides stellaires qui le composent. S’agissant des galaxies, elles se comptent par milliards et contiennent elles-mêmes des milliards de systèmes solaires et d’astres divers, dont des centaines de milliards de planètes. Quant aux vides stellaires, nombre d’entre eux contiennent une infinité de trous noirs, c’est-à-dire de corps tellement massifs et denses qu’ils empêchent la lumière de s’en libérer. Ils sont des milliards de milliards dans l’ensemble de l’univers. Depuis la Terre, nous n’en voyons qu’une infime partie, en l’occurrence la voie lactée, laquelle renferme notre système solaire, situé dans ce que les astrophysiciens ont désigné sous le nom de « bras d’Orion ». Vous conviendrez que tout ceci est vertigineux et dépasse les limites de notre entendement.
À l’échelle de notre système solaire
À l’échelle de notre système solaire, l’espace comprend « notre » soleil et l’ensemble des planètes qui gravitent autour : la Terre (avec la Lune comme satellite), mais aussi Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton (considéré désormais comme une planète naine transneptunienne). Certaines sont visibles à l’œil nu lorsque les conditions atmosphériques sont favorables ; d’autres ne peuvent être observées qu’au moyen de télescopes. Depuis la plus haute Antiquité, on leur prête une influence sur la vie des êtres humains. C’est ce que pensent notamment les adeptes de l’astrologie. De leur côté, les Rose-Croix s’intéressent plutôt à l’astrosophie, c’est-à-dire aux vertus subliminales que la Tradition attribue aux planètes de notre système solaire et aux effets subtiles qu’elles ont sur nous lorsque l’on sait s’harmoniser avec elles.
À l’échelle de notre planète
À l’échelle de notre planète, l’espace correspond à notre environnement terrestre et à tout ce qui en fait partie. Tel que nous le percevons, il s’étend de l’endroit où nous nous trouvons jusqu’à la ligne d’horizon, laquelle recule à notre vue au fur et à mesure que nous nous en rapprochons. Il est la source de nombreuses illusions visuelles. À titre d’exemples, chacun sait qu’un arbre distant de nous est bien plus grand en réalité que ce qu’il nous paraît ; que les rails d’une ligne de chemin de fer semblent se croiser au loin alors qu’il n’en est rien ; que la ligne d’horizon évoquée précédemment est factice. Dans l’absolu, l’espace terrestre s’étend à la surface de la Terre, soit environ 500 millions de km², étant entendu que les mers et les océans en couvrent 70 %. Et sur ces 500 millions de km², combien en avons-nous parcouru au cours de notre vie ? Évidemment très peu.
À l’échelle de nos vies individuelles
À l’échelle de nos vies individuelles, l’espace est notre champ d’action, c’est-à-dire le domaine dans lequel nous sommes actifs au quotidien. Il s’étend de notre habitation à tous les lieux où nous nous rendons chaque jour, que ce soit dans le cadre de notre travail, de nos loisirs, de nos déplacements, de nos activités en général. Tout ce que nous vivons dans cet espace génère des prises de conscience et contribue à notre évolution. Pour certains d’entre nous, il est relativement peu étendu ; pour d’autres, il couvre de longues distances. Quoi qu’il en soit, notre «espace de vie », comme le nomment les sociologues, est une source permanente d’expériences et forge notre destin d’heure en heure, de jour en jour, de mois en mois, d’année en année. Il est donc indissociable du temps, comme l’est l’univers, selon la théorie de la relativité formulée par ce grand scientifique et mystique que fut Albert Einstein (1879–1955).
Notre espace intérieur
Mais il existe un espace encore plus intime, à savoir notre intériorité, avec tout ce que cela comporte : nos pensées, nos émotions, nos sentiments, nos affects, nos idéaux, nos convictions, nos croyances, nos espérances et, d’une manière générale, tout ce dont nous avons conscience. C’est dans cet espace intérieur, propre à chacun et chacune, que se forge notre personnalité, sous l’effet des expériences que nous vivons quotidiennement au contact des autres, dans le monde, pour ne pas dire dans l’espace extérieur. D’un point de vue rosicrucien, c’est là aussi que réside notre âme, dont notre corps physique est le temple. Si nous sommes incarnés sur Terre, c’est pour lui permettre d’évoluer graduellement vers l’état de sagesse. Étant donné qu’un tel but ne peut pas être atteint en une seule vie, la plupart des Rose-Croix adhèrent à la réincarnation. Entre deux incarnations, elle demeure en quelque sorte dans l’espace stellaire, ce qui nous ramène à l’univers.





