À propos de l’Expérience de Mort Imminente (EMI)

Des milliers de témoignages à travers le monde

Comme vous le savez certainement, de plus en plus de scientifiques s’intéressent à l’EMI. Si tel est le cas, c’est parce qu’ils ne peuvent plus ignorer les milliers de témoignages recueillis à travers le monde auprès de personnes ayant vécu une telle expérience, parmi lesquelles des membres de l’Ordre de la Rose-Croix. Dans tous les cas, la description qui en est faite est quasiment la même : alors qu’elles sont dans un état de « coma dépassé » ou considérées comme « mortes cliniquement » à la suite d’un accident, d’une maladie ou d’une opération chirurgicale, elles ont le sentiment de quitter leur corps physique, d’entendre et de voir ce qui se dit et ce qui se passe dans la pièce où elles se trouvent, et même au-delà de cette pièce. Puis vient le moment où elles se sentent comme attirées vers un monde qui transcende le plan terrestre. C’est alors qu’elles ont l’impression de traverser ce fameux tunnel de lumière, au bout duquel les attendent des êtres chers qu’elles avaient connus ici-bas.

L’Expérience de Mort Imminente

S’il est un fait que de plus en plus de scientifiques s’intéressent à l’EMI, la majorité d’entre eux demeurent sceptiques et ne voient dans cette expérience qu’un ensemble d’impressions générées par une zone du cerveau. Autrement dit, il s’agit pour eux d’un phénomène purement physiologique qui ne prouve ni l’existence de l’âme ni celle de l’après-vie. Mais alors, on peut se demander pourquoi la nature, qui ne fait rien pour rien et ne cherche pas à nous duper, aurait fait en sorte que l’homme, lorsqu’il est sur le point de mourir, vit un état de conscience qui le conforte dans l’idée que la mort ne marque pas la fin définitive de notre existence. On peut se demander également pourquoi ceux et celles qui ont vécu cet état en reviennent radicalement transformés et, si ce n’était déjà le cas, mènent par la suite une existence empreinte d’humanisme et de spiritualité.

« La conscience humaine n’est pas limitée au corps physique »

Parmi les nombreuses expériences rapportées sur le sujet, il faut revenir sur celles où les personnes concernées ont entendu et vu des choses qui se disaient ou se faisaient dans d’autres pièces ou d’autres lieux que celle ou celui où elles se trouvaient physiquement. De mon point de vue, c’est la preuve que la conscience humaine n’est pas limitée au corps physique, mais peut s’étendre bien au-delà. C’est la preuve également qu’elle n’est pas le produit exclusif du cerveau, puisque dans la plupart des cas répertoriés, il ne fonctionnait plus (électro-encéphalogramme plat). Comment expliquer, par exemple, qu’à l’issue d’une opération chirurgicale très longue et très complexe, nombre de sujets aient pu décrire ensuite les phases de cette opération, les instruments utilisés, la disposition des pièces adjacentes au bloc opératoire, etc. ? Quoi qu’ils en disent, les scientifiques sont incapables d’expliquer une telle perception qui, en tout état de cause, est extra-sensorielle.

Les étapes de la mort

En ce qui me concerne, il est évident que l’EMI est l’antichambre de ce que l’on appelle improprement «la mort». Pour être plus précis, elle correspond à la première étape d’un processus mystique qui en comporte plusieurs, et que les Rose-Croix désignent sous le nom de «transition». Au cours de cette première étape, l’âme quitte graduellement le corps et perçoit avec acuité tout ce qui se passe autour de lui. Mais au lieu de s’en libérer définitivement et de poursuivre sa transition vers le monde spirituel, elle le réintègre (parfois brutalement) et réactive l’ensemble de ses fonctions vitales, dont l’activité cérébrale. La personne que l’on croyait morte revient alors à la conscience, gardant le souvenir de ce qu’elle a perçu durant cette expérience, au point de pouvoir décrire ce qu’elle a vu et entendu.

