Lettre ouverte à la mort

«Quand on ne sait pas ce qu’est la Vie,
comment peut-on savoir ce qu’est la Mort ?»
Confucius (551-479 avant Jésus-Christ)

LETTRE OUVERTE À LA MORT

de Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix

Nous sommes tous destinés à mourir un jour et à quitter ce monde, et avec lui les êtres qui nous sont chers. C’est là une échéance à laquelle personne ne peut se soustraire. La Mort est indissociable de la Vie, et chaque minute, chaque jour, chaque mois, chaque année… nous rapproche d’elle inexorablement. Ce que nous ignorons, c’est ce qu’elle est vraiment et à quoi elle mène réellement. Pour en savoir plus sur le mystère qui l’entoure, le mieux est peut-être de lui écrire, ou plutôt de lui consacrer cette lettre dite ouverte, en ayant à l’esprit qu’elle lui répondra peut-être à sa manière, lorsque le moment sera venu…

À moins d’être atteint d’une déficience mentale, tout individu en vient un jour à s’interroger sur la Mort, avec sérénité ou appréhension, selon les cas. Comme c’est le cas de la plupart des enfants, j’ai songé à elle pour la première fois vers l’âge de quatre ans. Curieusement, ce n’est pas de ma propre mort dont je me suis inquiété, mais de celle de mes parents ; je m’entends encore leur demander de me promettre qu’ils ne mourront jamais, promesse qu’ils ont faite avec un sourire bienveillant. Je me rappelle les avoir crus sur le moment, ou plutôt m’être dit qu’il était plus rassurant pour moi de les croire. Pourtant, je savais, pour y avoir été confronté, que toute personne et tout animal peut mourir : l’un de mes camarades venait de perdre sa mère ; un chien que j’aimais beaucoup était mort il y a quelques semaines. Sans doute avais-je besoin de nier cette réalité pour mieux l’accepter…

Avec le temps qui passe, tout enfant en vient à intégrer l’idée que les êtres qui lui sont chers mourront un jour, et que lui aussi mourra. Mais lorsqu’on est jeune, cette échéance semble très lointaine, à tel point que l’on se sent quasiment immortel et que l’on vit dans l’insouciance de la Mort. Certes, le décès de proches ou de personnes de notre connaissance nous ramène parfois à la raison, mais la Vie reprend rapidement le dessus et nous replonge dans ce sentiment d’immortalité et d’insouciance. Les années se succèdent, et avec elles tout ce qui conditionne une existence en devenir : les joies et les peines, les succès et les échecs, les espérances et les désespoirs, les enchantements et les désillusions… C’est ainsi que chacun forge sa personnalité tout autant que son destin, et chemine sur un sentier dont il sait qu’il aura nécessairement une fin.

La fragilité et la fugacité de la vie

En vieillissant, le temps donne le sentiment de s’accélérer, et la Mort se rappelle régulièrement à nous : les personnes de notre connaissance qui décèdent sont de plus en plus nombreuses ; nous avons de plus en plus conscience que la durée qu’il nous reste à vivre est devenue (beaucoup) plus courte que celle que nous avons vécue ; une maladie ou un accident grave vient nous interpeller davantage encore sur la fragilité et la fugacité de la Vie ; quelque chose, au plus profond de nous, nous engage toujours plus à réfléchir sur nous-mêmes, sur le sens de l’existence, et sur la possibilité qu’il y ait une après-vie, un au-delà, comme le suggèrent les religions. Pour nombre de personnes, athées ou non, c’est alors le début d’un examen de conscience plus approfondi et d’un réexamen de leurs convictions et de leurs croyances.

À ce jour, on évalue à environ cent milliards le nombre de personnes décédées depuis que l’humanité a fait son apparition sur Terre. En cela, la Mort règne sur un monde beaucoup plus vaste que celui de la Vie, avec ses quelque 7,5 milliards d’êtres humains. Mais qu’en est-il de tous ces défunts ? Qu’en reste-t-il ? Pour ce qui est de leurs corps, nous le savons : la plupart sont « redevenus poussière » et n’ont plus d’existence ; certains sont en voie de décomposition, enfermés dans un cercueil ou livrés à la terre ; d’autres ont été réduits en cendres et se sont mêlés au sol, lui apportant un surcroît de fertilité ; d’autres encore, très rares, ont perduré à travers les siècles sous forme de momies et rendent témoignage à des époques antiques. Les plus connues sont certainement celles que l’ancienne Égypte nous a laissées en héritage et grâce auxquelles nous pouvons faire revivre cette civilisation si mystérieuse.

Du fait que la Mort nous prive de ce qu’il y a de plus précieux, à savoir la Vie, et que sa venue s’accompagne souvent de souffrances, les hommes voient en elle une ennemie redoutable et redoutée. On est même allé jusqu’à la personnifier et la représenter, généralement sous la forme d’un squelette vêtu d’une toge. D’autres représentations font d’elle une femme vêtue de noir et tenant une longue faux, avec laquelle elle est censée faucher les vies. Quoi qu’il en soit, elle fait peur et suscite la crainte, voire l’effroi. Elle a donné naissance aussi à de nombreuses croyances et superstitions, dont certaines sont avilissantes et contre nature. Pour l’éloigner, on a longtemps égorgé les chats noirs, cloué les chouettes sur les portes, et sacrifié d’autres animaux. Et malheur à qui voyait un miroir se briser sous ses yeux ! En ce qui me concerne, je ne crains pas la Mort et n’y vois en aucun cas un sujet tabou.

