Le 6 mai 2020 – Année R+C 3373
«Quand on ne sait pas ce qu’est la Vie,
comment peut-on savoir ce qu’est la Mort ?»
Confucius (551-479 avant Jésus-Christ)

LETTRE OUVERTE À LA MORT

de Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix

Nous sommes tous destinés à mourir un jour et à quitter ce monde, et avec lui les êtres qui nous sont chers. C’est là une échéance à laquelle personne ne peut se soustraire. La Mort est indissociable de la Vie, et chaque minute, chaque jour, chaque mois, chaque année… nous rapproche d’elle inexorablement. Ce que nous ignorons, c’est ce qu’elle est vraiment et à quoi elle mène réellement. Pour en savoir plus sur le mystère qui l’entoure, le mieux est peut-être de lui écrire, ou plutôt de lui consacrer cette lettre dite ouverte, en ayant à l’esprit qu’elle lui répondra peut-être à sa manière, lorsque le moment sera venu…

À moins d’être atteint d’une déficience mentale, tout individu en vient un jour à s’interroger sur la Mort, avec sérénité ou appréhension, selon les cas. Comme c’est le cas de la plupart des enfants, j’ai songé à elle pour la première fois vers l’âge de quatre ans. Curieusement, ce n’est pas de ma propre mort dont je me suis inquiété, mais de celle de mes parents ; je m’entends encore leur demander de me promettre qu’ils ne mourront jamais, promesse qu’ils ont faite avec un sourire bienveillant. Je me rappelle les avoir crus sur le moment, ou plutôt m’être dit qu’il était plus rassurant pour moi de les croire. Pourtant, je savais, pour y avoir été confronté, que toute personne et tout animal peut mourir : l’un de mes camarades venait de perdre sa mère ; un chien que j’aimais beaucoup était mort il y a quelques semaines. Sans doute avais-je besoin de nier cette réalité pour mieux l’accepter…

Avec le temps qui passe, tout enfant en vient à intégrer l’idée que les êtres qui lui sont chers mourront un jour, et que lui aussi mourra. Mais lorsqu’on est jeune, cette échéance semble très lointaine, à tel point que l’on se sent quasiment immortel et que l’on vit dans l’insouciance de la Mort. Certes, le décès de proches ou de personnes de notre connaissance nous ramène parfois à la raison, mais la Vie reprend rapidement le dessus et nous replonge dans ce sentiment d’immortalité et d’insouciance. Les années se succèdent, et avec elles tout ce qui conditionne une existence en devenir : les joies et les peines, les succès et les échecs, les espérances et les désespoirs, les enchantements et les désillusions… C’est ainsi que chacun forge sa personnalité tout autant que son destin, et chemine sur un sentier dont il sait qu’il aura nécessairement une fin.

En vieillissant, le temps donne le sentiment de s’accélérer, et la Mort se rappelle régulièrement à nous : les personnes de notre connaissance qui décèdent sont de plus en plus nombreuses ; nous avons de plus en plus conscience que la durée qu’il nous reste à vivre est devenue (beaucoup) plus courte que celle que nous avons vécue ; une maladie ou un accident grave vient nous interpeller davantage encore sur la fragilité et la fugacité de la Vie ; quelque chose, au plus profond de nous, nous engage toujours plus à réfléchir sur nous-mêmes, sur le sens de l’existence, et sur la possibilité qu’il y ait une après-vie, un au-delà, comme le suggèrent les religions. Pour nombre de personnes, athées ou non, c’est alors le début d’un examen de conscience plus approfondi et d’un réexamen de leurs convictions et de leurs croyances.