Le seuil de l’après-vie

Comme cela est expliqué dans l’Ordre de la Rose-Croix, la conscience est un attribut de l’âme et non une fonction exclusive du cerveau. Lorsqu’elle quitte momentanément le corps à l’occasion d’une EMI, elle perçoit les choses indépendamment des facultés cérébro-sensorielles. Libérée des limites liées au temps, à l’espace et à la matière, elle peut même « voir » et « entendre » ce que notre vue et notre ouïe physiques sont incapables de percevoir. Autrement dit, elle expérimente provisoirement l’état spirituel qui sera le sien au moment de la mort, lorsqu’elle franchira le seuil de l’après-vie.

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Cet article a 24 commentaires

  1. Filos1

    L’expérience de mort imminente, EMI, est décrite notamment dans le bouddhisme comme se déroulant en suivant huit (8) étapes : d’abord une vision de mirage, vient ensuite celle de la fumée, successivement viennent les visions des étincelles, d’une lumière vacillante comme une bougie, d’une lumière blanche, puis d’une lumière rougeâtre suivie d’une perception de trou noir (un glissement dans une sorte de tunnel), le mourant est alors dans le coma, dit-on. Finalement vient la perception d’être dans une claire lumière, d’être illuminé par une Lumière nulle autre pareille. C’est vraiment intéressant, car à la lecture (ou à l’audition) du texte, la peur de la mort disparaît, la confiance en soi renaît et la vie augmente en sensations.

    Beaucoup de personnes ont vécu cette imminente expérience sans nécessairement s’apercevoir des huit étapes. Cependant, ils décrivent d’autres perceptions qui commencent aussi par une une vision de mirage suivie d’une perte du sens de la vue, puis celui de l’ouïe, ensuite celui de l’odorat, du goût enfin celui du toucher. La raison disparaît avec la perception d’une entrée dans une sorte de tunnel. Vient alors une musique céleste, une belle sensation suivie d’une clarté de conscience.

    La majorité de ceux et de celles qui vivent une telle expérience affirment avoir connu une expérience sans limite et riche en enseignements. Leur vie s’en est trouvée changée très positivement. Ce qui a conduit quelques-uns à une quête de philosophie, de spiritualité et de mysticisme comme ceux de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, AMORC de l’Ordre Martinisme Traditionnel, OMT, etc.

  2. Jean-marie

    Pour moi il y a deux chose, première l’extériorisation d’une partie de la motricité ( méridiens ), et la montée de notre Esprit Ame dans le canal central en nous, d’ou la vision de ce canal, notre conscience peut quand les verrous sont levés aller dans les différentes couches toujours plus subtils de notre anatomie ou différents corps, ce que nous percevions avec l’oeil physique, est alors vue sous un autre aspect plus subtile, jusque la vacuité.

  3. Vivaldi

    L’humanité dans son existe est appelée à vivre toutes sortes d’Expérience et dont l’EMI en est une et que ces expériences devraient pas être considérées comme un simple phénomène ; en lisant le texte on peut comprendre qu’il y a nécessité de prendre plus au sérieux ce phénomène comme l’a commencé certains scientifiques car cela pourrait considérer peut-être comme un moyen de commencer à éveiller notre conscience sur la réalité d’après la mort à partir de certaines perceptions.

  4. esther meledje

    A moins d’être parti tranquillement dans son sommeil à un âge avancé, les personnes sur le point de mourir savent et semblent toujours vouloir le communiquer aux proches autour d’elles, l’EMI ne pouvant vraiment être racontée que par celles qui l’ont réellement vécues et qui malheureusement et la plupart du temps, ne sont plus là pour transmettre avec fidélité une telle expérience. Ayant été présente enfant à la « transition » de deux personnes de ma famille, je n’ai pu que constater les mots qu’elles ont dits pour faire comprendre qu’elles quittaient ce monde avant leur dernier soupir. Le plus important lorsque l’on est sur le chemin du mysticisme, c’est d’avoir suffisamment de recul pour les accompagner en ces moments-là pour une transition en douceur. (esther melèdje)

