Qu’est-ce que la science-fiction ?
Par définition, la science-fiction est un genre littéraire et cinématographique qui consiste à mettre en scène des fictions concernant l’avenir et reposant sur des progrès scientifiques et techniques présumés. Elle a fait son apparition aux États-Unis au début du XXe siècle, (« science fiction » en anglais, sans trait d’union). En France, cette expression supplanta progressivement le mot « anticipation », déjà en vigueur à l’époque. Le premier film de ce nouveau genre s’intitulait « Le voyage dans la Lune ». Il fut réalisé en noir et blanc par le français Georges Méliès, sur la base du roman de Jules Verne.
L’origine “officielle” de la science-fiction
Si l’on s’accorde à dire que l’origine “officielle” de la science-fiction se situe au début du XXe siècle, l’anticipation, quant à elle, est plus ancienne. C’est ainsi que Jules Verne, auquel je me suis référé précédemment, avait imaginé dès le XIXe siècle des inventions qui allaient devenir des réalités : le sous-marin électrique, la capsule spatiale, l’hologramme, la cryogénisation… Que dire également des inventions de Léonard de Vinci, au XVIe siècle, qui inventa le parachute, le char d’assaut, l’automobile, le roulement à billes, le scaphandre, la bicyclette, le robot mécanique… Ne peut-on pas les considérer comme des précurseurs de la science-fiction ?
L’anticipation
Depuis son émergence en tant que genre littéraire et cinématographique, la science-fiction s’est exprimée à travers deux domaines majeurs : anticipation de ce que sera l’humanité dans l’avenir ; anticipation de contacts éventuels avec des extraterrestres. Dans les deux cas, les auteurs et les scénaristes ont puisé à deux sources : 1) leur propre imagination ; 2) la science et la technologie du moment. De cette combinaison sont nés des milliers de récits et de scénarios plus scientifiques que fictifs pour les uns, plus fictifs que scientifiques pour les autres. Quoi qu’il en soit, les amateurs du genre ont désormais à leur disposition un panel de livres et de films susceptibles de satisfaire leur goût de l’inconnu, de l’aventure et de l’anticipation.
La science-fiction projectionnelle
Comme vous le savez, nombre de récits et de films de science-fiction décrivent ce que pourrait être le monde dans un futur plus ou moins lointain. La plupart en donnent une vision qui ne me réjouit guère : l’individualisme est devenu la norme, le matérialisme la culture dominante. Tout est informatisé, et l’intelligence artificielle est omniprésente, avec son lot de robots, de cyborgs et autres humanoïdes. La nature est quasiment absente, comme si l’humanité en avait fait son deuil. Les êtres humains ne vivent plus vraiment ; ils existent. Je ne suis certainement pas le seul à penser cela. Vue sous cet angle, la science-fiction est un moyen de mettre en évidence ce qui attend l’humanité si elle se laisse dominer par ses instincts les plus matérialistes, pour ne pas dire les plus destructeurs.
« Nous disposons du libre arbitre »
Lorsqu’elle n’est pas purement fictive, la science-fiction projectionnelle s’apparente à une vision prophétique de l’avenir. Mais cette vision ne traduit pas nécessairement le futur, tel qu’il sera. En effet, nous disposons du libre arbitre et pouvons faire en sorte que les scénarios-catastrophes, apocalyptiques ou simplement peu rassurants pour l’humanité, ne se réalisent pas. Cela suppose que la science et la technologie se donnent une orientation à la fois humaniste, écologiste et spiritualiste, ce que l’Ordre de la Rose-Croix ne cesse d’appeler de ses vœux. Tel est d’ailleurs le thème central des trois Manifestes qu’il a publiés en 2001, 2014 et 2016, à savoir la « Positio F.R.C. », l’« Appelatio F.R.C. » et les « Nouvelles Noces chymiques de Christian Rosenkreutz ».






Cet article a 7 commentaires
la science fiction est utile pour nous extraire du monde actuel, et si des messages positifs sont inclus le but est réussi.