À propos de superstitions, il en est une selon laquelle c’est la Mort qui décide chaque fois qui elle va emporter, quand et comment. On retrouve cette idée dans certaines religions, où il est dit que c’est Dieu qui décrète l’heure et les circonstances de notre trépas. Si tel est le cas, cela veut dire qu’elle œuvre à Son service et qu’Il l’utilise pour accomplir Sa volonté à l’égard des hommes. Je n’en crois rien. Cela supposerait que quiconque se suicide le fait parce qu’Il l’a voulu ; qu’une personne ou un enfant qui s’est fait assassiner ou violer l’a été parce qu’Il l’avait décidé ; que si c’est un soldat plutôt qu’un autre qui meurt dans le feu du combat, c’est là encore parce qu’Il l’avait décrété… À l’inverse, cela voudrait dire également que s’Il a prévu que l’on meure à l’âge de quatre-vingt-treize ans, on peut se laisser aller à tous les excès et mettre impunément sa vie en danger.

La résurrection des corps

Certes, il y a l’espoir, pour certains croyants, de ressusciter à la fin des temps, lorsque Dieu, nous disent les religions, aura rendu Son jugement dernier. Comme c’est le cas de la plupart des Rose-Croix, sinon tous, je n’adhère pas à cette croyance, car elle est contraire aux lois naturelles. En effet, comment un corps qui s’est décomposé ou a été réduit en cendres pourrait-il se reconstituer et vivre à nouveau ? Quel âge aurait ce corps recomposé ? Serait- il sujet aux souffrances et aux maladies ? Et à quoi servirait une telle reviviscence ? Il me semble évident que la Mort met fin définitivement à notre corps physique et que même Dieu, si l’on croit en Lui, ne peut et ne veut faire en sorte que les morts ressuscitent et se mêlent aux vivants, en supposant qu’il y en ait encore d’ici là. En outre, cela ferait de Lui un Être anthropomorphique, ce qu’Il n’est pas et n’a jamais été.

Lorsqu’on a la chance d’avoir hérité d’une bonne santé, la durée de notre vie dépend en grande partie de notre aptitude à conserver cet héritage. De toute évidence, si nous mangeons mal, buvons trop d’alcool, fumons excessivement, ne faisons aucune activité physique, ne dormons pas suffisamment, menons une vie stressante…, nous courons le risque de mourir prématurément d’une pathologie dont nous serons en grande partie responsables, avec toutes les souffrances qui en résulteront. De même, si nous pratiquons des métiers ou des activités à risques, la probabilité de connaître une mort prématurée est plus grande. Bien sûr, il peut arriver à tous de contracter une maladie qui nous soit fatale ou d’avoir un accident qui nous fasse perdre la vie. Mais penser que c’est Dieu qui l’a voulu et que la Mort s’est exécutée relèvent selon moi d’une croyance superstitieuse ou d’un fatalisme excessif.

Si la Mort demeure le mystère des mystères, c’est parce que nous ignorons a priori ce qui lui fait suite. Certes, nous savons que la Vie a quitté le corps et qu’il va se décomposer lentement, d’où la nécessité de procéder à son inhumation ou à sa crémation. Mais une question demeure : qu’en est-il de ce qui fit du défunt une personne dotée de conscience, capable de penser, de se souvenir, d’imaginer, de communiquer, d’aimer, etc. ? Qu’advient-il de sa personnalité ? Disparaît-elle à jamais dans le néant, ne laissant d’elle que des souvenirs épars chez ceux et celles qui ont vécu avec lui ou l’ont connu ? Depuis la plus haute Antiquité, les êtres humains sont partagés sur cette question : les uns, plutôt athées, pensent que lorsque nous mourons, rien ne perdure de nous ; les autres, plutôt croyants, croient ou espèrent qu’une partie de nous-mêmes, en l’occurrence notre âme, demeure et continue d’exister “quelque part” dans l’au-delà.

Pendant des millénaires, l’idée que “quelque chose” en nous puisse survivre à la Mort fut du domaine exclusif de la foi, et c’est la religion qui fut porteuse de cette idée. Mais dans les décennies passées, suite aux nombreuses Expériences de Mort Imminentes (E.M.I.) référencées aux quatre coins du monde, la science s’est invitée au débat et en est venue à envisager que la conscience puisse s’émanciper du corps et “vivre” indépendamment de lui. Toutes les personnes concernées ont eu le sentiment de quitter leur corps et de le voir de l’extérieur, ainsi que tout ce qui se trouvait à proximité. Mieux encore, nombre d’entre elles ont été capables de décrire par la suite ce qui s’était déroulé dans les pièces adjacentes à celle où leur corps se trouvait. Certaines ont même expliqué qu’elles pouvaient se rendre en conscience là où elles souhaitaient aller, à des distances considérables. Il faut noter également qu’après être “revenues à la vie”, elles donnèrent une orientation spiritualiste à leur existence et n’éprouvèrent plus aucune crainte à l’égard de la Mort.