À ce jour, on évalue à environ cent milliards le nombre de personnes décédées depuis que l’humanité a fait son apparition sur Terre. En cela, la Mort règne sur un monde beaucoup plus vaste que celui de la Vie, avec ses quelque 7,5 milliards d’êtres humains. Mais qu’en est-il de tous ces défunts ? Qu’en reste-t-il ? Pour ce qui est de leurs corps, nous le savons : la plupart sont « redevenus poussière » et n’ont plus d’existence ; certains sont en voie de décomposition, enfermés dans un cercueil ou livrés à la terre ; d’autres ont été réduits en cendres et se sont mêlés au sol, lui apportant un surcroît de fertilité ; d’autres encore, très rares, ont perduré à travers les siècles sous forme de momies et rendent témoignage à des époques antiques. Les plus connues sont certainement celles que l’ancienne Égypte nous a laissées en héritage et grâce auxquelles nous pouvons faire revivre cette civilisation si mystérieuse.

Du fait que la Mort nous prive de ce qu’il y a de plus précieux, à savoir la Vie, et que sa venue s’accompagne souvent de souffrances, les hommes voient en elle une ennemie redoutable et redoutée. On est même allé jusqu’à la personnifier et la représenter, généralement sous la forme d’un squelette vêtu d’une toge. D’autres représentations font d’elle une femme vêtue de noir et tenant une longue faux, avec laquelle elle est censée faucher les vies. Quoi qu’il en soit, elle fait peur et suscite la crainte, voire l’effroi. Elle a donné naissance aussi à de nombreuses croyances et superstitions, dont certaines sont avilissantes et contre nature. Pour l’éloigner, on a longtemps égorgé les chats noirs, cloué les chouettes sur les portes, et sacrifié d’autres animaux. Et malheur à qui voyait un miroir se briser sous ses yeux ! En ce qui me concerne, je ne crains pas la Mort et n’y vois en aucun cas un sujet tabou.

À propos de superstitions, il en est une selon laquelle c’est la Mort qui décide chaque fois qui elle va emporter, quand et comment. On retrouve cette idée dans certaines religions, où il est dit que c’est Dieu qui décrète l’heure et les circonstances de notre trépas. Si tel est le cas, cela veut dire qu’elle œuvre à Son service et qu’Il l’utilise pour accomplir Sa volonté à l’égard des hommes. Je n’en crois rien. Cela supposerait que quiconque se suicide le fait parce qu’Il l’a voulu ; qu’une personne ou un enfant qui s’est fait assassiner ou violer l’a été parce qu’Il l’avait décidé ; que si c’est un soldat plutôt qu’un autre qui meurt dans le feu du combat, c’est là encore parce qu’Il l’avait décrété… À l’inverse, cela voudrait dire également que s’Il a prévu que l’on meure à l’âge de quatre-vingt-treize ans, on peut se laisser aller à tous les excès et mettre impunément sa vie en danger.

Certes, il y a l’espoir, pour certains croyants, de ressusciter à la fin des temps, lorsque Dieu, nous disent les religions, aura rendu Son jugement dernier. Comme c’est le cas de la plupart des Rose-Croix, sinon tous, je n’adhère pas à cette croyance, car elle est contraire aux lois naturelles. En effet, comment un corps qui s’est décomposé ou a été réduit en cendres pourrait-il se reconstituer et vivre à nouveau ? Quel âge aurait ce corps recomposé ? Serait-il sujet aux souffrances et aux maladies ? Et à quoi servirait une telle reviviscence ? Il me semble évident que la Mort met fin définitivement à notre corps physique et que même Dieu, si l’on croit en Lui, ne peut et ne veut faire en sorte que les morts ressuscitent et se mêlent aux vivants, en supposant qu’il y en ait encore d’ici là. En outre, cela ferait de Lui un Être anthropomorphique, ce qu’Il n’est pas et n’a jamais été.

Lorsqu’on a la chance d’avoir hérité d’une bonne santé, la durée de notre vie dépend en grande partie de notre aptitude à conserver cet héritage. De toute évidence, si nous mangeons mal, buvons trop d’alcool, fumons excessivement, ne faisons aucune activité physique, ne dormons pas suffisamment, menons une vie stressante…, nous courons le risque de mourir prématurément d’une pathologie dont nous serons en grande partie responsables, avec toutes les souffrances qui en résulteront. De même, si nous pratiquons des métiers ou des activités à risques, la probabilité de connaître une mort prématurée est plus grande. Bien sûr, il peut arriver à tous de contracter une maladie qui nous soit fatale ou d’avoir un accident qui nous fasse perdre la vie. Mais penser que c’est Dieu qui l’a voulu et que la Mort s’est exécutée relèvent selon moi d’une croyance superstitieuse ou d’un fatalisme excessif.