  5. Colette

    certains diront que les EMI n’arrivent pas par hasard qu’elles sont un signe pour notre temps. Certainement pour donner des signes solides et indubitables qu’il existe une vie invisible de grande valeur. Mais aujourd’hui on vit d’une manière horizontale et on ne pense pas à notre destinée future. Il y a de plus en plus de témoignages qui changent complètement l’existence. Comme elle les ouvre sur l’infini, ils retrouvent une spiritualité et n’ont absolument plus peur de la mort. Il est vrai que Dieu cherche toujours un façon de nous approcher. On y croit ou pas. Blaise Pascal disait : »Dans les miracles il y a suffisamment de clarté pour ceux qui veulent bien y croire, et suffisamment d’obscurité pour ceux qui ne veulent pas » On peut aisément reprendre cette phrase à propos des EMI. En science et en médecine est que le cerveau produit la pensée et la conscience. Les EMI viennent en contradiction puisque la plupart arrivent en l’absence d’activité cérébrale. Ils ne devraient donc se souvenir de rien, ce qui n’est pas le cas. Mais le propre du christianisme est d’apporter toujours une nouveauté, qui dépasse l’entendement et la raison, sans y être opposé. Excuse de rentrer dans le vif du sujet. La réalité est qu’on se rend compte qu’il est lié à une super-conscience ou continuité de la conscience. Le cerveau serait un émetteur-récepteur de celle-ci. L’âme est en contact avec le divin et peut faire une expérience spirituelle qui rejaillit sur l’organisme biologique. Ce qui est le cas des miracles, des expériences mystiques, des effusions de l’Esprit saint et des EMI. sans être proche de la mort. C’est une expérience commune qui existe depuis des décennies, tous les grands saints ont vécu cette expérience de Dieu et l’EMI n’importe qui peut la vivre. L’âme n’est plus concernée par certains et c’est terrible. La difficulté est qu’en médecine l’âme est comparée au psychisme ; l’être humaine ne serait qu’un organisme psychosomatique, mais dans ce cas-là nous sommes au même niveau que les animaux. La personne humaine est aussi une âme, capable de DIeu et en lien avec le divin. Et si l’on ne croit plus en l’âme , on accepte des excès sans limites, cela dénature la personne humaine, mais on ne veut pas le voir. Les personnes qui font une EMI sont en situation de fragilité et de vulnérabilité. Cela les ramène à une forme d’humilité face à DIeu. Ces expériences serait-elles un mode d’emploi du sens de la vie ? entièrement relié à l’amour ? Il ne faut pas l’oublier c’est sur cette note que nous serons jugés. C’est ce j’ai compris moi-même en lien avec des conversations complexes sur le sujet et autres. Respectueusement.

  6. Mira Cyril

    Une opinion que je partage et qui fait sens. De par mon travail, je croise régulièrement des personnes qui ont des parcours divers dans le domaine ésotérique et spirituel. Il y a peu, justement, j’ai reçu un homme avide de spiritualité et qui pourtant s’est décrit comme étant encore, quelques mois auparavant, « le plus matérialiste des hommes ». Qu’est-ce qui l’a changé ? Cette personne a fait une expérience de mort imminente tout à fait stupéfiante. Le coeur s’est arrêté de battre durant – tenez-vous bien – plus de 30 minutes ! Quand il est revenu à la vie, les médecins n’en croyaient pas leurs yeux. Sans entrer dans les détails, des choses ont été vues et vécues qui l’ont totalement transformé.
    A ceci, je me permettrai de rajouter une réflexion : j’ai remarqué que bien souvent, sans que ce soit une règle absolue, ce sont les personnes les plus matérielles qui vont vivre les expériences mystiques les plus fortes. Peut-être parce que la Nature sait qu’il est inutile de prêcher à un convaincu ?