Les Expériences de Mort Imminente (E.M.I.)

Les témoignages émanant de personnes ayant vécu une E.M.I. ne se limitent pas au fait qu’elles disent avoir quitté et vu leur corps depuis l’endroit où elles se trouvaient en conscience. La grande majorité d’entre elles ont déclaré avoir traversé un tunnel de plus en plus lumineux, à l’issue duquel elles perçurent une lumière surréelle par sa beauté et sa pureté, dans laquelle apparurent de “temps à autre” les visages rayonnants de personnes qu’elles avaient aimées ici-bas. Elles pouvaient même, non pas leur parler, mais communier avec elles, c’est- à-dire échanger des “pensées”. Puis, selon leurs dires, ces apparitions finissaient par cesser, pour laisser place à un sentiment ineffable de sérénité, de paix et d’amour. Vue sous cet angle, et comme cela est enseigné dans l’Ordre de la Rose-Croix, la Mort s’apparente à un passage, une transition, vers un monde, une dimension, un plan purement spirituel. Quoi qu’il en soit, de tels récits constituent, sinon des preuves, du moins de sérieuses présomptions quant à la réalité d’une après-vie et d’un au-delà.

Quiconque admet l’authenticité de ces témoignages, dont la plupart ont d’ailleurs fait l’objet de vérifications sérieuses et indépendantes, devrait se rendre à l’évidence : nous possédons une âme, laquelle quitte notre corps au moment de la Mort. Et si nous sommes toujours conscients de nous-mêmes dans l’au-delà, c’est parce que la conscience de soi est un attribut de l’âme et non du cerveau, comme l’affirment la plupart des scientifiques. D’un point de vue spiritualiste, cet organe est avant tout le siège de nos facultés psychosensorielles et mentales, tels le raisonnement, la mémoire, l’imagination, l’abstraction… Ces facultés disparaissent avec la Mort, mais l’âme conserve un mode de perception et d’intellection qui lui sont propres, de sorte qu’elle est alors consciente d’elle-même, du milieu spirituel dans lequel elle se trouve et des entités qui évoluent dans ce milieu.

Une autre question se pose : les esprits, les âmes, résident-elles éternellement dans l’au-delà après la Mort ? Si l’on en croit la plupart des religions, elles se rendent au paradis ou en enfer, selon le bien ou le mal que les personnes concernées ont fait durant leur vie. Dans le premier cas, elles sont censées jouir d’une félicité absolue, en compagnie des anges et en présence de Dieu ; dans le second, elles subiraient maintes souffrances dans les feux infernaux, sous la garde des démons et du Diable. Si je respecte cette approche religieuse de l’après-vie, je ne la partage aucunement. En outre, elle laisse supposer qu’à l’issue du Jugement dernier dont il a été question précédemment, seules les âmes admises au paradis, après un séjour éventuel au purgatoire, seront habilitées à ressusciter. Autant dire qu’il y aura peu, voire très peu de ressuscités à la fin des temps…

En ce qui me concerne, et comme nombre de Rose-Croix, j’ai opté depuis longtemps pour la réincarnation. Je pense en effet qu’après la mort, notre âme ne se rend ni au paradis (même après un séjour au purgatoire) ni en enfer, mais qu’elle se fond dans l’Âme universelle (l’Atman des Hindouistes et de certains Bouddhistes), où elle demeure quelque temps, en présence d’autres âmes, parmi lesquelles celles d’êtres chers avec lesquels elle a vécu ici-bas. Puis elle se réincarne ; autrement dit, elle s’introduit dans le corps d’un nouveau-né et commence un nouveau cycle d’existence sur le plan terrestre. Dans quel but ? Celui de poursuivre son évolution spirituelle, laquelle, à l’issue d’une énième vie terrestre, doit l’amener à atteindre l’état de Sagesse. Dès lors, elle n’est plus dans l’obligation de se réincarner. Mais c’est là un autre sujet…

Tout comme il y a de nombreux témoignages confirmant l’existence d’une après-vie, nombre de personnes (adultes et enfants) ont eu des réminiscences de vies antérieures et ont décrit où elles avaient vécu, qui elles étaient, quel métier elles exerçaient, quelle religion elles suivaient… Après vérification, il est apparu que les informations recueillies confirmaient leurs propos. Que dire également des enfants prodiges : Mozart, dès l’âge de quatre ans, fut capable d’exécuter correctement une sonate. À dix ans, Beethoven maîtrisait parfaitement la technique musicale du piano. Liszt et Rubinstein furent également de très jeunes virtuoses. À peine âgé de treize ans, Michel-Ange était un peintre hors du commun. À douze ans, Blaise Pascal publia un traité sur les sections coniques. Pic de la Mirandole, encore adolescent, était considéré comme le plus érudit de son époque… De nos jours encore, nombre d’enfants, dans divers domaines, peuvent être considérés eux aussi comme prodiges. L’intelligence cérébrale ne peut expliquer à elle seule leurs dons et leurs talents. Ne peut-on pas y voir le fruit précoce d’expériences, de connaissances, de savoir-faire acquis dans des vies antérieures ?