Si la Mort demeure le mystère des mystères, c’est parce que nous ignorons a priori  ce qui lui fait suite. Certes, nous savons que la Vie a quitté le corps et qu’il va se décomposer lentement, d’où la nécessité de procéder à son inhumation ou à sa crémation. Mais une question demeure : qu’en est-il de ce qui fit du défunt une personne dotée de conscience, capable de penser, de se souvenir, d’imaginer, de communiquer, d’aimer, etc. ? Qu’advient-il de sa personnalité ? Disparaît-elle à jamais dans le néant, ne laissant d’elle que des souvenirs épars chez ceux et celles qui ont vécu avec lui ou l’ont connu ? Depuis la plus haute Antiquité, les êtres humains sont partagés sur cette question : les uns, plutôt athées, pensent que lorsque nous mourons, rien ne perdure de nous ; les autres, plutôt croyants, croient ou espèrent qu’une partie de nous-mêmes, en l’occurrence notre âme, demeure et continue d’exister “quelque part” dans l’au-delà.

Pendant des millénaires, l’idée que “quelque chose” en nous puisse survivre à la Mort fut du domaine exclusif de la foi, et c’est la religion qui fut porteuse de cette idée. Mais dans les décennies passées, suite aux nombreuses Expériences de Mort Imminentes (E.M.I.) référencées aux quatre coins du monde, la science s’est invitée au débat et en est venue à envisager que la conscience puisse s’émanciper du corps et “vivre” indépendamment de lui. Toutes les personnes concernées ont eu le sentiment de quitter leur corps et de le voir de l’extérieur, ainsi que tout ce qui se trouvait à proximité. Mieux encore, nombre d’entre elles ont été capables  de décrire par la suite ce qui s’était déroulé dans les pièces adjacentes à celle où leur corps se trouvait. Certaines ont même expliqué qu’elles pouvaient se rendre en conscience là où elles souhaitaient aller, à des distances considérables. Il faut noter également qu’après être “revenues à la vie”, elles donnèrent une orientation spiritualiste à leur existence et n’éprouvèrent plus aucune crainte à l’égard de la Mort.

Les témoignages émanant de personnes ayant vécu une E.M.I. ne se limitent pas au fait qu’elles disent avoir quitté et vu leur corps depuis l’endroit où elles se trouvaient en conscience. La grande majorité d’entre elles ont déclaré avoir traversé un tunnel de plus en plus lumineux, à l’issue duquel elles perçurent une lumière surréelle par sa beauté et sa pureté, dans laquelle apparurent de “temps à autre” les visages rayonnants de personnes qu’elles avaient aimées ici-bas. Elles pouvaient même, non pas leur parler, mais communier avec elles, c’est-à-dire échanger des “pensées”. Puis, selon leurs dires, ces apparitions finissaient par cesser, pour laisser place à un sentiment ineffable de sérénité, de paix et d’amour. Vue sous cet angle, et comme cela est enseigné dans l’Ordre de la Rose-Croix, la Mort s’apparente à un passage, une transition, vers un monde, une dimension, un plan purement spirituel. Quoi qu’il en soit, de tels récits constituent, sinon des preuves, du moins de sérieuses présomptions quant à la réalité d’une après-vie et d’un au-delà.