La science-fiction ne serait t’elle pas une extĂ©riorisation de nos propres peurs? Ou alors de nos propres dĂ©fauts et vices? Il est impossible de penser qu’un mystique digne de ce nom puisse imaginer l’avenir sous une forme diffĂ©rente du beau, en excluant les ĂŞtres humains pour les remplacer par des machines. Il est vrai que la surpopulation de la terre devra pousser les ĂŞtres humains Ă davantage de rĂ©flexions pour maintenir l’harmonie et la stabilitĂ© de la race dans son ensemble. Mais cette harmonie n’est pas synonyme de machination ou de robotisation qui ne sont que le reflet de l’individualisme…
La Science-Fiction est un moyen pour certains d’exprimer leur pensée, surtout sur ce qui surviendrait dans les temps à venir dans l’histoire de l’humanité. Alors qu’on devrait s’en servir pour parfaire notre monde, valoriser l’humain et rendre notre planète plus habitable et vivable.
Il me semble que la SF est surtout le reflet de la vision du futur qu’une sociĂ©tĂ© produit Ă un moment donnĂ© de son histoire – autrement dit, paradoxalement, elle parle surtout du prĂ©sent. C’est pourquoi, considĂ©rations scientifiques (souvent fantaisistes!) mises Ă part, la Science Fiction des annĂ©es 30 est très diffĂ©rente de celle des annĂ©es 50, des annĂ©es 70 etc. Autrement dit, la vision du futur est surtout le miroir d’un Ă©tat psychologique collectif, avec ses craintes et ses espoirs…
Je me demande toujours pourquoi on montre un avenir oĂą l’homme est toujours en guerre … Cela permet peut-ĂŞtre d’exorciser la peur de l’avenir qui se dĂ©veloppe en chacun de nous. Pour ma part cela me donne Ă rĂ©flĂ©chir et c’est comme cela que l’on peut faire les meilleurs choix pour un avenir plus humain, plus heureux et plus serein. Je reste optimiste quoique l’on me dise mĂŞme si cela semble utopique.
Pour exemple de science fiction: « le soleil vert » que mangerons-nous dans l’avenir?
dans « la guerre des Ă©toiles » une phrase Ă mĂ©diter: « la Force, c’est une sorte de fluide créé par tout ĂŞtre vivant, une Ă©nergie qui nous entoure et nous pĂ©nètre et qui maintient la Galaxie en un tout, unique. » …
La science fiction n’est que la projection des idĂ©es de l’humanitĂ© vers le monde extĂ©rieur. Pourtant nous pourrions nous projeter nous mĂŞmes intĂ©rieurement et vivre ces Ă©vĂ©nements. Mais l’humain est dans l’incapacitĂ© et l’ignorance. il pense que c’est mieux dehors. L’intelligence artificielle sera un flĂ©au pour l’humanitĂ©. Les robots nous dĂ©passeront et l’humain ne pourra pas faire face. S’il commence Ă travailler avec son intĂ©rieur il pourra ĂŞtre plus fort que l’I. A. c est pour cela qu il faut contrecarrer ces forces nĂ©gatives sur cette planète le plus vite possible. Nous sommes peu et la sĂ©lection sera rude.
« Whatever you dream, you can begin and do it » (Goethe). Ce très intĂ©ressant texte sur la science fiction et Goethe sont en accord sur un point : la place qu’occupe l’utopie dans toute crĂ©ation. Que cela vienne d’une simple imagination ou de la base d’une rĂ©alitĂ©, l’anticipation permet de transposer ce qui n’existe pas encore et qui est infini, dans un espace-temps (non rĂ©el) oĂą non seulement cette anticipation existe mais en plus, est finie. Il arrive, en relation avec certains processus que certaines crĂ©ations prennent forme dans la vie rĂ©elle et palpable. C’est pour cette raison qu’il faudrait prendre l’habitude de penser Ă de très grands Ă©vĂ©nements positifs, pour qu’ils finissent par se matĂ©rialiser, s’harmoniser avec des faits nĂ©gatifs, ne pouvant finir si l’on persiste qu’Ă attirer Ă soi le mĂŞme niveau de frĂ©quence… E.M.E. esther melèdje