  7. PRANA

    BonjourJ’aimerais savoir si les personnes ayant vécu une EMI voyaient les couleurs ? En effet, le cerveau étant créateur de la couleur suivant les longueurs d’ondes non absorbées par la matière, cela signifierait que si on sort de son corps et que l’on voie son environnement sans les yeux et sans le cerveau, alors la vision devrait être en noir et blanc ….Dans l’attente de vos commentairesMerci

  8. Laurence Surjus de Pomarède

    Je l’ai vécue trois fois, il est vrai que moi-même ai assimilé le retour à la vie par ce qui a dû rester ancré dans notre subconscient, c’est-à-dire le passage dans un tunnel vers la vie … L’utérus de notre mère. Mais cela n’enlève en rien le voyage astral que l’on fait. Plusieurs personnes qui m’ont dit m’avoir vue alors que moi je dormais d’un autre côté dans une autre ville ou dans une autre pièce. Il y a toujours eu une bonne raison en général ces personnes étaient très malades, à croire que le souci que je me fais pour ceux qui me sont importants, ou pour moi-même, me font biloquer inconsciemment. Le dernier en date est un chirurgien ; il m’a vue en face de lui et sur la table d’opération au même temps ; il a eu peur d’ailleurs ! Je vois depuis petite des personnes en plus à côté d’autres, j’ai appris à me taire car souvent regardée comme si je relevais d’un hôpital psychiatrique. Je vis avec ces choses étranges que je suis. Je ne saurais le formuler autrement ; je ne me pose pas de questions, ne cherche à convaincre personne, ni ne m’interroge ; j’accepte cet état de fait en me disant qu’il y a plusieurs formes d’intelligence. Certains développent l’esprit mathématique, d’autres la logique, l’intellectuel, et d’autres comme moi la capacité de voir certaines choses invisibles ou la télépathie. Le cerveau humain ne nous a pas délivré toutes nos capacités extrasensorielles ou communicatives.

  9. Jeancy MAMENGA

    Oui c’est vrai !

  10. J-Philippe 31

    Tout d’abord je tiens à vous remercier pour les éclairages que vous donnez sur de si nombreux sujets de réflexions on ne peut plus importants. Je tiens aussi à remercier les commentateurs qui m’amènent, par leurs dires respectifs, à partager un des rêves que j’ai fait, étant enfant. Mais tout d’abord, pour contextualiser ma petite  »histoire » : il s’agissait de la première fois qu’enfant je m’amusais à  »tirer les cartes » à ma grand-mère. Mon tirage fût si mauvais qu’il la condamnait à une mort certaine. Imaginez la terreur et le sentiment de culpabilité qui naît dans l’esprit d’un tel enfant quand trois jours après ça, sa grand-mère meurt soudainement d’un A.V.C. Tout a été fait par mon entourage d’alors pour me rassurer, mais ce n’est qu’une des nuits suivant cette perte immense que la culpabilité a disparu. En effet, au cours d’un rêve où tout reflétait l’amour, la beauté de la vie et de la nature je me suis vu dans un jardin fleuri que j’ai parcouru et au bout duquel se trouvait comme une barrière en bois couverte de fleurs et d’herbes. Au milieu de cette barrière il y avait un portillon derrière lequel attendait ma grand-mère. Elle me sourit, me fit de grands gestes de la main comme pour me dire au revoir et s’en alla en disparaissant. Je n’eus alors plus aucune culpabilité, ni tristesse. J’avoue que je n’ai plus jamais non plus tiré les cartes à qui que ce soit… Je ne sais si cela fait sens pour vous mais ce simple rêve, que je ne me permettrai pas d’interpréter comme une preuve de l’existence d’une après-vie, m’a quand même laisser un sentiment de grande joie et une plénitude immense.