La réincarnation

Au regard de ce qui précède, la Mort sur ce plan terrestre correspond à une (re)naissance sur le plan spirituel. Lorsque nous nous apprêtons à quitter ce monde, nous sommes enclins à éprouver un sentiment de tristesse à l’idée de nous séparer des êtres que nous aimons et qui nous affectionnent ; eux-mêmes pleurent notre départ. Mais lorsque l’âme du défunt franchit le seuil de l’au-delà, elle a alors le sentiment de renaître à elle-même et retrouve d’autres êtres qui lui étaient chers. Ce sont donc des retrouvailles qui ont lieu, avec ce que cela suppose en termes de joie et de bonheur. Dès lors que l’on a cette approche de la Mort, celle-ci perd son aspect effrayant et apparaît comme une extension de la Vie. Cela ne veut naturellement pas dire qu’il faut être pressé de mourir et s’en réjouir. En la matière, le mieux est certainement de faire nôtre ce conseil de Pythagore : « Employez-vous à vous comporter comme si votre vie pouvait durer éternellement ou prendre fin dans l’instant. » En outre, il n’excluait pas une part de fatalité quant à l’heure et aux circonstances de la mort.

Quant à Platon, il déclara : « Être initié, c’est apprendre à mourir. » Tout Rose-Croix comprend le sens ésotérique de cette phrase, qui signifie que pour naître à la Connaissance, il faut mourir à l’ignorance. Mais elle veut dire également que « la Mort est une initiation ». C’est même la plus haute initiation que l’on puisse recevoir lors d’une incarnation. En effet, d’un point de vue spiritualiste, elle constitue pour tout être humain une opportunité de se connaître en tant qu’âme et d’accéder en toute conscience au monde spirituel. Par extension, elle permet d’avoir la confirmation que nous sommes immortels en essence et que nous vivons par alternance ici-bas et dans l’au-delà. Certes, nous ne nous souvenons pas de ce que nous avons connu juste avant de nous réincarner, mais est-ce une raison pour dire que l’avant-vie, et donc l’après- vie, n’existe pas ? Vous rappelez-vous avoir été bébé ?

Dans notre société devenue trop matérialiste, la Mort est de plus en plus taboue, et la crainte qu’elle suscite donne lieu à maintes tentatives destinées à la reporter autant que possible. On s’acharne à maintenir en vie des malades incurables qui souffrent corps et âme et qui sont plus morts que vivants, et ce, même lorsqu’ils demandent à partir. Que dire également du transhumanisme, ce courant qui part du principe que tous les moyens sont bons pour prolonger autant que possible la vie dans le corps humain. Parmi ces moyens, il y a notamment la mise au point d’organes artificiels, dont le cerveau. Certes, on aurait tort de se priver des progrès de la science, mais les transhumanistes vont jusqu’à envisager un monde où se côtoieraient des êtres humains en partie robotisés et des robots en partie humanisés. La perspective d’un tel monde, dominé par la haute technologie et l’intelligence artificielle, ne me réjouit guère et traduit une approche excessivement matérialiste de la Vie. Mais quoi qu’on en pense, la Mort aura toujours le dernier mot…

Aussi contradictoire que cela paraisse, la conception que nous avons de la Mort conditionne le sens que nous donnons à la Vie. Lorsqu’on l’envisage sous un angle spiritualiste et que l’on adhère à la réincarnation, on est enclin à inscrire notre existence dans le long terme et à chercher en nous-mêmes la « source du Bonheur », cette Shambhala si chère aux Hindouistes et aux Bouddhistes. Ce faisant, on prend de plus en plus conscience, comme l’a si bien dit Theillard de Chardin, que l’être humain est avant tout une âme incarnée dans un corps. Tant que l’humanité n’aura pas intégré ce principe fondamental, elle agira sous l’impulsion de ses instincts les plus destructeurs et œuvrera plus ou moins consciemment à sa disparition. Aujourd’hui, la situation est telle qu’elle est même sur le point de rendre la Terre, planète qui l’a vu naître, invivable pour elle.

En conclusion, et bien que sachant que la Mort n’est en rien une entité susceptible de me lire ou de m’entendre, je serais néanmoins tenté de lui poser cette question : « Si Tu n’existais pas, qu’adviendrait-il de l’humanité ? »

Respectueusement.

Serge Toussaint

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Cet article a 27 commentaires

  1. Frankie

    Cette lettre m’a fait du bien. Je suis en accord avec ces paroles. Ça donne un sens à ma vie, j’ai tendance à l’oublier. J’ai été une étudiante rosicrucienne de 1975 à 1995. Merci

  2. Victor N'GETTMOUANDA

    La mort, voilà une notion terrible à accepter… et pourtant la mort fait partie de la vie, elle n’est que la fin, et l’accepter permet de ne pas perdre de temps et de vivre pleinement sa vie, non ? Il ne sert à rien de se demander s’il y a une vie après la mort, c’est le secret le mieux gardé, puisque personne n’est revenu pour en parler… Alors tentons de mordre la vie à pleine dents, car comme le dit Jean de la Bruyère :  »Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri. »…Et puisque la mort est inévitable, oublions la. Quelle ignorance notoire.

