À propos des livres sacrés

Comme chacun sait, les religions actuelles sont fondées sur des «livres sacrés», c’est-à-dire sur des écrits qui sont attribués, soit à Dieu Lui-même, soit au sage, au prophète ou au messie auquel elles se rattachent, soit à leurs disciples directs ou indirects. Tel est le cas de la Bible pour les Juifs et les Chrétiens, du Coran pour les Musulmans, des Upanishads pour les Hindouistes, du Tripitaka pour les Bouddhistes, etc. Par extension, les fidèles considèrent que les textes de la religion qu’ils suivent représentent la Vérité divine et sont par conséquent immuables et éternels.

Les livres sacrés

Malgré le respect que j’éprouve à l’égard des religions et des livres dits sacrés, je ne pense pas que ces derniers représentent la Vérité divine ; encore moins que c’est Dieu Lui-même qui les a écrits. Cela supposerait en effet qu’Il est un Être anthropomorphique qui s’exprime et agit à la manière des êtres humains, ce qu’Il n’est pas et ne fait pas. Au regard de l’Ontologie rosicrucienne, Il s’apparente plutôt à une Intelligence, une Conscience, une Force, une Énergie (peu importe le terme) informelle et impersonnelle. Il ne peut donc être l’Auteur de quelque texte que ce soit.

Il me semble évident que les livres sacrés ont été écrits par des êtres humains. Or, aussi inspirés furent-ils, ces êtres étaient nécessairement imparfaits et avaient leurs faiblesses et leurs limites. Par ailleurs, ces écrits furent rédigés il y a plusieurs siècles et s’adressaient à des personnes qui vivaient dans un contexte géographique et socio-culturel particulier. Depuis, ce contexte a beaucoup évolué, de même que les mentalités et les consciences. La science, elle aussi, a beaucoup progressé et considérablement réduit la notion de “miracle“. Toujours est-il que nombre de doctrines et de règles de vie présentées dans les livres sacrés sont devenus obsolètes et même archaïques.

Les grandes religions

En ce qui me concerne, je suis convaincu que si Moïse, Bouddha, Jésus ou Mahomet, pour ne citer qu’eux, revenaient aujourd’hui à la vie, ils n’hésiteraient pas à changer les doctrines, les règles, les préceptes et autres commandements qui ne sont plus adaptés à notre époque. Je pense également que si les grandes religions persistent à ne rien changer dans leur enseignement, tant sur le plan doctrinal que moral, elles se condamnent à disparaître graduellement. Vous noterez d’ailleurs qu’elles sont de plus en plus délaissées, y compris par des personnes qui ont pourtant la foi mais qui suivent désormais d’autres voies pour mener leur quête spirituelle.

Mais ce qui me semble le plus grave en la matière, c’est le fait que trop de fidèles sont prêts à s’opposer les uns aux autres, voire à s’entretuer, au nom de ce qui est enseigné dans les écrits sacrés de leur religion. C’est là le résultat du dogmatisme et, dans les cas extrêmes, de l’intégrisme et du fanatisme. Pourtant, dans ce domaine plus qu’en tout autre, il est une vertu que tout croyant devrait cultiver : la tolérance. J’ajouterai que la meilleure manière de vivre sa foi est de lui associer l’usage de la raison, qui demeure, pour les êtres humains, le rempart contre l’obscurantisme religieux et toutes les horreurs qu’il peut générer en ce monde.

Serge Toussaint
Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

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Cet article a 15 commentaires

  1. Joël kahehero

    La notion d’allégorie, de parabole, de personnification et même de métaphore devraient nous inspirer quand nous lisons les livres, quel que soient leur caractère sacré ou profane. Tant que nous ne saurons différencier une allégorie d’une parabole ou d’une métaphore etc., nous interprèterons les textes à notre guise contrairement de la réalité présentée par l’auteur. A en croire l’évangéliste Luc à son premier chapitre et premier verset, il a entreprit comme les autres une recherche auprès des témoins oculaires et s’est engagé à écrire les faits avec ordre et exactitude. Il accuse donc ceux qui parlent d’inspiration.