  11. schorlé

    J’ai été longtemps dédaigneuse et ironique moi aussi à l’égard de ceux qui parlaient de l’au-delà et de réincarnation.Il faut bien dire que comme la plupart de mes contemporains, je suis plutôt cartésienne, puisque telle est la nature de l’enseignement que nous avons reçu. Mais ce que j’ai découvert grâce à mon chien a remis en cause les certitudes que je m’étais forgées Lorsque Foucault alors âgé de 16 mois a disparu au cours d’une balade, j’étais tellement désemparée et triste que j’ai contacté voyants, radiesthésistes et interprètes animaliers pour savoir ce qu’il était devenu. Je l’ai cherché trois jours durant avant qu’on me ramène son corps. Mais au bout de cette quête, un autre monde s’est ouvert à moi: un interprète animalier l’a interrogé à ma demande et il lui a donné tant de détails sur ses 16 mois de vie, que j’ai été convaincue que la communication par télépathie était possible avec les animaux. J’ai essayé de comprendre et fait des stages, j’ai lu beaucoup d’ouvrages sur l’après vie. J’ai trouvé beaucoup de similitudes entre ceux que disent les personnes revenus d’expériences de mort imminente et ce que Foucault avait pu dire de l’au delà.
    L’électrochoc de cette découverte m’a conduite à m’interroger aussi sur tous les événements étranges que j’avais vécus au cours de ma vie de médecin conseil. Et il m’a paru alors évident que cet esprit qui se manifeste après la mort exerce ses pouvoirs tout au long de l’existence.
    Je suis sûre maintenant que tout ne se passe pas sur le seul plan physique, dans le seul monde matériel, et qu’il faut peut être redéfinir ce que nous appelons conscience, esprit, intelligence. Petit à petit, je jette un nouveau regard sur la vie, mais j’aborde aussi la mort d’un œil neuf. Moi, l’athée de toujours, pense maintenant qu’il y a un après la mort, que l’âme ne meurt pas, que le poids de la matière est bien lourd à porter, mais que le meilleur reste à venir.

  12. Antoine Achard

    Votre blog en est un qui, éminemment, porte à la réflexion, et les commentaires des intervenants m’apportent des éléments nouveaux, qui parfois m’échappent. Voilà une autre raison de lire attentivement ces commentaires. D’autre part, je crois qu’au-delà des frontières matérielles, s’établit très probablement une communauté invisible d’idées entre ceux et celles qui ont fait de la recherche de la vérité une partie intime de leur vie. Ce qu’Esther Méledje souligne, à savoir que l’important suite à ces expériences est ce que l’on en fait, m’apparaît grande pertinence.

    Maintenant, s’il n’y a aucune transformation de nos conceptions et de nos vies suite à ces expériences, (probablement commandées karmiquement par l’âme dans une autre incarnation) alors tout ces efforts faits par celle-ci pour nous éveiller à une réalité différente que celles apportée par les simples perceptions de nos sens, se trouvent réduits à peu. Il m’apparaît que dans la description de ces expériences, faites par la grâce de cette âme, ceux et celles qui les ont expérimentées ont reçu une opportunité hors du commun de prendre conscience qu’ils ne sont pas qu’un corps et qu’une conscience matérielle. Il m’apparaît clairement aussi que c’est l’intellect qui vit ces expériences à partir de sa « garde-robe » culturelle. Ces expériences d’EMI sont souvent rapportées par des personnes ayant grandi dans une culture occidentale ou étant au fait de cette culture. Mais qu’en est-il de ces gens qui vivent à Bornéo, dans les montagnes du Viet-Nam, au Japon ou chez les peuples africains Bantous etc. Il serait instructif, pour les occidentaux que nous sommes, de connaître la teneur de leurs expériences de mort imminente. Les nomment-ils de ce nom ? Les décrivent-ils de la même façon ? Si nous nous rapportons aux Idées de Platon ou aux archétypes de l’inconscient collectif dans la psychologie de Jung, alors nous devons en conclure que ces expériences ont la même teneur descriptive partout dans le monde…mais j’en doute. Une personne ayant été formée dans la pensée scientifique dirait probablement qu’elle a expérimenté une partie des modulations de l’énergie unique, etc. etc.