  3. Filos1

    La mort.

    Mis à part les philosophes, les mystiques, les femmes et hommes d’esprits, les spiritualistes, ainsi que de rares vieux et vieilles, les sociétés échangent rarement sur la mort. Il n’en est pas de même de son contraire, à savoir : la vie. La vie, on en parle beaucoup, avec des qualificatifs durs et doux en même temps. «Malgré les peines qui nous enchaînent, la vie est belle, belle toujours », « la vie est compliquée », « la vie n’est pas facile », « mener une vie facile », « vie rude, vie affreuse », « vie rose », « vie riche, vie pauvre », etc. Malgré ces éloquents qualificatifs, savons-nous vraiment ce qu’est la vie? Pouvons-nous dire que nous connaissons ce qu’elle est? La mort, l’opposée de la vie, dans les moindres mesures où elle est évoquée, est décrite avec des mots pas vraiment tendres : « mort lugubre », « la traitre noire », « mort, va-t’en! », etc. Plus tendrement, la mort était vue comme « cousine du sommeil », par nos aînés. En Afrique, il est dit : « Uwanse gupfa, ntiyavutse » (celui qui a refusé de mourir, n’est pas né). A l’analyse intime de ce proverbe burundais, on peut dire que nos aînés avaient une connaissance profonde, intime, sur la mort. Ces vénérables réfléchissaient sans peur sur la mort. Nous pouvons dire qu’ils avaient meilleure appréhension de la mort que nous n’en avons, nous les générations actuelles. Nous pouvons penser que, de même qu’ils avaient une bonne conception de la mort, de même, ils avaient une bonne compréhension de la vie. La bonne compréhension suscite un respect strict des principes de la vie et de toutes ses formes par lesquelles, cette vie se manifeste à nous. C’est ce que font d’ailleurs les Rosicruciens de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix. Comme ces derniers, nos bien-aimés aînés, avaient une connaissance intuitive selon laquelle la vie fait suite à la mort, comme la mort est une suite incontestée de la vie. Autrement dit, ils concevaient intuitivement et sans preuves, peut-être, que la vie est un flux-reflux d’énergie vitale, qu’elle est éternelle et indestructible, et la mort une étape à un nouveau reflux, une nouvelle étape à une vie plus riche en expériences et en couleurs. Ils auraient donc une preuve intime que la vie a été, est et sera comme le Divin-Seigneur. Un autre fait à souligner de ce proverbe africain, que les Rosicruciens ne réfuteront pas, est que la naissance est une question de choix volontaire de l’âme-personnalité qui s’apprête à naître. La mort elle-même, ne serait-elle pas un choix volontaire de l’âme-personnalité qui s’apprête à aller vers une vie nouvelle, plus belle de l’au-delà?

    En conclusion, la mort et la vie sont intimement liées. Apprendre les leçons de la vie, dans une école sérieuse peut entraîner une autre vision de la mort que celle que nous en avons actuellement. Et, je pense, la trouverions-nous plus belle que la vie elle-même, sans toutefois vouloir nous précipiter ni dans l’une, ni dans l’autre et aller dans l’une que dans l’autre aussi sagement possible, avec plus de sérénité. Enfin, je solliciterais à quiconque le veut d’occuper une partie de son temps cher, à lire, à fouiller, à analyser et à tirer les leçons cachés dans les proverbes énoncés par les Anciens : « Un trésor est caché là-dedans », peut-être.

  4. Philippe Sicard

    Dans une approche matérialiste, « on » considère souvent les religions comme l’exploitation de la peur de ce que l’homme ne connait pas, et dont la mort fait partie… Probablement par facilité, un grand nombre d’individus s’inscrit dans ce qui a été pensé pour lui par d’autres, au lieu de s’interroger lui-même sur ce qu’il est et son devenir. A y bien réfléchir, la prière porte alors sur quoi ? Retarder l’échéance, éviter une « sanction », autrement dit s’opposer aux Lois divines ? L’acte de foi perpétué de générations en générations a acquis la force de la conviction qui rend compliquée la remise en question à laquelle conduit l’introspection et la méditation. Bien des choses relèvent ainsi du dogmatisme et les concevoir autrement parait farfelu. Avec la perte de confiance dans les « directeurs de conscience », et le besoin de comprendre plutôt que de simplement savoir, nait progressivement une autre perception de la mort.

  5. Fuzeau AS

    La mort n’est qu’un passage d’un état à un autre, tout comme la naissance, les deux extrémités de la partie visible de notre passage sur terre… Quand on peut admettre cela paisiblement, la peur et le côté sombre de la mort s’évanouit petit à petit… C’est comme le cycle de la nature que nous avons la chance de voir dans son ensemble et d’année en année le même cycle se reproduit et pourtant chaque année différent…

  6. Lydia Hamonic Bousquet

    highlander en chacun, beau sujet de méditation ! du limité à l’illimité

  7. Patrick Verbiest

    Un sujet qui me préoccupe souvent, y étant particulièrement souvent confronté, la dernière fois étant la nuit dernière.Ceci étant globalement mon positionnement sur la mort, il ne m’empêche pas de vouloir pourtant m’y opposer chaque fois qu’elle se montre pour emporter un être que je prends en charge.M’en voudra-elle pour cela quand mon tour adviendra ?Qui « vivra » verra… Merci pour cette lettre ouverte à la Mort.

