Franz-Anton Mesmer, “père” de l’hypnose
Tout d’abord, il me semble utile de rappeler que le mot « hypnose » est issu du mot grec « hupnos », qui signifie « sommeil ». Il est un fait qu’une personne sous hypnose peut donner l’impression qu’elle dort, ce qui n’est pas le cas. On considère que c’est Franz-Anton Mesmer (1734-1815), médecin allemand, qui fut le premier à « officialiser » cette pratique, considérée à l’époque comme occulte. Il s’intéressait également au magnétisme « animal », qu’il utilisait pour soigner certains malades en complément de ses traitements. À son époque, nombre de ses confrères voyaient en lui un charlatan, et ce malgré les guérisons qu’il obtenait. Depuis, il a été réhabilité. Il faut noter également qu’il était spiritualiste, en ce sens qu’il était convaincu que tout être humain possède une âme et que la médecine devrait être holistique.
Sur quoi est fondée l’hypnose ?
La question qui se pose est de savoir sur quoi est fondée l’hypnose ? Bien que cette pratique conserve sa part de mystère, on admet généralement que le praticien exerce sur le sujet un pouvoir de suggestion. Pour être plus précis, il « endort » sa conscience objective et « pénètre » dans son subconscient. Il le fait le plus souvent en employant des mots et des formules qu’il dit sur un ton particulier et sous la forme d’affirmations qui s’apparentent à des injonctions. Lorsqu’il est en présence physique de la personne qu’il hypnotise, il la regarde dans les yeux avant de lui demander de les fermer et de suivre scrupuleusement ses instructions. Parfois, il utilise un objet qu’elle doit fixer du regard. Cette phrase d’ »endormissement » est toujours de courte durée : soit elle fonctionne, soit elle ne fonctionne pas, selon le degré de réceptivité du sujet. Une fois qu’il est endormi, la phase de suggestion peut commencer…
L’hypnose de spectacle
De nos jours, l’hypnose est pratiquée dans trois domaines : le spectacle, la médecine et la spiritualité. S’agissant du spectacle, il est établi que 90 % des personnes présentes dans la salle sont réceptives à l’hypnose, comme le sont 90 % de la population en général. Cela étant, il est impossible d’hypnotiser quelqu’un qui ne le veut pas. Et pour ceux et celles qui le veulent bien, il y en a néanmoins qui ne sont pas hypnotisables en raison de leur tempérament ou (et) de leur psychologie. D’une manière générale, les sujets les plus réceptifs sont ceux qui ont des dispositions à se détendre, à se relaxer, à s’intérioriser et à induire en eux des états de conscience modifiés, comme ceux que l’on expérimente lorsque l’on médite. Mais là aussi, aucun hypnotiseur ne peut contraindre quiconque à penser, dire ou faire quoi que ce soit qui s’oppose à ses convictions et à son éthique personnelle.
L’hypnose médicale
Pour ce qui est de l’usage de l’hypnose en médecine, il est désormais courant dans nombre d’hôpitaux et de cliniques. Elle est employée généralement pour détendre un malade avant une opération, l’aider à réduire son stress, gérer la douleur en complément de l’anesthésie, accompagner le réveil après son opération, accélérer sa guérison… En milieu hospitalier ou clinique, ceux et celles qui la pratiquent ont été formés dans ce but et ont les compétences requises. En revanche, il y a des hypnothérapeutes « indépendants » qui ne les ont pas et qui, parfois sans en avoir conscience, jouent les « apprentis sorciers » et mettent en danger la santé des personnes qui font appel à eux. Il faut donc être très prudent dans ce domaine et toujours s’assurer que le praticien est bien qualifié. Il en est de même de certains psychothérapeutes, qui n’ont pas les connaissances pratiques et théoriques voulues pour exercer.
L’hypnose spirituelle
En ce qui concerne l’hypnose spirituelle, elle est employée par certains « gourous » pour permettre à ceux et celles qui les sollicitent de conscientiser leur âme et d’avoir accès à leurs incarnations passées. L’Ordre de la Rose-Croix a toujours déconseillé à ses membres de recourir à ce genre de pratique, non seulement parce qu’elle n’est pas fiable, mais également parce qu’elle peut s’avérer dangereuse. En effet, il n’est pas anodin de sonder le subconscient de quelqu’un, et encore moins de le faire pour qu’il se rappelle ses vies antérieures. C’est ainsi que l’on peut ramener à sa conscience objective des souvenirs douloureux, voire traumatisants, avec tout ce que cela comporte de négatif pour son équilibre psychologique. Les Rose-Croix disposent d’une méthode qui leur est propre pour tenter de se rappeler leurs incarnations passées, notamment la précédente. Elle ne présente aucun danger, car elle ne fonctionne que si nous sommes prêts psychologiquement à comprendre et à assumer les souvenirs qu’elles font naître en nous.