    Pour terminer et être équitable envers ceux qui ont eu le courage de partager leur expérience, voici la description de la mienne. Elle diffère un peu, car ici point de tunnel, point de lumière mais simplement la conscience d’une unité de l’Être: Suite à ce qui m’a semblé être un état cataleptique venant d’une incapacité à respirer pendant un temps assez long, « je » (?) pris conscience que mon corps physique était étendu à plat ventre, au-dessus se trouvait le corps psychique et mon être véritable se trouvait alors dans un tel état qu’il n’y avait ni plaisir ni souffrance ressenti mais simplement cet état d’être-conscience-béatitude et que c’était là l’état où les âmes individuelles se trouvaient lorsqu’elles étaient libérées du corps physique (et du corps psychique). Lorsque mon corps se mit à respirer à nouveau j’ai senti immédiatement, après l’inspiration de l’air, comme un choc brutal. Ensuite la conscience de cette belle unité supérieure, la vision du corps psychique flottant au-dessus de mon corps physique ainsi que la vision de mon corps comme par le haut, s’est évanoui. C’est alors que je compris, par expérience directe, ce qui se produit lorsque l’âme entre dans le corps du nouveau-né lors de l’incarnation. Si cet état cataleptique s’était prolongé, alors j’aurais certainement connu cette belle unité entre les incarnations. Mais le but n’était pas de « mourir » mais plutôt l’opportunité d’une prise de conscience différente. La conviction de l’immortalité ne me vint pas toutefois à ce moment puisque celle-ci dérive d’une expérience vécue à l’âge de quatre ans et demi dont je ne désire pas encore partager la teneur.

  13. esther melèdje

    Généralement, lorsqu’une personne relate ou fait raconter ce qu’elle a vécu au cours d’une telle expérience, c’est qu’elle est bien consciente dans la vie présente qu’elle a survécu. Son intérêt, après avoir bien appréhendé et bien intégré l’EMI, est ce qu’elle va en faire…
    Merci. E. M.

  14. Anne-Marie K

    Similairement à Xavier C-R j’ai perdu – suite à un effet secondaire d’un médicament – soudainement connaissance (assez brève) lors d’un souper dans un restaurant en 1998. J’étais pleinement consciente que je me trouvais sans mon corps dans une autre dimension mais non définie. Je ne voyais rien, sauf que je vivais en marche arrière la journée passée à grande vitesse, voyant tout ce que j’avais fait et dit, mais également mes pensées, mes intentions etc. et je commençais à évaluer tout cela. Soudain je sentais que mon pied était accroché quelque part et il me semblait passer un seuil bien défini avec l’impression que je devrais oublier ce film en marche arrière, mais j’avais la forte volonté de tout pouvoir me rappeler, afin d’analyser et d’étudier ce vécu et il en fut ainsi. Le passage du seuil s’effectuait comme lorsqu’on éteint et ouvre un interrupteur. Toutefois, ce qui se trouvait entre les deux états de perception semblait être un vide total, rien. On m’avait transporté sur la terrasse du restaurant et voyant que je restais inanimée on m’avait de nouveau transporté à l’intérieur de l’établissement où par hasard mon pied restait accroché à une marche, ce qui initiait le processus de réintégration dans le corps en causant le passage de ce seuil. Revenant à moi, je me rappelais tout. Ce vécu représente pour ma part une preuve que la conscience individuelle peut exister sans corps dans un autre milieu au-delà de la matière, de notre espace-temps, voire une autre dimension. Étant mon propre juge dans le « film marche-arrière », cet extrait de ma vie me semblait comme un livre ouvert où rien ne pouvait se cacher. Cette expérience représente pour moi la preuve que la conscience n’a pas besoin d’un corps pour être conscient de soi-même et que par conséquent après la mort ou la dissolution du corps, elle continue à vivre en pleine conscience.
    Cordialement