Quiconque admet l’authenticité de ces témoignages, dont la plupart ont d’ailleurs fait l’objet de vérifications sérieuses et indépendantes, devrait se rendre à l’évidence : nous possédons une âme, laquelle quitte notre corps au moment de la Mort. Et si nous sommes toujours conscients de nous-mêmes dans l’au-delà, c’est parce que la conscience de soi est un attribut de l’âme et non du cerveau, comme l’affirment la plupart des scientifiques. D’un point de vue spiritualiste, cet organe est avant tout le siège de nos facultés psychosensorielles et mentales, tels le raisonnement, la mémoire, l’imagination, l’abstraction… Ces facultés disparaissent avec la Mort, mais l’âme conserve un mode de perception et d’intellection qui lui sont propres, de sorte qu’elle est alors consciente d’elle-même, du milieu spirituel dans lequel elle se trouve et des entités qui évoluent dans ce milieu.

Une autre question se pose : les esprits, les âmes, résident-elles éternellement dans l’au-delà après la Mort ? Si l’on en croit la plupart des religions, elles se rendent au paradis ou en enfer, selon le bien ou le mal que les personnes concernées ont fait durant leur vie. Dans   le premier cas, elles sont censées jouir d’une félicité absolue, en compagnie des anges et en présence de Dieu ; dans le second, elles subiraient maintes souffrances dans les feux infernaux, sous la garde des démons et du Diable. Si je respecte cette approche religieuse de l’après-vie, je ne la partage aucunement. En outre, elle laisse supposer qu’à l’issue du Jugement dernier dont il a été question précédemment, seules les âmes admises au paradis, après un séjour éventuel au purgatoire, seront habilitées à ressusciter. Autant dire qu’il y aura peu, voire très peu de ressuscités à la fin des temps…

En ce qui me concerne, et comme nombre de Rose-Croix, j’ai opté depuis longtemps pour la réincarnation. Je pense en effet qu’après la mort, notre âme ne se rend ni au paradis (même après un séjour au purgatoire) ni en enfer, mais qu’elle se fond dans l’Âme universelle (l’Atman des Hindouistes et de certains Bouddhistes), où elle demeure quelque temps, en présence d’autres âmes, parmi lesquelles celles d’êtres chers avec lesquels elle a vécu ici-bas. Puis elle se réincarne ; autrement dit, elle s’introduit dans le corps d’un nouveau-né et commence un nouveau cycle d’existence sur le plan terrestre. Dans quel but ? Celui de poursuivre son évolution spirituelle, laquelle, à l’issue d’une énième vie terrestre, doit l’amener à atteindre l’état de Sagesse. Dès lors, elle n’est plus dans l’obligation de se réincarner. Mais c’est là un autre sujet…

Tout comme il y a de nombreux témoignages confirmant l’existence d’une après-vie, nombre de personnes (adultes et enfants) ont eu des réminiscences de vies antérieures et ont décrit où elles avaient vécu, qui elles étaient, quel métier elles exerçaient, quelle religion elles suivaient… Après vérification, il est apparu que les informations recueillies confirmaient leurs propos. Que dire également des enfants prodiges : Mozart, dès l’âge de quatre ans, fut capable d’exécuter correctement une sonate. À dix ans, Beethoven maîtrisait parfaitement la technique musicale du piano. Liszt et Rubinstein furent également de très jeunes virtuoses. À peine âgé de treize ans, Michel-Ange était un peintre hors du commun. À douze ans, Blaise Pascal publia un traité sur les sections coniques. Pic de la Mirandole, encore adolescent, était considéré comme le plus érudit de son époque… De nos jours encore, nombre d’enfants, dans divers domaines, peuvent être considérés eux aussi comme prodiges. L’intelligence cérébrale ne peut expliquer à elle seule leurs dons et leurs talents. Ne peut-on pas y voir le fruit précoce d’expériences, de connaissances, de savoir-faire acquis dans des vies antérieures ?