  2. Angélique

    Tous ces livres sacrés ont sans aucun doute bien été écrits pas des êtres humains éclairés et ont du sens sur plusieurs plans, telle que la compréhension que ces personnes-là avaient en ce contexte précis de leur époque au sujet de la spiritualité, du mysticisme, de la cosmogonie, etc. Néanmoins, ce sont des transcriptions de leurs propres interprétations et donc de la compréhension qu’ils en avaient, que ce soient de la parole de Dieu, celle de prophètes ou autres. Leurs interprétations, ainsi que les nôtres actuellement, sont teintées par l’éducation, la culture, l’évolution du chercheur, les centres d’intérêts, le sens ou le but recherché, l’histoire locale et mondiale, et tellement d’autres paramètres.

    Le tout rend la lecture de ces livres sacrés complexe, car il est nécessaire de pouvoir se mettre à la place des personnes qui les ont écrits, interprétés et/ou traduits, et de cette façon approcher leur mode de pensée, pour s’ouvrir à la compréhension de leurs écritures. La lecture pouvant se faire sur différents niveaux, elle peut nous amener autant d’informations pour comprendre l’évolution des points susmentionnés et de ce fait être aussi une référence historique, que de nous amener des pistes de réflexion pour une meilleure compréhension de la Sagesse primordiale. Cette dernière est souvent cachée en filigrane, mais faut-il encore en avoir les clés pour pouvoir lire ce langage sacré, symbolique et crypté, si je peux dire.

    Malheureusement, peu de personnes font l’effort de décrypter ces livres pour pouvoir en avoir une lecture qui, d’une part donne du sens, et d’autre part est adaptable à notre contexte actuel. Je suis bien d’accord que certaines personnes et groupes en ce monde ne désirent pas enseigner la connaissance pour lire et comprendre un texte sur plusieurs plans à la fois, porteuse d’éveil spirituel, par peur de perdre le pouvoir. Ils préfèrent endormir les personnes dans des discours de haine et «diviser pour mieux régner», prenant en otage les livres sacrés, les Maîtres spirituels, les prophètes et philosophes pour supporter leurs discours.

    Je suis convaincue que les Maîtres spirituels, en cette ère du XXIe siècle, adapteraient les messages des livres sacrés et souligneraient «la voie du Cœur», laquelle a toujours été le message central. Espérons que les êtres humains, petit à petit, prennent conscience du non-sens des messages transmis par les religions et de la manipulation sous-jacente. De même, espérons qu’ils aient le courage de faire l’effort d’aller voir eux-mêmes ce que veulent dire les livres sacrés et de comprendre les fondements des messages émis par les Maîtres spirituels ; messages positifs, lumineux, harmonieux, bienveillants et rayonnants d’amour.

  3. esther melèdje

    En dehors des livres sacrés représentant chaque religion, je suis et reste convaincue qu’un individu ou un groupe peuvent donner un caractère sacré à un ouvrage qui semble occuper une place importante dans leur échelle de valeur (comment ils l’apprécient, son utilité dans leur vie et ce qu’il leur apporte). Cela peut être de façon ponctuelle ou permanente.
    Pour étayer mon affirmation, n’a-t-on pas l’habitude de dire d’un document très important concernant un secteur professionnel particulier qu’il est “la Bible” de cette profession ?

  4. pivoine

    Si les”livres sacrés” sont d’inspiration divine, peut-on dire que l’inspiration est traduisible ?

  5. Pax Vobiscum

    Les textes sacrés interpellent notre conscience en nous invitant à œuvrer au service du Bien. Cependant, force est de constater que le monde est très peu réceptif au message d’amour et de fraternité qui constitue l’essence de ces textes. Et pire encore, nous déplorons le terrorisme des “fous de Dieu” qui veulent nous imposer leurs textes sacrés au prix d’innocentes vies humaines. Devant cet échec de l’humanité à faire le Bien, je suggère que les enfants soient instruits au sujet de la loi de compensation (karma) dès que faire se peut. Ils comprendraient aussitôt que “tout se paie ici-bas”, le bien comme le mal, invariablement. Ainsi, nous pourrions espérer voir émerger une génération future d'”opportunistes dans le Bien”.