  15. Antoine Achard

    Les descriptions que font les personnes qui ont expérimenté ces EMI ressemblent fort à celles que rapportèrent les candidats aux mystères antiques. Ayant vécu une expérience de nature similaire à l’âge de 28 ans, il m’apparaît que ces EMI semblent être, pour notre époque, une forme d’initiation aux réalités de ce monde supérieur de lumière, monde que notre âme a quitté pour venir expérimenter ici-bas une autre facette de la réalité de l’Être unique. Il semble alors que ce soit l’âme individuelle qui initie elle-même notre personnalité imparfaite. Ces EMI seraient, comme vous le dites, une sorte d’antichambre de la transition où l’âme quitte graduellement le corps pour voir pendant un moment une réalité spirituelle, et je partage aussi cette idée. Mais en tenant compte de l’adage hermétique qui dit que « ce qui est au-bas est comme ce qui est en-haut et ce qui est en-haut est comme ce qui est en-bas », pourrions-nous alors envisager qu’un phénomène de même nature puisse se produire à partir du monde de lumière vers notre monde matériel, une sorte d’Expérience d’Incarnation Imminente ? Une tentative d’incarnation ratée ? Que penser de ces cas où le fœtus, destiné à recevoir l’âme, ne remplit plus les conditions de cette réception, mais aussi des cas de mort subite du nourrisson etc. ? L’âme, de son plan de lumière, aurait-elle eu un avant-goût du monde restrictif de matière où, un jour, elle devra « descendre » ?

  16. Ginna44

    Bonjour,
    Il y a 27 ans, l’E.M.I était un domaine peu étudié, voire dénigré. Les personnes l’ayant vécue étaient considérées comme des doux dingues, des illuminés, affabulateurs… surtout pas prises au sérieux. L’incompréhension réduisait ces personnes au silence. Internet n’existant pas encore il était très difficile de trouver des témoignages et d’en discuter, mettant ces personnes dans un grand désarroi. Même si de tels cas se passaient en milieu hospitalier, le sujet restait encore tabou.
    Personnellement il m’a fallu 5 ans avant de réellement comprendre et d’admettre ce qui m’était arrivé, jusqu’à une émission de radio traitant du sujet. De par mes lectures et un certain enseignement, je savais que cela existait mais de là à le vivre je n’y pensais même pas ! Pourtant tout y était, coma, tunnel, détachement du corps, lumière… en somme tout ce qu’il y a de plus classique dans une E.M.I.
    Sauf qu’un autre phénomène est venu se greffer à celui ci, la transformation en état de lumière ! Plus de corps, d’espace … seule une immense vibration lumineuse irradiante, la quintessence. J’étais devenue un corps de lumière. Il n’y a pas de termes assez forts pour décrire un tel état !
    Silence, un ange passe.
    Le retour fut moins glorieux ! Je pense qu’il fut provoqué par la série de piqures que les urgentistes et les médecins m’ont donnée pour me ramener à la « vie ». Je me suis réveillée dans une banale chambre d’hôpital avec un état physique à faire peur. Je ressemblais plus à une morte vivante ou à une vivante morte avec devant moi un médecin me disant qu’il ne savait pas ce qu’il m’était arrivé. Ce n’était pas moi qui allait lui donner la réponse !! J’étais encore vivante mais à quel prix ! Dieu que cette enveloppe charnelle fut difficile à remettre en route.
    Pour vivre une telle expérience, je n’avais pris ni drogue, alcool, pas d’accident ni pratiqué des méthodes transcendantales… J’attendais le bus après avoir fait mes courses ! L’on ne choisit pas vraiment le moment pour vivre ça.
    Certaines personnes reviennent transformées. Personnellement je ne me suis pas sentie plus humaine ni plus mystique, je l’étais déjà ! Il est certain qu’atteindre un tel état ne s’acquiert pas en une seule incarnation ni en étudiant des textes pendant toute une vie, mais c’est le résultat de notre être après bien des transformations et d’enseignements.
    Aujourd’hui, à 54 ans, avoir vécu une telle expérience ne m’empêche pas de vivre comme tout le monde ni de me casser une cheville ! Seulement, pour les personnes qui me connaissent mieux, il y a en moi ce petit quelque chose d’indéfinissable qui allie le langage du cœur à celui de l’esprit.
    Carpe Diem Ginna44