  8. MAMIE COCO

    En toute humilité, reconnaissant irréversiblement la nature véritable de faire le choix non plus de refléter la lumière, mais d’essayer au moins d’illuminer l’humanité : en matière de somme allouée qui doit être dépensée dans un certain délai me fait pencher vers ce trésor disant : Souviens toi de ton Créateur, avant que le cordon d’argent se détache, que le vase d’or ne se brise, que la cruche ne se rompe à la source, et que la roue ne se casse sur la citerne, avant que la poussière ne retourne à la terre, comme elle y était et que l’esprit ne retourne à Dieu, celui qui l’a donné . A méditer et oui !….sur Ecclésiaste 12:6:7 Préparation à la Grande Initiation, oui, et revenir volontairement si on le décide. Ni blessée, ni heurtée dans ces quelques lignes qui devraient aussi faire songer à régulariser notre situation sur terre avant que cela n’arrive peut-être un plus pour l’AMORC dans ses enseignements qui nous délivre de l’ignorance. Bien fraternellement.

  9. MAMIE COCO

    Bravo !… Quelle audace d’affronter de face la mort dans cette lettre, je me vois de répondre un peu contrariée de ce mélange Occident-Orient. Si la mort est un passage et l’inverse de la naissance d’où vénération de la mort pour l’Orient, donc avec la nature, chemin et voie ; par contre dans le contexte Occidental, la mort est une fin et l’inverse de la vie, occultation de la mort, contre la nature, but et fin. Pour prolonger le débat, et provisoirement conclure, on pourrait méditer sur la différence mais également l’évidence complémentaire entre le « Je pense donc je suis » et le « nous sommes ce que nous pensons » de Bouddha, tout en optant de notre côté, pour cette pensée susceptible de satisfaire tout le monde  » Deviens qui tu es…. » Regards croisés Orient-Occident. Toute Occidentale de naissance, j’en arrive à me dire que l’essence de la mort laisse son parfum éternel sur terre. La mort n’a qu’un instant, et la vie en a mille. Qui aime la vie ne peut haïr la mort qui fait que l’on devient plus attentif à la vie. Elle est la seule récompense de la vie : le repos éternel. La vie c’est la mort sans repos, la mort le contraire. Un pardon sincère n’attends pas d’excuse. La prière est la cause du pardon. Il n’y a pas de mort absolue, l’esprit est la vie et l’esprit ne saurait mourir. Prendre soin de son âme, c’est prendre soin de soi-même. Le soin de l’âme nécessite donc une certaine manière de vivre et engage toute la vie du philosophe, le devenir c’est s’engager dans un certain mode de vie, c’est choisir d’une certaine manière en fonction d’un objectif précis : « au détachement de l’âme de son enveloppe corporelle donc apprendre à mourir. » (Phédon). La mort est probablement le moment où l’on s’est posé le plus de questions, d’hypothèses et peut-être font partie de la vie ; les deux.faisant partie de l’inconnu, la mort de l’inconnaissable et la vie d’espérance vécue. Nous savons quand nous naissons, pas quand nous mourrons……et quand cela se produira, dont la libération de l’âme sur un plan respecté par la Loi, puis attirée vers l’autre dimension pour les uns avec traversée du tunnel et pour les autres, de l’autre côté du miroir pour ainsi retourner à l’âme universelle et peut-être âme du monde selon le degré de sensibilités en consciences : (dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures Jean 14:2). J’en suis arrivée à me dire que toute transformation intérieure est un phénomène de réincarnation. Pourtant la conscience en état de rêve détient une autonomie dont ne saurait être pourvu la conscience saisie par le parfum. La valeur d’un rêve tient à sa qualité prémonitoire, tandis que celle d’un parfum réside dans sa capacité à manipuler le monde de l’au-delà, le monde réel. Les voilà donc les rencontres accordées par la grâce d’harmonie générale dont le principe préside à chacune d’entre elles, le réel et l’idéal s’interpénètrent et c’est de bon augure, c’est le paradis ou le bonheur : Paix Profonde à vous. Bien cordialement.

  10. Renaud

    L’approche de la mort nous amène à l’essentiel de la Vie.

  11. claire

    à méditer et/ou à entrer en relation avec la Mort.
    Un mot féminin, dont la représentation féminine en dit long sur l’état de conscience de cette humanité… Mais ce n’est pas le propos. Pour ma part, la cohérence de la réincarnation de notre âme personnalité, qui nous a fait l’honneur de choisir notre corps physique pour poursuivre cette aventure de perfection; la découverte que nous sommes uniques et UN dans le TOUT; me remplit d’émerveillement, d’amour, de gratitude et d’humilité.
    Claire

  12. Cassandra

    Pourquoi tant de morts dans cette pandémie ? Notre responsabilité n’est peut-être pas individuelle mais globale, sociale en raison de nos choix collectifs. Nous interférons avec la Nature, nous bouleversons la vie des animaux sauvages, l’économie est devenue notre dieu et en son nom, nous délaissons le bien-être des humains sur la planète. Prenons l’engagement aujourd’hui de consacrer plus de temps à développer notre spiritualité et de mettre nos pensées, nos paroles et nos actions au service du Dieu de notre coeur et de la Lumière.