  6. Patrick

    Les livres sacrés peuvent comme tout livre inspiré apporter une réflexion. Toutefois, ce type de lecture présente à mon avis des inconvénients :
    – les traductions ne sont pas fiables, il faudrait lire les textes dans leur langue d’origine.
    – les textes ont souvent été modifiés au fil du temps et n’ont plus le sens qu’a voulu donner l’auteur.
    – ils sont éloignés de notre mode de vie contemporain et sont difficiles à lire pour des non érudits.
    Pour ma part, je préfère des livres faciles à lire, applicables immédiatement, écrits par des écrivains spiritualistes des derniers siècles. Les librairies proposent une multitude d’ouvrages intéressants dans ce domaine.

  7. esther melèdje

    Tout à fait. Cela dit, leur existence est et demeurera une base initiatique pour tous ceux ayant la foi et étant très croyants. Autrement dit, ils seront les livres de référence des religions dont ils sont issus même si celles-ci évoluent et que les croyances connaissent une mutation.
    C’est en finalité un bienfait de pouvoir consulter de tels livres et donc d’en avoir.

  8. Antoine Achard

    Peut-être le seul vrai Livre Sacré comportant certaines pages écrites et d’autres encore vierges est ce que l’on nomme le coeur-conscience de tout homme et de toute femme. Je crois que c’est à la suite de nos méditations, nos réflexions et nos harmonisations avec ce qu’il y a de plus élevé en nous que nous pouvons voir s’écrire des vérités qui viendront constituer nos valeurs personnelles balisant notre conduite.
    À ces vérités peuvent s’en ajouter d’autres dont il ne tiendra qu’à nous d’incorporer les valeurs dans notre coeur-conscience.

