« Le satanisme a pris beaucoup d’ampleur »
Au cours des dernières décennies, le satanisme, en tant que croyance et pratique, a pris beaucoup d’ampleur dans de nombreux pays. On évalue à plusieurs centaines de milliers le nombre de personnes qui en sont adeptes à travers le monde, et ce sont les jeunes qui s’y adonnent le plus. D’après les psychologues, cette tendance s’explique par le fait que le diable constitue pour eux un support identificatoire idéal : Lucifer aurait été le premier à se rebeller contre Dieu et à le défier, tout comme Satan se serait opposé ouvertement à Jésus et l’aurait affronté à plusieurs reprises, notamment dans le désert. Aux premières heures de l’Eglise chrétienne, certains le vénéraient déjà et s’opposaient, à travers lui, au message du Christ, qu’ils considéraient comme un imposteur.
L’origine du satanisme
C’est en 1966 (an 1 de « l’ère satanique ») que le satanisme se structure en une « religion » sous l’impulsion de son premier « Grand Prêtre », Anton Szandor LaVey (1930-1997), qui publia « Les rituels sataniques » et « Le cahier du démon » en 1972. Suspecté d’avoir participé de près ou de loin à l’assassinat de Ted Kennedy, il aurait déclaré aux enquêteurs : « La plupart des fidèles de mon Eglise sont des fanatiques, des membres de sectes et des cinglés », ce qui ne veut pas dire que c’est effectivement l’un d’eux qui fut l’auteur de cet assassinat. Quoi qu’il en soit, et sans vouloir me montrer aussi catégorique, je pense également que les satanistes sont généralement des personnes marginales et quelque peu perturbées, voir déséquilibrées. Croire en l’existence du diable, de Satan, est une chose ; lui vouer un culte et, pire encore, profaner des tombes en son nom, en est une autre.
Qu’en est-il vraiment de Satan ?
Qu’en est-il vraiment de Satan ? Désigné sous les noms de « Bélial » dans le Judaïsme, de « Lucifer », « Belzebuth », « Béhémot », « Azazel » ou « le Malin » dans le Christianisme, de « Al-Shaitan » dans l’Islam, il est censé être une Entité spirituelle ayant une puissance et des pouvoirs aussi puissants que ceux qui sont attribués au Christ, mais à des fins négatives et destructrices. Convaincus de cela, certains satanistes utilisent des rituels afin d’entrer en contact avec lui et d’obtenir son aide pour causer du tort à telle personne, telle famille, telle communauté. En règle générale, ces rituels sont fondés sur des évocations, des gestes hiératiques, parfois des sacrifices d’animaux, l’usage de figures symboliques, tel le Baphomet, qui consiste en un pentagramme inversé, etc.
Satan, dans la littérature et le cinéma
La littérature et le cinéma ont toujours accordé une place importante à tout ce qui gravite autour de Satan, du diable, des démons, etc. Parmi les livres les plus connus en la matière, on peut citer « La Divine Comédie », « Faust », « La mécanique du Diable », « Le trône de Satan », etc. S’agissant de films : « Prince des ténèbres », « Aux portes de l’enfer », « L’associé du diable », « L’exorciste », etc. Dans tous ces livres et ces films, Satan est le plus souvent personnifié, soit à travers une personne qui incarne « réellement » le diable, soit à travers une personne qui est possédée par le diable, d’où les multiples exorcismes pratiqués pour le « chasser » hors du corps de la victime. L’atmosphère ambiante est toujours angoissante, voire terrifiante.
« L’être humain peut être ange ou démon »
D’un point de vue rosicrucien, le diable et toutes ses déclinaisons n’ont aucune réalité et sont des créations qui prennent leur source dans l’imaginaire des humains. Pour être plus précis, il a été imaginé par les fondateurs des premières religions, afin de donner une origine au mal, tel qu’il se manifeste sur cette Terre. Il en résulte que ceux et celles qui croient en lui sont dans la crainte de quelque chose qui n’existe pas réellement. Quant à ceux et celles qui le vénèrent ou s’emploient à établir un contact avec lui au moyen de rites plus sordides les uns que les autres, ils se leurrent totalement et s’avilissent intérieurement. En fait, le diable n’est autre que l’homme lui-même, lorsqu’il applique négativement son libre arbitre, au point d’être malveillant et de commettre des actes méchants, destructeurs, barbares… En cela, l’être humain peut être ange ou démon.