  13. Pallomides

    La très belle citation de Confucius résume à elle seule le sujet, car il n’y à pas de « fin » juste un état de continuité d’un plan de conscience à un autre. L’ignorance dans laquelle nous avons été éduqué, nous autres occidentaux, est la raison de notre peur de la mort et c’est de l’ignorance qu’il faut se délivrer. En ces temps et ce depuis plusieurs décennies les expériences d’êtres ayant vécu des aller-retour suite à des accidents ou maladies se répand de plus en plus facilement, grâce aux divers médias à notre disposition. De même, certaines organisations (telle que l’AMORC) véhicule la connaissance nous permettant de briser nos chaînes, nos liens. La vie est d’une richesse absolue et se poursuit après la « mort », la transition devrait-on dire à un état de conscience enrichi mille fois. Lorsque la « mort » approche, pour qui que ce soit, soit doucement, en paix, pendant le sommeil ou bien dans le coma (suite à un accident ou provoqué pour réduire les souffrances), a l’occasion d’une grave maladie, d’un accident (la liste serait trop longue) enfin bref dans tous les cas, absolument dans tous, il se passe ceci : il n’y a PAS souffrance. C’est dans les films ou l’on voit les personnes (acteurs) agoniser lamentablement, c’est un entretien de l’ignorance. Lorsque le moment est là, le temps et l’espace se modifient plus vite qu’une pensée ou un battement de sourcil, l’entité que nous sommes est libérée immédiatement, plus vite que ce qu’il m’a fallu le faire en le décrivant…

  14. Raymond GAUJARD

    Comme il est dit dans les oeuvres de fiction  » Toute ressemblance avec la situation actuelle  » est un pur hasard!😷

  15. gouttelette

    La vie et la mort sont un. Sans la mort, la vie n’est pas. Parler de vie éternelle, c’est aussi parler de mort éternelle.

  16. anatolenguessan@gmail.com

    Est-il possible de s’imaginer que moi Nguessan Anatole je ne vais plus penser ? Je réponds non ! Donc je suis dans ce cas immortel.

  17. Rebecca

    C’est le plus beau texte sur la mort que j’ai lu. Tout est dit. Alors, employons-nous à bien vivre en attendant la fin (et le recommencement). Pour l’instant, bien vivre serait un plus grand respect de la nature et une prise de conscience de notre humanité. La vie est un cadeau, un rendez-vous pour évoluer. Prenons garde de ne pas gaspiller ce rendez-vous en futiles pensées, paroles et actions. Soyons les acteurs de notre vie !

  18. Thierry Laurent

    Salutations à vous toutes et tous. Selon la formule consacrée en ces jours, j’espère que vous et vos proches vous portez bien ! Sujet oh combien délicat à concevoir que celui de la mort ! Chacun possède sa vérité et chaque vérité construit notre être en cette incarnation. Je suis évidemment en accord, comme membre de l’AMORC, avec la majorité des enseignements qui me sont offerts. Et j’en profite ici pour renouveler ma gratitude envers nos frères et sœurs du passé et du présent qui travaillent pour transmettre cette connaissance dans toute sa pureté et toute sa beauté. Bien évidemment, comme il nous l’est conseillé, cela ne nous empêche pas de continuer à rester d’éternels chercheurs avec nos propres interrogations et nos propres conceptions forgées sur la base de nos expériences personnelles. Sur le point de la « prédestination », je dirais que nous arrivons dans cette incarnation avec tout l’acquis de nos vies passées et que celles ci conditionnent les grandes lignes de notre chemin de vie, que nous l’ayons choisi ou que le Vie nous pousse à le prendre… Pour ce qui est de la date de notre mort, je suis en accord avec cette lettre mais je dirais que, peut être (réflexion), nous arrivons, pour prendre une image, avec une sorte de sablier ou de vase, chacun les 2 nôtres, qui se vident ou se remplissent selon, en fonction des « bonnes » (un vase) ou des « mauvaises » (un second vase) pensées, paroles & actions qui sont les nôtres tout au long de cette vie terrestre. L’application ou non des vertus dont nous avons connaissance et la manière dont nous décidons de nous harmoniser avec les lois cosmiques dépend en grande partie de notre « libre arbitre », celui-ci devant de plus en plus, nous pousser à accepter et nous donner l’envie de mettre en actions ces vertus ou valeurs humaines dans notre vie. Aussi, lorsque nous en venons à vider l’un des sabliers ou à remplir au contraire l’un des vases, nous avons atteint ce qui nous avait été accordé dans cette incarnation et l’heure est arrivée pour nous de quitter ce plan terrestre et d’en faire le bilan. Un peu comme si nous venions avec une certaine somme allouée par le divin dans notre compte en banque et selon la manière dont nous l’employons, nous conditionnons la gestion de ce compte, notre travail spirituel nous apportant des « intérêts » et nos « erreurs » des agios… Mais au final, la somme allouée initialement devra être dépensée dans un certain délai… La deuxième remarque que je souhaiterais apportée (et consolidée), c’est l’importance que nous devons accorder à nous préparer à passer cette Grande Initiation durant notre vie terrestre. Certes, nous ne devons pas en faire une obsession mais plus nous nous préparerons positivement à cette transition, plus nous mettrons en place les conditions et circonstances positives pour être au rendez-vous lorsqu’elle se présentera à nous. Parmi quelques une de ces conditions, nous pouvons évoquer les vertus comme le détachement afin de ne pas nous accrocher à cette vie, transiter en toute quiétude et nous élever vers les nouveaux plans de conscience correspondant à ce nouvel état. Si notre vie est essentiellement centrée sur cette harmonisation avec le Cosmique, si nous avons pris l’habitude d’installer en notre être, de penser et d’avoir le Nom du Dieu de notre cœur et de notre compréhension sur nos lèvres, si nous avons fait le maximum pour nous améliorer et apporter nôtre aide à nos semblables et aux différents règnes de la Nature, alors au moment où la Mort viendra, quelque soient les circonstances, nous aurons beaucoup plus de chance de franchir le seuil là encore en toute Paix, sachant que notre vie à été réalisée au mieux de nos capacités et pourquoi pas même, nous « réaliser » à ce moment précis et franchir de nombreux plans de conscience supérieurs. Nous pourrons obtenir la Grâce divine et, comme il est dit dans cette lettre, nous n’aurons plus à nous réincarner sur ce plan, ou nous pourrons revenir en toute conscience pour aider à nouveau et porter la Lumière et l’Amour en ce monde. Pour autant, gardons toujours à l’esprit qu’une des vertus que nous devons également mettre en avant est l’humilité ! J’espère ne pas avoir blessé ou heurté personne avec ces quelques lignes… Si tel était le cas, veuillez m’en excuser. 