  9. palun

    Mesdames, messieurs,

    Je suis tout de même un peu surpris de lire tous ces commentaires, particulièrement celui de monsieur Toussaint.
    La remise en cause des textes sacrés de cette façon; en soit extrêmement concise, sans aucun renvoi historique, sans noter le fait que ne serait ce que pour les 3 religions abrahamiques elles ont le même dénominateur commun comme je viens de l’écrire: Abraham. Elles s’ancrent donc dans une même source.
    Ce qui me semble tout de même dangereux dans votre commentaire Monsieur Toussaint c’est d’enlever la dimension divine de ces écritures. Certes Dieu est “impensable”, c’est sans doute pour cela que des prophètes ont eu la mission de le faire connaître.
    Les prophètes ont tous cette particularité: celle de nous rattacher à une source authentique, à une Tradition, à la Tradition. Moise puis Jésus en tant que revificateur de la foi et Mahomet en tant que sceau de la Prophétie synthèse finalement des deux autres religions. Le mot synthèse étant tout de même réducteur mais je n’en trouve pas un autre plus compréhensible.
    Ces 3 religions et particulièrement les deux dernières ont donné des civilisations absolument remarquables de points de vue aussi bien religieux, que mystique, que spirituel, qu’artistique. Tout cela sert tout de même de preuve au vue de leur expansion extrêmement rapide dans le monde et surtout qu’elles étaient et sont destinées à tous les humains du monde entier. Concernant l’Hindouisme, c’est un peu différent car on peut affirmer qu’il est difficile de suivre cette voie si on est pas Hindoue du simple fait du système de castes.
    La deuxième chose qui me semble importante de noter c’est la dimension ésotérique des voies religieuses que vous occultez totalement et par conséquent la chaîne de transmission entre un prophète et son représentant actuel: en quelque sorte le maître. Pour que cette voie mystique soit authentique il faut que le maître soit capable de montrer ou de prouver la non interruption de cette chaîne qui le relie directement au prophète puisque ce dernier est le réceptacle vertical de la Connaissance. A partir de là qui est capable de remettre en question ou de réformer ce qui a été instauré par l'”Inconnaissable”, d’où le sens absolu de Tradition. Car elle est ce qui nous relie par le maître vivant qui possède les secrets de sa chaîne jusqu’à un prophète et au delà vers Dieu. Le véritable mysticisme n’est pas l’acquisition et l’accumulation de connaissances mentales, intellectuelles, voire culturelle, mais bien la connaissance d’un amour immodéré, la voie mystique est une voie cardiaque, elle ne peut être autre chose.
    Aujourd’hui aucune voie ne peut se dire authentique si elle ne se rattache pas au préalable à une tradition exotérique (en soit une religion véritable); car comment un noyau (le coeur ésotérique) ne peut être altéré, séché, putréfié si il n’est pas protégé de sa chair et ensuite accroché fermement à une branche, elle même tenu au tronc d’un arbre, lui même contenu dans la graine, elle même noyée dans la terre, dans l’absolu? je vous pose la question.
    Il semblerait que le cas contraire soit la déviation à la Tradition véritable.
    Aujourd’hui il est difficile d’y voir clair entre source traditionnelle et traditionalisme, ce dernier étant le début de la contre initiation.
    Car enlever la dimension divine des textes sacrés qui eux sont encore là, restent une source permanente d’inspiration, de connexion, c’est traiter la prophétie d’imposture.
    J’ai vu ailleurs dans l’ontologie Rose Croix que vous disiez que les religions sûrement disparaitraient un jour ou se fondraient en une seule; peut être.
    Ici je ne veux pas parler de l’extrémisme religieux qui est réel d’ailleurs mais qui sert allègrement d’alibi à toutes sortes d’invectives politiques et autres.
    Plutôt replongeons nous dans les textes sacrés avec le coeur ouvert et lorsque quelque chose nous gêne acceptons que cela nous gêne, c’est peut être que nous ne sommes pas prêts. La dimension ésotérique du texte nous force quoiqu’il arrive à l’humilité.
    Au delà de tout cela, et je ne suis pas là pour donner des leçons ou faire un cours, mais la religion qui signifie “relier” était, jusqu’à la fin du Moyen âge en occident, au centre de la société puisqu’il s’agit du sacré autour duquel la société tournait. Lorsque le sacré a été déplacé (la fin des Templiers en est un des signes), on peut dire sans attaquer personne que les chose ont commencé à “dégringoler” vers le matérialisme et le consumérisme dans lequel nous sommes noyés aujourd’hui.
    Il est vraiment intéressant de voir que toutes les civilisations ont été des civilisations traditionnelles, où justement le sacré était au centre de la vie communautaire (indiens d’Amérique, celtes, Egypte antique, Perse zoroastrienne….).
    Cependant chacune a eu son mode de manifestation, nous ce fut par les Livres ou le Livre.
    Aujourd’hui toutes ces civilisations traditionnelles ont disparu, sans exceptions, mais Le Livre est encore là, c’est sans doute qu’une force supra humaine en a décidé ainsi. Mais la confusion règne et elle n’est pas prête de s’arrêter, il semblerait. Le sacré avec ses rites authentiques sont relégués au second plan, complètement marginalisés.
    Il y aurait tellement à dire…

    Pardonnez mon intervention si elle heurte certains. et merci pour cet espace d’échange qui nous est offert.
    Merci

  10. Nono31

    Les livres sacrés à mon avis n’ont rien de sacré, mais plutôt une empreinte de mémoire ,permettant à chaque génération de comparer un état de pensée par rapport à leur présent et d’apprécier la richesse ou la pauvreté d’un temps oublié.

  11. Anne-Marie K

    Par ailleurs il me semble, que certaines vérités intemporelles se retrouvent effectivement dans tous les livres dits sacrés. Toutefois il est difficile de trouver cette essence divine car elle est généralement voilée et difficile à découvrir. Elles se révèlent à celui ou celle qui a l’esprit ouvert, tolérant, pacifiste et spirituel en harmonie avec son cœur rempli d’amour universel et bienveillant. Cordialement.