Au regard de ce qui précède, la Mort sur ce plan terrestre correspond à une (re)naissance sur le plan spirituel. Lorsque nous nous apprêtons à quitter ce monde, nous sommes enclins à éprouver un sentiment de tristesse à l’idée de nous séparer des êtres que nous aimons et qui nous affectionnent ; eux-mêmes pleurent notre départ. Mais lorsque l’âme du défunt franchit le seuil de l’au-delà, elle a alors le sentiment de renaître à elle-même et retrouve d’autres êtres qui lui étaient chers. Ce sont donc des retrouvailles qui ont lieu, avec ce que cela suppose en termes de joie et de bonheur. Dès lors que l’on a cette approche de la Mort, celle-ci perd son aspect effrayant et apparaît comme une extension de la Vie. Cela ne veut naturellement pas dire qu’il faut être pressé de mourir et s’en réjouir. En la matière, le mieux est certainement de faire nôtre ce conseil de Pythagore : « Employez-vous à vous comporter comme si votre vie pouvait durer éternellement ou prendre fin dans l’instant. » En outre, il n’excluait pas une part de fatalité quant à l’heure et aux circonstances de la mort.

Quant à Platon, il déclara : « Être initié, c’est apprendre à mourir. » Tout Rose-Croix comprend le sens ésotérique de cette phrase, qui signifie que pour naître à la Connaissance, il faut mourir à l’ignorance. Mais elle veut dire également que « la Mort est une initiation ». C’est même la plus haute initiation que l’on puisse recevoir lors d’une incarnation. En effet, d’un point de vue spiritualiste, elle constitue pour tout être humain une opportunité de se connaître en tant qu’âme et d’accéder en toute conscience au monde spirituel. Par extension, elle permet d’avoir la confirmation que nous sommes immortels en essence et que nous vivons par alternance ici-bas et dans l’au-delà. Certes, nous ne nous souvenons pas de ce que nous avons connu juste avant de nous réincarner, mais est-ce une raison pour dire que l’avant-vie, et donc l’après- vie, n’existe pas ? Vous rappelez-vous avoir été bébé ?

Dans notre société devenue trop matérialiste, la Mort est de plus en plus taboue, et la crainte qu’elle suscite donne lieu à maintes tentatives destinées à la reporter autant que possible. On s’acharne à maintenir en vie des malades incurables qui souffrent corps et âme et qui sont plus morts que vivants, et ce, même lorsqu’ils demandent à partir. Que dire également du transhumanisme, ce courant qui part du principe que tous les moyens sont bons pour prolonger autant que possible la vie dans le corps humain. Parmi ces moyens, il y a notamment la mise au point d’organes artificiels, dont le cerveau. Certes, on aurait tort de se priver des progrès de la science, mais les transhumanistes vont jusqu’à envisager un monde où se côtoieraient des êtres humains en partie robotisés et des robots en partie humanisés. La perspective d’un tel monde, dominé par la haute technologie et l’intelligence artificielle, ne me réjouit guère et traduit une approche excessivement matérialiste de la Vie. Mais quoi qu’on en pense, la Mort aura toujours le dernier mot…

Aussi contradictoire que cela paraisse, la conception que nous avons de la Mort conditionne le sens que nous donnons à la Vie. Lorsqu’on l’envisage sous un angle spiritualiste et que l’on adhère à la réincarnation, on est enclin à inscrire notre existence dans le long terme et à chercher en nous-mêmes la « source du Bonheur », cette Shambhala si chère aux Hindouistes et aux Bouddhistes. Ce faisant, on prend de plus en plus conscience, comme l’a si bien dit Theillard de Chardin, que l’être humain est avant tout une âme incarnée dans un corps. Tant que l’humanité n’aura pas intégré ce principe fondamental, elle agira sous l’impulsion de    ses instincts les plus destructeurs et œuvrera plus ou moins consciemment à sa disparition. Aujourd’hui, la situation est telle qu’elle est même sur le point de rendre la Terre, planète qui l’a vu naître, invivable pour elle.

En conclusion, et bien que sachant que la Mort n’est en rien une entité susceptible  de me lire ou de m’entendre, je serais néanmoins tenté de lui poser cette question : « Si Tu n’existais pas, qu’adviendrait-il de l’humanité ? »

Respectueusement.

Serge Toussaint

 

Partager

Partager avec vos amis !

error: Alerte: Contenu protégé