  17. Vera

    Je suis né dans un pays où l’athéisme était une religion officielle, en URSS. Dieu, la réincarnation, la vie après la mort étaient pour moi des idées abstraites et vagues. Je dis cela juste pour souligner que je n’ai pas pu inventer l’image que j’ai vue.
            Croyez-le ou pas, mais quand ma fille de 5 ans mourait, j’ai été autorisé à l’accompagner jusqu’à un certain point. Était-ce un rêve ou une vision? Je n’ai pas de réponse. Mais je me suis vu debout dans un endroit très étrange et j’avais le sentiment de tenir la main de ma fille dans ma main. Il y avait une vaste vallée avec la couleur du ciel irréel, violet foncé et rose, en même temps. Un long chemin entouré d’une spirale noire allait à travers la vallée jusqu’à la haute montagne bleue au loin. Tenant ma fille par la main, j’ai commencé la descente du chemin et il devenait plus sombre.
    Pendant un moment il y avait une obscurité complète, mais un instant plus tard, je me voyais debout sur le point de départ de notre voyage, mais j’étais seul. Soudain, j’ai entendu une voix de baryton genre, forte. Il semblait très fatiguée ou avait beaucoup de compassion: «Que voulez-vous savoir? ». J’ai posé ma question et j’ai obtenu une réponse, mais c’est une autre histoire.
            Dans cette vallée, au même point de départ, ma quête spirituelle a commencé…

  18. Boillat Georges

    Mon père a vécu une EMI, et c’est les médecins qui avec les électrochocs l’ont ramené à la vie. Alors j’ai vu mon père, très mécontent, reprocher aux médecins de l’avoir ramené à la vie, tellement il était ébloui par ce qu’il avait vécu durant cette EMI

  19. Anne

    Et l’âme qui a commencé sa transition, rappelée par un être cher et un avenir rempli de promesses, réanime son corps et redevient âme vivante pour continuer sa vie..

  20. raymond

    Ayant veillé mes parents à la suite de leurs décès, je peux vous assurer qu’il existe une vie après la vie. Je vous rappelle aussi que d’éminents scientifiques ont pu comparé la différence de poids entre l’être vivant et l’être après la mort. Ne s’agirait il pas de l’âme? Bien sur, il ne faut pas penser à la perte physique normale qui a lieu après la mort.Ils en ont tenu compte dans leurs calculs.

  21. Le Tigre

    La science ne peut pas tout expliquer avec certitude.
    Les expériences extra-sensorielles ( voyances, Emi, mystiques,autres) n’ont de réalité que pour ceux et celles qui ont vécu ou qui peuvent créer volontairement ces états de perception particulière.
    La littérature sur l’occultisme, le mysticisme, décrivent ces phénomènes. Ils indiquent la possibilité de  » projection psychique » ( dédoublement) à distance pour se rencontrer, communier dans un lieu éloigné du corps physique de chaque participant.
    Que devient l’âme après la mort, qui le sait avec certitude?

  22. Lermite

    En effet, tel que vous l’expliquez il est peu probable que ces expériences soient dues à une cabriole du cerveau. Bien qu’il soit utile et intéressant de comprendre l’origine de l’expérience, en prouver les causes n’enlève rien à la valeur de l’expérience pour la personne qui l’a vécue. La perte de la peur de la mort et de tout ce qui peut la causer, d’avoir connu et se souvenir de ce moment avec autant d’acuité, la certitude qu’il y a quelque chose après et que c’est de toute beauté, deviennent des acquis qui ne sauraient être ébranlés, même par l’explication la plus matérialiste du phénomène. Le seul aspect négatif, c’est la frustration d’avoir eu à quitter cet état pour revenir dans un corps qui souffre…
    Par contre, ces expériences se déroulant (pour la plupart) dans un cadre scientifique, contribuent ou contribueront tôt ou tard à amener une ouverture sur l’aspect spirituel de la vie de la part de la science.

  23. Phène

    Oui, l’amour rejoint l’Amour…

  24. Xavier Cuvelier-Roy

    Moins spectaculaire, certes, mais tout aussi significatif, un aller-retour suite à un choc très violent, avec perte de connaissance (brève semble-t-il). J’en porte pour preuve personnel mon grave accident d’auto en 1986

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