Les trois cycles de création de l’univers
Les astrophysiciens estiment que l’univers est apparu il y a environ 13,8 milliards d’années, suite à une “explosion” cosmique à laquelle on a donné le nom de « Big Bang » (certains parlent d’« inflation » ou d’« expansion » cosmique). À l’instant “t0”, il se réduisait à un prodigieux centre d’énergie ayant la dimension d’un atome. Puis en quelques secondes, des particules élémentaires fusionnèrent pour donner naissance aux tout premiers noyaux d’atomes d’hydrogène, d’hélium et de lithium. Et c’est à partir de cette trinité que se formèrent par la suite les milliards de galaxies, de soleils et de planètes que compte aujourd’hui l’univers. D’après les scientifiques, ce processus cosmique se fit en trois grandes ères qu’ils nomment « rayonnement », « matière » et « énergie noire », et qu’ils assimilent à « trois cycles de création ».
Les cycles dans notre système solaire
S’il nous est impossible de concevoir ce que furent les trois cycles de création de l’univers, nous pouvons nous faire une bonne idée des cycles qui opèrent dans notre système solaire : la Terre tourne sur elle-même en 24 heures, d’où l’alternance du jour et de la nuit, et fait le tour du Soleil en 365,26 jours, d’où la succession des saisons : printemps, été, automne et hiver. Le Soleil lui-même est soumis à un cycle de 11 ans à l’issue duquel il connaît un pic d’activité dû à l’inversion de ses pôles magnétiques. Ajoutons que toutes les planètes de notre système solaire tournent également sur elles-mêmes avec des durées variables, de même qu’autour du Soleil. À titre d’exemple, Neptune, qui en est la plus éloignée, tourne sur elle-même en 16 heures 6 minutes, et autour du Soleil en 165 ans.
Les cycles de la nature
Pour les raisons expliquées précédemment, la nature est régie par des cycles. Outre l’alternance du jour et de la nuit, outre la succession des saisons, on peut citer également le cycle des marées (pleine et basse mer), qui dure environ 12 heures 25 minutes ; celui de la lune (d’une nouvelle lune à l’autre), qui dure environ 29,5 jours ; ceux qui régissent la reproduction, la fécondation, la gestation, l’alimentation, etc., des espèces végétales et animales ; auxquels s’ajoutent les cycles qui opèrent dans le monde minéral, notamment ceux du carbone, de l’azote, du phosphore et de l’eau. Assurément, la nature, depuis le règne minéral jusqu’au règne animal, se maintient en activité à travers une multitude de phénomènes, de processus et de systèmes cycliques plus ou moins complexes, étant entendu que tous œuvrent en parfaite harmonie.
L’être humain est lui aussi soumis à des cycles
Qu’en est-il de l’être humain ? Lui aussi est soumis à des cycles, le plus évident étant l’alternance du jour et de la nuit, à laquelle il est dans l’obligation de s’adapter. De même, il doit s’alimenter de façon régulière. Son corps obéit également à des activités cycliques, telles que la respiration et la circulation sanguine, laquelle se fait au rythme des battements du cœur. Il est prouvé également que toutes nos cellules et tous nos organes se renouvellent entièrement tous les sept ans. Notre vie elle-même est rythmée par quatre grands cycles : l’enfance, la jeunesse, l’âge adulte et la vieillesse. Ces différents cycles s’appliquent à tous les êtres humains, indépendamment de leur “race”, de leur nationalité, de leur culture et de tout autre élément apparemment distinctif. En cela, on peut dire qu’ils sont non seulement naturels, mais également universels.
Les cycles de l’âme
D’un point de vue mystique, il existe aussi un cycle particulier auquel nous sommes soumis : celui des incarnations successives. Au regard de l’ontologie rosicrucienne, tout être humain possède une âme qui est destinée à atteindre l’état de sagesse. Étant donné qu’un tel but est inaccessible en une seule vie, elle doit se réincarner autant de fois que nécessaire. Cela veut dire que notre existence alterne entre des périodes où nous vivons sur Terre et d’autres où nous résidons dans le monde spirituel. Dans le Bouddhisme, cette alternance est désignée sous le nom de « samsara », terme sanscrit qui désigne les « cycles de renaissances successives ». Le seul moyen d’y mettre fin est d’atteindre le « Nirvana », c’est-à-dire l’état de sagesse évoqué précédemment. Quiconque a réalisé cet état n’est plus dans l’obligation de se réincarner et demeure en tant qu’âme à l’état pur dans le monde spirituel.