  19. Dominique

    Bonjour,
    C’est vrai que nous ignorons ce qu’est véritablement la Vie, et qu’il en est de même pour la Mort. Alors pourquoi ne pas garder l’esprit ouvert dans un cas comme dans l’autre, en se gardant de certitudes fondées souvent sur des croyances et non sur une connaissance réelle. Ce serait déjà une approche moins angoissante de la Mort.Certaines personnes disent:  » je ne crois que ce que je vois ». Oui mais alors peuvent-elles « voir » une pensée ? la conscience ? et pourtant elles pensent et sont conscientes.

  20. hisstrimont

    Merci de rappeler les fondamentaux dans ces temps troublés !

  21. Eyherabide

    La mort n’existe pas. Elle n’est qu’un adage inventé par les gens ; une fenêtre qu’on ouvre sur le petit matin ; un rideau qu’on écarte pour aller voir plus loin…

  22. Dany GV

    Cette lettre que vous nous adressez est oh combien précieuse pour ceux qui combattent l’idée de la mort. Pour ma part et depuis mon adhésion à la Rose-Croix en 1988 et à travers les monographies, j’ai compris que la mort n’est pas un combat mais une renaissance. Notre âme se confondant avec toutes les personnes décédées et je l’assimile à un bonheur intense, notamment à l’idée de revoir tous ceux que j’ai aimés (en particulier mon petit Julien qui a transité à l’âge de 3 mois.
    Relire vos lignes me fait du bien même si je suis déjà persuadée de la chose.
    Merci de nous apporter une joie de vivre à travers l’amour des uns pour les autres.
    Très fraternellement
    Danièle Violain Galarneau

  23. rodpel777

    Merci,la mort me parait plus douce,surtout dans ce temps de pandémie,et nous rappelle la fragilité de notre propre existence.

  24. knobel eric

    Sans la mort le concept de la vie n’aurait aucun sens puisqu’il ne serait pas possible de le mettre en relation avec un opposé qui le définit.

  25. Vigeam

    LA réincarnation m’est très vite apparue(vers mes 10 ans) comme une évidence alors même que je suis née dans une famille judéo chrétienne où ce mot n’était jamais prononcé. Cette « évidence » me permet de prendre bcp de recul avec les événements et de savoir que le temps n’est pas limité….
    Fraternelles pensées

  26. Essy Nnanga

    Il est clair que nos pensées et notre réflexion au sujet de la mort évoluent avec le temps. Selon notre mode de vie et notre vision de l’existence la peur de la mort peut ou non dominer notre conscience.  Cet article a le très grand mérite d’apporter des éclairages bien avisés sur le sujet.  Le besoin de comprendre à quoi conduit la mort est encore plus accentué avec cette pandémie.  Si des Ecoles spécialisées sont nécessaires pour approfondir certaines connaissances professionnelles, il est clair qu’il devrait en être de même pour notre éducation spirituelle.
    J’ai le sentiment que l’Ordre de la Rose-Croix est une authentique école de spiritualité
    .

  27. Dinah

    Ce texte m’inspire le poème de Victor-Emile Michelet :
    « Tu n’auras d’autres demeure que ton cœur;
    Car sur la terre, où nous sommes des voyageurs,
    Nul ne bâtira sa demeure permanente;
    Tu n’auras d’autre demeure que ton cœur… »

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