A propos de la conscience

Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

La plupart des scientifiques considèrent que la conscience humaine est une faculté qui doit son existence au cerveau. Par extension, ils font de la pensée un produit de l’activité cérébrale, qu’ils assimilent aux ondes qui apparaissent sur un électro-encéphalogramme, à savoir les ondes delta, thêta, alpha et bêta. Certes, on ne peut nier que nos différents processus mentaux, tels que le raisonnement, la mémoire, l’imagination, etc., sont générés par le cerveau. Cela veut-il dire pour autant que cet organe est le siège exclusif de la conscience ? D’un point de vue rosicrucien, la réponse à cette question est «non». Il est uniquement le centre de sa phase objective et mortelle.

Comme vous le savez certainement, il est prouvé que des personnes qui étaient en état de coma dépassé et dont l’électro-encéphalogramme était plat, sont « revenues à elles » au terme de plusieurs mois, voire de plusieurs années, et ont été capables de dire ce qui s’était passé durant tout ce temps. Cela prouve que l’être humain possède des facultés de perception et d’intellection qui transcendent son activité purement cérébrale. Si tel est le cas, c’est parce que la conscience n’est pas un produit exclusif du cerveau, mais un attribut de l’âme. En tant que telle, elle est une énergie spirituelle qui peut « voir », « entendre » et « penser » indépendamment de nos sens objectifs.

Une autre erreur à ne pas commettre au sujet de la conscience est de croire qu’elle est l’apanage de l’homme. En réalité, elle est présente, sous une forme ou sous une autre, en tout être vivant. Ainsi, tous les animaux sont conscients, et par conséquent sensibles. Naturellement, ils le sont d’autant plus qu’ils sont évolués. Un chien, par exemple, l’est infiniment plus qu’un ver de terre, au point qu’on dit souvent de lui «qu’il ne lui manque que la parole». Mais les végétaux possèdent également une conscience qui leur est propre. On sait par exemple que certaines plantes « communiquent » entre elles ; que d’autres sont sensibles à la voix humaine, à la musique, etc. Pourtant, elles n’ont ni cerveau ni système nerveux.

Si vous admettez que la conscience est un attribut de l’âme et que les animaux comme les végétaux sont conscients, même à un degré primitif, faut-il en déduire pour autant que les uns comme les autres ont une âme ? En fait, tous les êtres vivants ont en commun d’être imprégnés par l’Ame universelle et l’attribut qui lui est propre : la Conscience universelle. C’est précisément pour cette raison que tous sont doués de conscience. Ajoutons que plus ils sont évolués, plus l’Ame universelle est individualisée en eux. L’homme, naturellement, possède une âme individuelle et dispose d’une conscience très élaborée. Outre le fait qu’il est conscient de lui-même, des autres et de son environnement, il a la capacité de prendre conscience de sa nature et de son origine divines. Tel est précisément le but de sa présence sur Terre.

Une dernière remarque : si la conscience est un attribut de l’âme, l’intelligence, au sens courant du terme, est une fonction du cerveau  et concerne l’intellect, le mental. Elle n’est donc pas nécessairement un critère d’évolution spirituelle. C’est ainsi que certaines personnes sont très instruites et cultivées, mais manquent considérablement d’humanisme, sans parler de celles qui ne manifestent aucun intérêt pour la spiritualité. À l’inverse, d’autres manquent d’instruction et de culture, mais possèdent une grande maturité intérieure et font preuve au quotidien de cette forme d’intelligence si chère aux Rose-Croix : l’intelligence du cœur.

                         Serge Toussaint
Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+