  12. Antoine Achard

    Les religions actuelles, quoique vétustes dans leurs formes, comportent en leur sein les blocs de constructions d’une religion nouvelle et universelle. Ces grandes lignes morales et spirituelles ont pour but de canaliser le comportement des hommes. Presque tous les dirigeants de ces religions, à différentes époques, se sont servi et se servent encore de ces dogmes pour contrôler les hommes, les empêchant souvent d’expérimenter la liberté par l’intermédiaire de la pensée divergeante. Ne pas faire de vagues dans cet océan de platitude dogmatique, ne pas faire de recherches sur les multiples facettes de l’Être, ne pas remettre en question l’autorité des gâteux de l’Esprit. Nietzsche, cet apôtre de la remise en question, nous a bien mis en garde lorsqu’il écrivait d’une façon imagée que “la vérité, c’est le mensonge” et qu’elle était changeante, suivant les nouvelles découvertes des hommes. La recherche scientifique elle, possède au moins une qualité, c’est celle justement de rechercher, d’interroger, d’investiguer. On sait que la Physique tente de poser l’équation résolvant une théorie du champs unifié; quand verrons-nous posé une équation résolvant une théorie du champs spirituel unifié ? Par une subtile alliance entre science et spiritualité, l’homme devrait rester ouvert aux idées nouvelles concernant le monde physique et le monde psychique. Il y a une similitude entre les opérations psychiques et les nouvelles applications de la technologie moderne. Peut-être verrons-nous émerger une nouvelle spiritualité scientifique ou une science spiritualiste. On dit que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Est-ce que ce qui est dans la psyché est comme ce qui est dans la physis ? Si les religions actuelles ne prennent pas en compte les faits scientifiquement prouvés et n’admettent pas humblement qu’elles ne détiennent pas la Vérité mais seulement une partie de celle-ci, les hommes la trouveront d’eux-mêmes, sans elles; ils en sont bien capables.

  13. Le Tigre

    En venant au monde, il faut traverser cette vie avec le plus de bonheur possible en agissant avec les talents dont nous disposons. Les règles de bonne conduite peuvent nous aider. Les religions en apportent quelques unes qu’on doit adapter à notre niveau de développement contemporain. il faut surtout développer “la spiritualité” et non la “religiosité” avec comme supports les vertus, les valeurs. Notre croyance dépend de nos expériences personnelles. L’imposer à l’autre devient une source de discorde, de conflits. Chacun choisit sa voie en fonction de sa sensibilité, de sa motivation à se perfectionner et à s’améliorer. Il peut en changer au cours de son parcours sur le chemin de l’évolution. L’essentiel c’est d’avoir une vie bien remplie dans le plus grand respect d’autrui, de la nature en général, en acquérant les principales vertus dont la tolérance, l’humilité, la fraternité, le partage, la compassion et autres.

  14. ANNE

    Les livres sacrés ont l’avantage d’être des textes très anciens qui sont lus très largement par tous depuis des temps et des temps. Des ressemblances entre eux, des analogies, des reprises prouvent que l’humanité suit son parcours en cohérence avec une Intention divine, une Intelligence divine, une Volonté divine.
    De même qu’à l’époque de leur transcription, de l’écriture de l’inspiration, le lecteur doit encore maintenant interpréter, choisir, commenter les passages avec lesquels il se sent en attirance et en concordance.
    Chaque texte recrée à chaque lecture les liens entre les lecteurs. Les actions qui en découlent restent de la responsabilité du lecteur, du groupe de lecteurs, du lecteur et de ceux qui l’écoutent. Leurs choix prévalent.
    Des textes sacrés s’écrivent à chaque époque. Il s’en écrira encore à l’avenir.

  15. Lermite

    La lecture de ce texte m’a rendu bien triste. J’ai ressenti le besoin de relire le ‘’sermon sur la montagne’’. Après avoir lu un texte d’une telle beauté, comment une personne peut-elle avoir envie de dominer son voisin ? Comment peut-elle éprouver de la haine envers celui qui a des croyances différentes des siennes ? Comment peut-elle avoir tant d’attrait envers le pouvoir temporel ? Comment les dirigeants religieux en sont-ils venus à étouffer la spiritualité chez leurs fidèles au profit des dogmes et des croyances ?
    Pourtant, tous les jours il nous est donné de sentir que l’ouverture aux autres nous fait plus de bien que la suspicion, que l’amitié nous fait plus de bien que l’affrontement, que le rire nous fait plus de bien que la colère, que l’amour nous fait voir le bien en nous et que le bien nous fait du bien…
    Les personnes souffrant d’intégrisme doivent être bien malheureuses et pourraient trouver réconfort en relisant certains passages du livre sacré de leur religion, car s’il est vrai que plusieurs passages sont aujourd’hui désuets, certains sont et demeureront de grandes sources d’inspiration pour longtemps encore.

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